Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509420(TA38-2509420)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction, afin de pouvoir justifier de la régularité de son séjour et exercer une activité professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que le refus de renouvellement lui causait une situation d'urgence particulière, alors qu'elle avait déposé une demande de titre de séjour le 4 mars 2025 et que le délai d'instruction de quatre mois n'était pas expiré. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2509370(TA38-2509370)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de plusieurs associations visant à suspendre un arrêté préfectoral autorisant l'usage de caméras aéroportées dans la Drôme. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée, en raison d'un périmètre et d'une durée jugés disproportionnés. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie et que l'atteinte à une liberté fondamentale n'était pas démontrée, compte tenu des strictes limitations de la mesure (une seule caméra, plage horaire et périmètre définis) et du risque avéré d'affrontements justifiant la décision préfectorale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 242-5 et suivants du code de la sécurité intérieure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508857(TA38-2508857)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'avait pas introduit, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, une requête distincte en annulation contre cette même décision. En l'absence de cette requête au fond, la condition de recevabilité de la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2509398(TA38-2509398)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune des Avenières Veyrins-Thuellin sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert chargé d'examiner un immeuble situé sur le territoire communal afin de constater les désordres, d'évaluer l'existence d'un péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde. L'expert doit accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206553(TA38-2206553)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Rebecca d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Fillinges du 12 mai 2022 lui refusant un permis de construire. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 10 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509222(TA38-2509222)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A, détenu hospitalisé au centre hospitalier de Valence, qui dénonçait l'impossibilité de communiquer librement et confidentiellement avec son avocat par téléphone. Le juge a rappelé que les articles L. 313-2 et R. 322-12 du code pénitentiaire garantissent aux personnes détenues, y compris lors d'une hospitalisation, le droit de communiquer librement avec leur conseil. Constatant que l'administration hospitalière n'a pas justifié de restrictions nécessaires à la sécurité ou à l'état de santé du patient, et que l'absence de tout contact avec son avocat portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits de la défense et à sa liberté fondamentale de communiquer avec son avocat, le juge a ordonné au directeur du centre hospitalier de permettre à M. A de s'entretenir téléphoniquement avec son conseil de manière confidentielle, sous astreinte de 200 euros par heure de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2508041(TA38-2508041)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour modifier une précédente ordonnance du 18 avril 2025. La requérante soutenait que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour, la maintenant dans une situation précaire. Le tribunal a constaté que si un récépissé avait été délivré, le réexamen de la situation n'avait pas été effectué dans le délai imparti, constituant un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 900 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501877(TA38-2501877)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision préfectorale du 7 février 2025 clôturant sa demande de titre de séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’UE. La requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le tribunal a toutefois condamné l’État, en tant que partie perdante, à verser 800 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508685(TA38-2508685)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 12 juin 2025 qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation provisoire. Le juge a constaté que l'administration avait remis l'attestation le 26 août 2025 et engagé des diligences pour instruire le dossier, ce qui constitue un commencement d'exécution. En conséquence, il a supprimé l'astreinte pour la période antérieure au 5 septembre 2025 et rejeté la demande de liquidation provisoire ainsi que la majoration de l'astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2505124(TA38-2505124)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du département de la Drôme concernant les désordres affectant le collège Chalamel à Dieulefit, suite à des travaux d'extension et de restructuration réceptionnés en 2015. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a mis hors de cause la société SAPEC Rhône Alpes, dont l'intervention sur le chantier n'était pas établie, et a condamné le département à verser 1 500 euros à son assureur, AXA France IARD, au titre des frais de procès.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507050(TA38-2507050)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a retiré cet arrêté par un nouvel acte du 7 août 2025. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne néanmoins l’État à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2508984(TA38-2508984)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B visant à modifier les mesures ordonnées le 11 août 2025 et à liquider l'astreinte pour inexécution. La préfète de l'Isère a convoqué Mme B et lui a délivré un récépissé de titre de séjour valable jusqu'au 1er mars 2026, exécutant ainsi l'ordonnance initiale. En conséquence, le juge a constaté que la demande de modification des mesures était devenue sans objet et a refusé de liquider l'astreinte, malgré un retard d'exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508357(TA38-2508357)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour obtenir l'exécution forcée d'une précédente ordonnance du 25 juillet 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La préfète ayant finalement délivré le récépissé demandé, le juge a constaté que l'injonction était exécutée et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'astreinte. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2503857(TA38-2503857)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Armoy accordant un permis de construire. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 10 septembre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508531(TA38-2508531)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B pour demander la liquidation de l'astreinte prononcée le 25 avril 2025 contre la préfète de l'Isère, en raison d'un défaut de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté une inexécution de l'injonction pendant dix jours, mais a supprimé l'astreinte pour cette période en raison de sa brièveté et du contexte estival, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a rejeté la demande d'augmentation de l'astreinte, faute d'élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509020(TA38-2509020)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 août 2025 par lequel l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C A, un demandeur d'asile congolais. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car elle produisait des effets rétroactifs depuis le 1er juin 2025, en violation de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas démontré que M. C A s'était volontairement soustrait à ses obligations, ce qui méconnaissait l'article L. 551-16 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir l'allocation pour demandeur d'asile avec effet rétroactif au 1er juin 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206576(TA38-2206576)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Rebecca d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Contamine-sur-Arve lui refusant un permis de construire. La société requérante s’est ultérieurement désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2508852(TA38-2508852)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu les décisions du recteur de l’académie de Grenoble des 5 décembre 2024 et 27 mars 2025. Ces décisions refusaient de reconnaître comme imputables au service les accidents déclarés par une professeure des écoles les 5 juillet et 7 novembre 2024. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la requérante étant placée en congé maladie ordinaire et risquant de subir une perte de rémunération imminente. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions, au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et de l’article L. 822-21 du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508871(TA38-2508871)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B et l'obligeant à quitter le territoire. La condition d'urgence, nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'a pas été jugée caractérisée en raison du trouble grave à l'ordre public causé par les condamnations pénales et l'évasion de l'intéressé. Le juge a ainsi considéré que l'intérêt public lié à son éloignement primait sur sa situation personnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508632(TA38-2508632)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme A par le préfet de l'Isère. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'atteinte grave et immédiate portée aux intérêts de la requérante, notamment la perte de ses ressources et allocations familiales. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA