Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511287(TA38-2511287)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme B... dans une structure d'hébergement adaptée, conformément à la décision de la commission de médiation du 24 juillet 2025. La requérante, reconnue prioritaire et devant être hébergée d'urgence, n'avait pas reçu de proposition d'hébergement. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA38-2506295(TA38-2506295)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. C..., ressortissant égyptien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal estime que le requérant n’apporte pas la preuve suffisante de sa contribution effective à l’entretien et à l’éducation de ses enfants, condition nécessaire au renouvellement. En conséquence, le refus ne méconnaît pas son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par la convention européenne des droits de l’homme. La décision est fondée sur les articles L. 432-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2403269(TA38-2403269)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Fillinges à la SCCV Bellevue pour deux bâtiments de 40 logements. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles d’urbanisme et l’illégalité du classement des parcelles en zone constructible. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le permis respectait les dispositions du code de l’urbanisme et du code de l’environnement, et que l’exception d’illégalité du plan local d’urbanisme n’était pas fondée. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2202774(TA38-2202774)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de MM. D... contestant l'arrêté du maire du Bourget-du-Lac du 21 décembre 2021 s'opposant à leur déclaration préalable de travaux pour division parcellaire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation régulière et que le projet méconnaissait l'article 4.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de Grand Lac, en raison de l'insuffisance de la voie d'accès pour les engins de secours. Les conclusions à fin d'injonction et les demandes de frais des requérants ont été rejetées, et ces derniers ont été condamnés à verser 1 200 euros à la commune.
N° TA38-2409140(TA38-2409140)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du certificat de résidence algérien de 10 ans de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la préfète de l'Isère avait commis une erreur de droit en refusant le renouvellement, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit un renouvellement automatique sans restriction, sauf menace pour l'ordre public, ce qui n'était pas invoqué. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA38-2501624(TA38-2501624)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le retrait de sa subvention "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le requérant soutenait que les travaux étaient achevés et que la procédure de retrait était irrégulière, notamment pour défaut de contradictoire. Le tribunal a jugé que le motif de retrait, fondé sur l'absence d'achèvement des travaux à la date de la demande de paiement, était légal. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du principe de sécurité juridique et du droit au recours effectif, en application du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2510041(TA38-2510041)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le juge constate son incompétence territoriale, le litige relevant de la police des étrangers et le requérant résidant à Saint-Étienne, dans le ressort du tribunal administratif de Clermont-Ferrand. La décision applique les articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204009(TA38-2204009)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation d’un certificat d’urbanisme négatif délivré par le maire de Saint-Julien-Montdenis pour un projet de maison individuelle. Le tribunal a écarté l’exception d’illégalité du plan local d’urbanisme (PLU) soulevée par le requérant, estimant que le classement du terrain en zone AUoc2 et l’orientation d’aménagement « Bourguignon » étaient cohérents avec le projet d’aménagement et de développement durable (PADD). La solution retenue s’appuie sur l’article L. 123-1 du code de l’urbanisme, applicable à la date d’approbation du PLU.
N° TA38-2512180(TA38-2512180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant comorien, d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfète ayant exigé à tort des justificatifs de contribution des deux parents, alors que l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne l'impose que lorsque le demandeur n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution du refus implicite et enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2508422(TA38-2508422)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A... épouse C..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien (articles 6-2°, 7 bis et 6-5), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2512416(TA38-2512416)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi pour demander la liquidation d'une astreinte de 100 euros par jour de retard prononcée le 3 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui devait fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile de Mme C... sous trois jours. Le juge a constaté que l'injonction avait été exécutée et a donc décidé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la liquidation de l'astreinte. Cette décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2408923(TA38-2408923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D..., ressortissante macédonienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, considérant que la délivrance de récépissés n’empêchait pas la naissance d’une décision implicite de rejet. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais l’analyse des moyens soulevés par la requérante est en cours d’examen au regard des textes applicables.
N° TA38-2511422(TA38-2511422)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution des décisions implicites par lesquelles la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien et une attestation de prolongation d'instruction à M. C..., ressortissant algérien marié à une Française et père d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction de la demande, plaçant l'intéressé et sa famille dans une situation de précarité financière et d'insécurité. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des refus, notamment au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2511905(TA38-2511905)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), en l'absence de production de mémoire en défense par la préfecture. La solution retenue est un désistement d'action partiel, avec maintien des conclusions accessoires.
N° TA38-2512588(TA38-2512588)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 septembre 2025 de l’institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier Alpes Léman refusant à Mme B... un deuxième redoublement de sa première année. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n’a pas produit la copie de sa requête au fond, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, la demande a été considérée comme manifestement mal fondée, Mme B... n’ayant soulevé aucun moyen de droit à l’encontre de la décision contestée.
N° TA38-2512577(TA38-2512577)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension présentée par M. A.... Le requérant contestait la résiliation d'un marché informatique et divers actes pris par la maire de Collonges-sous-Salève, invoquant notamment l'incompétence de l'autorité signataire. Le juge des référés oppose une irrecevabilité, constatant que M. A... n'a pas produit, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, la copie de sa requête en annulation, requête indispensable pour saisir le juge de la suspension. Par ailleurs, le juge rappelle que la contestation de la validité d'un contrat administratif par un tiers relève du recours de pleine juridiction devant le juge du contrat, et non du référé suspension sur le fondement de l'excès de pouvoir.
N° TA38-2406187(TA38-2406187)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a ordonné l'expulsion de M. A... de la voûte n°13 du viaduc d'Estressin, dépendance du domaine public ferroviaire de SNCF Réseau, qu'il occupe sans droit ni titre depuis le 30 avril 2010. La solution retenue se fonde sur l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui prohibe toute occupation sans titre écrit, et écarte les moyens de défense tirés d'une tolérance administrative ou d'une atteinte à la vie privée. Le tribunal a également condamné M. A... à verser à SNCF Réseau une indemnité d'occupation de 2 081,59 euros pour la période du 1er septembre 2024 au 31 août 2025, ainsi qu'une indemnité mensuelle de 202,17 euros jusqu'à libération complète des lieux.
N° TA38-2511769(TA38-2511769)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante nigériane et mère d'un enfant français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 433-4 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A. et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2511760(TA38-2511760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la Sasu Eko Fenêtres contestant le rejet de sa candidature aux lots 1 à 4 d'un marché public de travaux d'entretien de menuiseries lancé par l'OPAC de la Savoie. La société requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 2142-7 du code de la commande publique, estimant que l'acheteur ne pouvait fonder son exclusion uniquement sur des manquements à des marchés antérieurs. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'OPAC de la Savoie pouvait légalement exclure un candidat sur le fondement de l'article L. 2141-7 du code de la commande publique en raison de défaillances avérées lors de précédentes exécutions de marchés. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de se substituer à l'acheteur public dans l'examen des candidatures et des offres.
N° TA38-2512141(TA38-2512141)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait dans le Rhône à la date de la décision attaquée, il a ordonné le renvoi du dossier au Tribunal Administratif de Lyon, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.