Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509001(TA38-2509001)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C, ressortissant russe, d’une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a admis provisoirement M. C à l’aide juridictionnelle et a considéré que la condition d’urgence était présumée remplie, le refus de renouvellement d’un titre de séjour créant une situation d’urgence. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution du refus implicite et enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer la demande de M. C dans un délai de sept jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509371(TA38-2509371)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations pour suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral autorisant l'usage de caméras aéroportées dans la Drôme. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles, en raison d'un défaut de nécessité, de proportionnalité et d'adaptation de la mesure. Le juge a examiné la condition d'urgence, caractérisée par la mise en œuvre imminente de la mesure sur une longue durée, et a apprécié la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 242-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, considérant que la requête conservait son objet après l'abrogation de l'arrêté initial.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509253(TA38-2509253)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. M. B invoquait seulement l'impossibilité de finaliser son inscription en CAP carrosserie et l'impact psychologique, sans démontrer une urgence suffisante. La requête a donc été rejetée sans audience, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509040(TA38-2509040)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision refusant le renouvellement du contrat de professeur de M. B. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit, par une requête distincte, un recours en annulation contre la décision contestée, condition prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508908(TA38-2508908)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ne pouvant ni travailler ni subvenir aux besoins de sa compagne enceinte et de leur enfant, tous deux réfugiés. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfète n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour comme l'exige l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508552(TA38-2508552)

Référé suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) devant le Tribunal administratif de Grenoble. Le juge suspend le refus implicite de renouvellement de la carte de séjour « vie privée et familiale » de M. A, ressortissant gambien ancien mineur confié à l’aide sociale à l’enfance. La condition d’urgence est présumée pour un refus de renouvellement, et l’attestation de prolongation délivrée ne suffit pas à l’écarter. Un doute sérieux existe sur la légalité du refus au regard des articles L. 423-22 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation dans un délai d’un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508544(TA38-2508544)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler la carte de résident de Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508439(TA38-2508439)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté de cessibilité du 12 juin 2025 et de la déclaration d’utilité publique du 12 janvier 2022, présentée par Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les atteintes alléguées au droit de propriété et à l’environnement ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires et les demandes d’astreinte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2508237(TA38-2508237)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 27 juin 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution de ses injonctions. La préfète avait été sommée de délivrer un titre de séjour provisoire et de réexaminer la demande de carte de résident de M. A, mais elle n'a exécuté ces obligations qu'avec un retard de 54 et 32 jours respectivement. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a modéré l'astreinte à 8 000 euros, tout en rejetant la demande d'augmentation de son taux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2508708(TA38-2508708)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Market Place d’une demande de suspension d’un arrêté municipal réglementant les horaires des commerces de nuit vendant de l’alcool à emporter. La société s’est désistée de ses conclusions à fin de suspension après le retrait de l’arrêté contesté par la commune. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné la commune de Gaillard à verser 800 euros à la société au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407684(TA38-2407684)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques de l’Isère le 11 décembre 2023. Par un mémoire du 11 juillet 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 septembre 2025.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2507890(TA38-2507890)

Expulsion d'un hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) à Cluses, ordonnée par le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble. La préfète de la Haute-Savoie demandait l'expulsion de Mme A, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis décembre 2022, qui se maintenait indûment dans les lieux malgré une mise en demeure. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, constatant l'urgence et l'utilité de la mesure pour libérer une place destinée à de nouveaux demandeurs d'asile. La solution retenue applique les articles L. 552-2, L. 551-12, R. 552-11 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2508987(TA38-2508987)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 21 août 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait fixé la Suisse comme pays de renvoi pour exécuter l'interdiction judiciaire du territoire français frappant M. B, ressortissant palestinien. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur de droit, car les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettent de désigner un pays de renvoi autre que celui de la nationalité de l'étranger qu'avec son accord ou sur la base d'un accord de réadmission, conditions non remplies en l'espèce. La circonstance que M. B faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen exécuté par les autorités judiciaires suisses était sans incidence sur cette illégalité.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2507956(TA38-2507956)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation pour un logement de type T4. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à l'intéressée, le tribunal a enjoint à l'administration de procéder à son relogement avant le 31 octobre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505704(TA38-2505704)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour défaut d'hébergement d'urgence d'une famille. Constatant que l'hébergement n'a été proposé que le 17 juin 2025, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 600 euros pour la période du 5 au 17 juin, au taux initial de 50 euros par jour, rejetant la demande de majoration à 200 euros. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État est également condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508655(TA38-2508655)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme A. La requérante sollicitait un changement de statut pour raisons de santé, et non le renouvellement de son précédent titre, ce qui exclut la présomption d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'intéressée bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction et que son état de santé, bien que nécessitant un traitement, n'était pas suffisamment documenté pour caractériser une urgence particulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 425-9 et L. 422-9.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2508309(TA38-2508309)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme E du logement qu'ils occupent dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) à Faverges. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le droit au maintien dans les lieux ayant pris fin suite au rejet définitif de leur demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. Le juge a considéré que la demande de la préfète de la Haute-Savoie ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présentait un caractère d'urgence et d'utilité, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile. Un délai de huit jours a été accordé aux occupants pour quitter volontairement les lieux avant le recours à la force publique.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2404362(TA38-2404362)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le paiement de salaires impayés et de dommages-intérêts par le rectorat de l'académie de Grenoble. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen ni d’aucune conclusion, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le président de la 3ème chambre a prononcé le rejet de la demande par ordonnance, sans inviter la requérante à la régulariser.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2400316(TA38-2400316)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B relative à l'exercice de sa profession d'agriculteur. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté que la requête ne comportait l'énoncé d'aucune conclusion ni d'aucun moyen. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande par ordonnance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508965(TA38-2508965)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C d’une demande d’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l’Isère de lui délivrer un récépissé avec droit au travail. Après que l’administration a finalement exécuté l’injonction en convoquant l’intéressé, M. C s’est désisté de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a admis provisoirement M. C à l’aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative et l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA