Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508804(TA38-2508804)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, un ressortissant guinéen, contestant la décision de l'OFII du 11 août 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation, car l'administration n'avait pas démontré que le requérant avait été mis en mesure de présenter ses observations préalables, comme l'exigent les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de l'OFII, avec injonction de rétablir les conditions matérielles d'accueil sous 48 heures.
N° TA38-2508806(TA38-2508806)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 août 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa vulnérabilité et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de sa vulnérabilité. Il a également considéré que les éléments relatifs à son passé de prostitution contrainte ne caractérisaient pas une erreur manifeste d'appréciation, la situation ayant cessé depuis 2021.
N° TA38-2509292(TA38-2509292)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait l'autorisation de porter un couvre-chef (casquette ou kippa) lors de sa Journée Défense et Citoyenneté. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait saisi la justice la veille de l'événement, se plaçant lui-même dans cette situation d'urgence. Cette saisine tardive ne permettait pas de respecter la procédure contradictoire et de statuer en temps utile. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
N° TA38-2506123(TA38-2506123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Savoie à l'encontre de M. C, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'incompétence, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue se fonde sur les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2508647(TA38-2508647)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Saint-Laurent-en-Royans visant à obtenir l'expulsion sous astreinte de M. B, commerçant ayant installé une terrasse sans titre sur le domaine public communal. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune n'ayant pas démontré de risque avéré pour la sécurité publique ou d'entrave significative à l'usage de la place, notamment en raison de l'existence d'autres terrasses et d'aménagements de voirie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA38-2509304(TA38-2509304)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 6 août 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 8 septembre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce délai, non susceptible de prorogation, n'avait pas été interrompu par la demande d'aide juridictionnelle. En conséquence, toutes les conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2508894(TA38-2508894)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. G C, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône du 20 août 2025 ordonnant sa remise aux autorités croates. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été respectée, les brochures ayant été remises en farsi, langue comprise par le requérant. Enfin, le tribunal a estimé que les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance des articles 24 et 17 du même règlement et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA38-2509237(TA38-2509237)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante angolaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que sa formation scolaire et son avenir professionnel étaient gravement compromis à une échéance aussi brève. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2508954(TA38-2508954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 25 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère imposait à M. A, ressortissant marocain né en France, une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux et personnels intenses en France et de l'absence d'attaches au Maroc. Par voie de conséquence, les décisions relatives au pays de destination et à l'interdiction de retour ont également été annulées.
N° TA38-2508993(TA38-2508993)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie lui interdisant le retour en France pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’absence de base légale, en relevant la régularité de la notification de l’obligation de quitter le territoire français sous-jacente. Il a estimé que l’interdiction de retour, fondée sur l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2509242(TA38-2509242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à faire respecter la notification de la MDPH prévoyant 12 heures hebdomadaires d'accompagnement individuel (AESH) pour son fils handicapé, en raison d'une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation. La requérante a finalement annulé sa demande le 8 septembre 2025, son fils ayant obtenu les 12 heures d'accompagnement individuel sollicitées. Le juge a donc constaté le désistement pur et simple de la requête et en a donné acte.
N° TA38-2509238(TA38-2509238)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A C, qui demandait à la préfète de l'Isère la délivrance d'un récépissé de titre de séjour avec autorisation de travail. Par une ordonnance du 8 septembre 2025, le juge des référés, appliquant l'article R. 222-1 du même code, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte. La solution retenue est donc le classement de l'affaire sans examen au fond.
N° TA38-2506988(TA38-2506988)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des ayants droit de M. B E, décédé le 31 janvier 2023 au Centre hospitalier Annecy-Genevois. La mesure vise à examiner les conditions de sa prise en charge post-opératoire, notamment les complications survenues après une endartériectomie. Le tribunal a rejeté les demandes tendant à imposer un pré-rapport ou la communication préalable du relevé des débours de la CPAM, ces éléments relevant de l'appréciation de l'expert.
N° TA38-2508923(TA38-2508923)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 19 août 2025. Cette ordonnance enjoignait à l'administration de délivrer à Mme C A une carte de résident et une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Considérant que ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau, le juge a modifié la mesure initiale en assortissant l'injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-4 et L. 911-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2508829(TA38-2508829)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 août 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que la prolongation était légalement fondée sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison du maintien irrégulier de l'intéressé. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA38-2509203(TA38-2509203)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour présentée par un ressortissant congolais, père d’un enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’un contrat de travail en cours ou de circonstances particulières liées à sa situation familiale, malgré la naissance de son enfant en 2016 et une demande de titre déposée seulement en 2024. L’ordonnance rappelle que l’urgence n’est présumée qu’en cas de refus de renouvellement ou de retrait d’un titre, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
N° TA38-2508866(TA38-2508866)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, pour constater l'inexécution d'une ordonnance du 5 août 2025 qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Après que la préfète a finalement délivré un récépissé de demande de séjour valable jusqu'au 4 mars 2026, M. B s'est désisté de ses conclusions aux fins d'exécution. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2506962(TA38-2506962)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à l'Agence nationale des titres sécurisés de statuer sur sa demande de certificat d'immatriculation pour un véhicule acheté en juillet 2024. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie et que le dossier était incomplet, conformément aux articles R. 322-1 et suivants du code de la route et à l'arrêté du 9 février 2009. La requête a été rejetée.
N° TA38-2509137(TA38-2509137)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au recteur d'assurer à son fils handicapé un accompagnement individuel de douze heures par semaine. Le juge a estimé que l'urgence particulière justifiant une intervention sous 48 heures n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer en quoi l'absence de cet accompagnement compromettait gravement et rapidement sa scolarité. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2508598(TA38-2508598)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A B, ressortissante colombienne. La condition d'urgence a été reconnue, car le défaut de délivrance de l'attestation de prolongation d'instruction avait entraîné son licenciement et la maintenait dans une situation précaire. Le juge a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.