Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511932(TA38-2511932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 23 octobre 2025 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de délivrer une autorisation de port d'arme à M. C.... L'astreinte a été fixée à 1 100 euros pour onze jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, malgré l'exécution intervenue le 19 novembre 2025. Le juge a également condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code) et a donné acte du désistement de la demande d'augmentation de l'astreinte.
N° TA38-2512584(TA38-2512584)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de France travail refusant l'inscription rétroactive de M. A... sur la liste des demandeurs d'emploi. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant bénéficiant déjà de l'aide au retour à l'emploi et n'établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également considéré qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2512728(TA38-2512728)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... comme manifestement mal fondée. Le juge estime que la demande d'annulation du rejet du dossier MaPrimeRénov et l'injonction de statuer excèdent sa compétence en référé. Il relève que les moyens invoqués (violation des articles L. 100-3, L. 110-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration) ne caractérisent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Enfin, la condition d'urgence n'étant pas remplie et la requête ne relevant pas de la procédure de l'article L. 521-2, elle est rejetée sans instruction ni audience.
N° TA38-2510046(TA38-2510046)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 27 juin 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de statuer sur une demande de titre de séjour. L'astreinte, portée à 100 euros par jour, a été définitivement liquidée à 3 800 euros pour la période du 16 octobre au 23 novembre 2025, date à laquelle une carte de séjour pluriannuelle a finalement été délivrée à la requérante. La demande de porter l'astreinte à 150 euros a été rejetée comme devenue sans objet, et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La décision se fonde sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA38-2511693(TA38-2511693)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte de 500 euros prononcée le 16 juin 2025 à l'encontre de l'État pour défaut de logement de Mme A..., reconnue prioritaire. La préfète de la Haute-Savoie avait demandé cette liquidation, estimant avoir exécuté l'injonction après l'attribution d'un logement le 24 septembre 2025. Le tribunal a constaté un retard d'exécution et fixé l'astreinte définitive à 500 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2509703(TA38-2509703)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Rives à verser une provision de 3 029,81 euros à la société C-Logik. Cette somme correspond au paiement annuel dû au titre d'un contrat de fourniture et maintenance de progiciels, renouvelé pour la période 2025-2027 faute pour la commune d'avoir notifié son non-renouvellement dans le délai contractuel de préavis. La créance a été jugée non sérieusement contestable. En revanche, la demande d'indemnité forfaitaire de recouvrement, fondée sur le code de commerce, a été rejetée comme inapplicable au contrat administratif en cause.
N° TA38-2511688(TA38-2511688)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante nigériane mère d'un enfant français. La condition d'urgence a été présumée et les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été jugés propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire et un document de séjour sous astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2511672(TA38-2511672)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 16 octobre 2023, a constaté que M. A... avait été logé le 20 décembre 2024, soit après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé l’astreinte à 6 000 euros, condamnant l’État à verser cette somme au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2512702(TA38-2512702)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... C... qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir formé un recours au fond contre la décision contestée, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511678(TA38-2511678)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 3 février 2025 à l’encontre de l’État pour assurer le logement de M. B..., a constaté que l’intéressé avait signé un bail le 26 février 2025. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que l’injonction avait été exécutée avant l’expiration du délai imparti. Par conséquent, il a décidé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte.
N° TA38-2511671(TA38-2511671)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 11 août 2025 à l’encontre de l’État, a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider cette astreinte. L’administration avait enjoint à M. B... de lui assurer un logement avant le 30 septembre 2025 sous peine d’une astreinte de 500 euros par mois. Il a été constaté que l’intéressé s’est vu attribuer et a signé un bail pour un logement à Annecy le 9 septembre 2025, soit avant l’expiration du délai imparti. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2507319(TA38-2507319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté le moyen d'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français, estimant que la décision mentionnait les motifs de droit et de faits applicables. Il a également examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien de 1968.
N° TA38-2507237(TA38-2507237)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l’arrêté du 13 juin 2025 par lequel la préfète de l’Isère a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante algérienne née en France, et l’a obligée à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur l’article 19-3 du code civil, établissant que Mme B... est de nationalité française dès sa naissance, comme l’atteste un certificat de nationalité française. En conséquence, le tribunal estime que la requérante ne peut faire l’objet d’une mesure d’éloignement et annule l’arrêté sans examiner les autres moyens. L’État est condamné à verser 1 200 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
N° TA38-2510920(TA38-2510920)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d’alignement du maire de Portes-en-Valdaine. Le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la commune à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA38-2511668(TA38-2511668)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 décembre 2025, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 27 mai 2025 à l'encontre de l'État. Cette astreinte de 500 euros par mois avait été ordonnée pour contraindre la préfète de la Haute-Savoie à loger Mme B..., reconnue prioritaire. Constatant que le logement a été attribué le 25 août 2025, soit avec un mois de retard sur le délai imparti, le tribunal a fixé le montant dû à 500 euros. Cette somme est versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2203247(TA38-2203247)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 23 février 2022 par lequel la maire du Touvet s'était opposée à la déclaration préalable de M. B... pour la construction d'un mur de clôture. La juridiction a jugé que la commune avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet portait atteinte au caractère des lieux, alors que le mur projeté, plein et enduit d'une teinte unique de gris clair, était conforme aux prescriptions de l'article UA 11 du plan local d'urbanisme pour la rue du Magasin. Cette décision a été rendue sur le fondement des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et UA 11 du PLU.
N° TA38-2308381(TA38-2308381)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme A... contestant le permis de construire délivré par le maire d'Huez-en-Oisans à la société 38004 Huez Paganon pour une résidence de cinquante logements. Les requérants soulevaient plusieurs moyens, notamment l'absence de qualité du pétitionnaire, la méconnaissance des règles de mixité sociale et de hauteur, ainsi que l'illégalité du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant notamment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité du PLU était inopérant en application de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2308297(TA38-2308297)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Sogeprom Alpes Habitat visant à annuler un permis de construire délivré par le maire d’Huez-en-Oisans pour une résidence de cinquante logements. Le tribunal a rejeté l’exception d’illégalité du plan local d’urbanisme (PLU) soulevée par la requérante, en application de l’article L. 600-12-1 du code de l’urbanisme, au motif que l’annulation du PLU était fondée sur un motif étranger aux règles d’urbanisme applicables au projet. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés.
N° TA38-2507347(TA38-2507347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 7 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen personnalisé, jugeant l'arrêté suffisamment motivé. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à la vérification du droit au séjour conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2507166(TA38-2507166)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, jugeant que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office un autre fondement que celui sollicité (L. 435-4 du CESEDA). Il a estimé que le requérant ne remplissait pas la condition de résidence ininterrompue d'au moins trois ans exigée par l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.