7 657 décisions disponibles — page 100/383
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme A, professeure des écoles, d’une requête en excès de pouvoir dirigée contre un courrier du recteur de la Guyane du 20 décembre 2022 l’informant de régularisations salariales rétroactives suite à son placement en disponibilité d’office. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de l’absence de caractère décisionnel du courrier, jugeant qu’il constituait une décision faisant grief. Il a également rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté, le courrier ne comportant pas la mention des voies et délais de recours, et a considéré que la requérante disposait d’un délai raisonnable d’un an pour agir.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A C d’un recours pour excès de pouvoir et d’une demande indemnitaire, contestant plusieurs arrêtés du maire de Kourou relatifs à sa carrière de fonctionnaire, notamment le refus de prendre en compte son ancienneté militaire pour son avancement d’échelon. Le tribunal a relevé d’office la tardiveté des conclusions à fin d’annulation dirigées contre les arrêtés de 2019, 2020 et 2022, ainsi que celle des conclusions indemnitaires, la réclamation préalable de 2022 ayant fait naître une décision implicite de rejet non contestée en temps utile. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A C comme irrecevables, sans examiner le fond du litige. Cette solution est fondée sur les principes de sécurité juridique et les délais de recours contentieux prévus par le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 septembre 2022 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. En défense, le préfet a produit une fiche établissant que M. B s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2028, abrogeant implicitement les décisions contestées. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. E, ressortissant haïtien, contestant le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Guyane le 12 juin 2023. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance ultérieure d'un récépissé ne privait pas d'objet le recours contre le refus initial. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté énonçait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas statué sur les autres moyens (violation de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA) dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A de deux requêtes (n°2301610 et 2301662) visant à contester les arrêtés du recteur de l'académie de la Guyane le plaçant en congé d'office de mai à juillet 2023, ainsi que l'avis du conseil médical et des demandes indemnitaires. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis du conseil médical, considéré comme un acte préparatoire non décisoire, et les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal, hors du champ de l'article L. 911-1 du même code. Sur le fond, les moyens soulevés par M. A (incompétence du signataire, vice de procédure et erreur d'appréciation) ont été écartés, confirmant la légalité des arrêtés de placement en congé d'office.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné les requêtes de M. A contestant les arrêtés du recteur de l'académie de la Guyane le plaçant en congé d'office de mai à juillet 2023, ainsi que l'avis du conseil médical et ses demandes indemnitaires et d'injonction. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis du conseil médical, considéré comme un acte préparatoire non décisoire, et les conclusions indemnitaires, faute de réclamation préalable conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, les moyens soulevés par M. A (incompétence du signataire, vice de procédure et erreur d'appréciation) ont été écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bissau-guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le directeur général de la sécurité, de la réglementation et des contrôles bénéficiant d'une délégation régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, l'interdiction de retour a été considérée comme légalement justifiée au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus oral de titre de séjour. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions, faute de décision administrative explicite ou implicite attaquable, le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois ayant fait naître une décision implicite de rejet. En l’absence de contestation de cette décision implicite dans les délais, la requête a été rejetée comme irrecevable. Cette solution s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi en plein contentieux par Mme A épouse D, a annulé l'arrêté du 31 juillet 2023 par lequel le préfet lui avait infligé une interdiction d'embarquer pour cinq jours dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. La juridiction a retenu deux motifs : d'une part, l'arrêté méconnaissait l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en raison de l'absence d'identification claire de son signataire, ce qui entachait également la décision d'incompétence. D'autre part, la mesure de police était disproportionnée et portait une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir, protégée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dès lors que les éléments retenus par le préfet (imprécision sur la réservation et faiblesse des revenus) étaient contredits par les pièces produites par la requérante.
Le Tribunal administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 27 avril 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, sans se prononcer sur le fond des moyens soulevés (violation de l'article 8 de la CEDH, de l'article L. 423-23 du CESEDA, etc.).
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. H, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la délivrance ultérieure d'une attestation de demandeur d'asile à M. H avait implicitement abrogé les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, rendant ces conclusions sans objet. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Guyane le 12 juin 2023. Le requérant sollicitait l’annulation de cet arrêté et demandait la délivrance d’un titre de séjour mention "étudiant" ou "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, en se fondant sur les arrêtés de délégation de signature régulièrement publiés. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du 23 juin 2023 du préfet de la Guyane lui refusant un titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une erreur de droit, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en se fondant sur les arrêtés de délégation de signature régulièrement publiés, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane (1ère chambre) concerne le recours en excès de pouvoir de M. A C, chef de la police municipale de Cayenne, contre son arrêté de suspension pour faute grave du 31 juillet au 30 novembre 2023. Le tribunal constate que la commune de Cayenne, bien que mise en demeure, n'a pas produit de mémoire et est donc réputée avoir acquiescé aux faits. Sur la forme, le juge déclare irrecevables les conclusions indemnitaires du requérant (3 000 € pour préjudice moral) en raison de l'absence de demande préalable liant le contentieux, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution sur le fond des conclusions à fin d'annulation de la suspension n'est pas tranchée dans cet extrait, le tribunal se limitant à écarter la demande indemnitaire.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 29 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 avril 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a produit une attestation de prolongation d’instruction puis une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, délivrées à l’intéressé. Le tribunal constate que ces titres de séjour rendent sans objet les conclusions en annulation et injonction, et prononce un non-lieu à statuer sur ces demandes. Les conclusions accessoires sont rejetées, l’affaire étant jugée sur le fondement des dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2023 du préfet de la Guyane lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 12 septembre 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé d'admettre au séjour M. A, ressortissant bissau-guinéen. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, le préfet n'ayant pas examiné si l'admission exceptionnelle au séjour se justifiait par des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 15 juin 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a implicitement abrogé ces décisions en délivrant à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction de titre de séjour. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et n’y a plus lieu de statuer, rejetant le surplus des demandes, notamment celles fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juin 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE), et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.