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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour en raison de l'absence de liens familiaux en France et de la nature de ses liens avec sa famille restée en Algérie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant béninois, contestant le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le tribunal a requalifié le litige en annulation de la décision explicite de rejet du 27 avril 2023, le préfet du Nord étant réputé avoir acquiescé aux faits faute de mémoire en défense. Statuant sur le fond, le tribunal a annulé cette décision au motif qu'elle méconnaît l'article 11 de la convention franco-béninoise, M. B justifiant de plus de trois ans de résidence régulière non interrompue. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 518,37 euros. Saisi en plein contentieux, le juge unique a examiné la demande au regard de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Si la bonne foi de la requérante a été reconnue, le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, faute de justifier de l’ensemble des ressources de son foyer. La décision confirme ainsi le refus de la caisse d’allocations familiales du Nord.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B contestant la décision du 10 mai 2023 du président du conseil départemental du Nord, qui maintenait la suspension de son droit au revenu de solidarité active (RSA) pour le mois d'avril 2023. La suspension avait été prononcée en raison de sa désinscription de la liste des demandeurs d'emploi, condition essentielle au versement du RSA en application des articles L. 262-28 et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la suspension pour le mois d'avril 2023 était justifiée, la régularisation de sa situation n'étant intervenue qu'à compter du 1er mai 2023.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. B d’une demande tendant à assurer l’exécution d’un précédent jugement du 29 mars 2023. Ce jugement enjoignait au maire d’Attiches de délivrer une déclaration de non-opposition, ce qu’il n’a pas fait. Constatant l’inexécution et l’absence de contestation de la commune, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour à son encontre, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. La commune dispose d’un délai de deux mois pour justifier de l’exécution de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en jugeant que la vie privée et familiale de l'intéressé, présent depuis moins de quatre ans et en couple récent, ne justifiait pas une protection particulière. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a estimé que, malgré son entrée en France à 16 ans et sa formation, M. A ne justifiait pas de liens personnels ou d'une insertion professionnelle d'une intensité suffisante, et qu'il pouvait se réinsérer en Guinée où résident ses parents. En conséquence, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention a été écarté et la requête rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille annule le titre de perception émis le 4 juillet 2022 par lequel l'État réclamait à M. C, major de police, le remboursement de 5 472,95 euros de rémunération perçue après le rétablissement rétroactif de sa pension de retraite. La décision retient que le titre de perception est irrégulier en raison d'une discordance entre le nom de l'ordonnateur mentionné sur le titre et le signataire de l'état récapitulatif des créances, en méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et 55 de la loi du 29 décembre 2010. Par voie de conséquence, la lettre de relance et la décision de rejet du recours gracieux sont également annulées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 8 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a notamment procédé à une substitution de base légale, fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière) plutôt que sur le 1° (absence de titre de séjour). La décision a été jugée suffisamment motivée et conforme aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux intenses en France et de la possibilité pour M. B de reconstituer sa vie familiale en Algérie.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A B pour contester un indu de prime d'activité et d'allocation de rentrée scolaire d'un montant total de 3 067,67 euros. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de l'indu d'allocation de rentrée scolaire, renvoyant ce litige au juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant l'indu de prime d'activité, le tribunal a constaté que la décision initiale du 23 février 2021 avait été remplacée par une décision du 19 mai 2022 prise après un recours préalable obligatoire, conformément aux articles L. 845-2 et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet des conclusions relatives à l'allocation de rentrée scolaire pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. et Mme E, propriétaires d'une maison située au Portel, qui se plaignaient de nuisances sonores et de troubles de jouissance causés par la salle de sports "Le Chaudron". Les requérants demandaient la condamnation de la commune du Portel ou, à titre subsidiaire, de la région Hauts-de-France, à réparer leurs préjudices, estimés à 28 800 euros pour le trouble de jouissance et 64 665,83 euros pour la perte de valeur vénale de leur bien. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée sur le fondement des dommages de travaux publics, la commune n'étant pas maître d'ouvrage de l'équipement, et que la carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police n'était pas établie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du département du Nord de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La juridiction a estimé que les éléments médicaux fournis par la requérante ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision de rejet du président du conseil départemental a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C A, détenu, d’un recours en excès de pouvoir visant à suspendre la décision du 20 mai 2025 instaurant un dispositif hygiaphone aux parloirs et celle du 30 mai 2025 prolongeant son isolement. Le requérant invoque notamment l’incompétence de l’auteur des actes, un défaut de motivation, une méconnaissance du principe du contradictoire et l’absence d’avis du médecin ou du juge d’application des peines, en se fondant sur les articles R. 213-25, R. 213-30, R. 231-35 et R. 341-13 du code pénitentiaire. Le tribunal a examiné la condition d’urgence et les moyens soulevés, mais la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauricien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la demande de M. A avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. En outre, la condition d'urgence n'était pas établie, le dernier récépissé de l'intéressé ayant expiré depuis plusieurs mois.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du 2 juin 2022 de la caisse d'allocations familiales du Nord qui n'avait accordé qu'une remise partielle (50 %) d'un indu de prime d'activité de 2 188,09 euros. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d'examiner la demande de remise gracieuse au regard des dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Constatant que la bonne foi de la requérante n'était pas en cause, il a estimé que sa situation de précarité financière ne justifiait pas une remise supplémentaire ou totale de la dette. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet du Nord de l’admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant la décision régulière. Il a jugé que le préfet n’avait pas méconnu les dispositions de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue confirme le refus de régularisation, sans faire droit aux demandes d’injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille rejette l'opposition formée par Mme C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais pour le recouvrement de 6 064,44 euros d’indu de prime d’activité, d’aide personnalisée au logement et d’aide COVID-19. La requérante invoquait uniquement sa situation financière difficile pour contester le paiement unique de la somme. Le juge estime ce moyen inopérant, car il est sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance, conformément aux articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a annulé les décisions implicites du préfet du Nord refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B et Mme A, ressortissants guinéens, en qualité de parents d’un enfant réfugié. La juridiction a fait droit à leur recours pour excès de pouvoir en retenant que le préfet avait méconnu les dispositions de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient la délivrance d’une carte de résident aux parents d’un enfant mineur réfugié. En l’absence de contestation du préfet, le tribunal a jugé que les requérants remplissaient les conditions légales et a annulé les refus implicites.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord lui retirant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, en se fondant sur ses condamnations pénales et ses liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ayant été écartés. Cette décision a été prise en application des articles L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux visant à contester une mise en demeure de payer un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 31 190,90 euros, ainsi qu’une contrainte de recouvrement. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la mise en demeure, estimant que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge judiciaire (juge de l’exécution), en application des articles L. 257 et L. 281 du livre des procédures fiscales. Les conclusions tendant à l’annulation de la contrainte du 1er juin 2023 ont été déclarées irrecevables car présentées tardivement dans un mémoire en réplique, après l’expiration du délai de recours contentieux. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour partie et irrecevable pour le surplus.