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**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudices subis à la suite d'une infection nosocomiale contractée lors d'une hospitalisation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Tourcoing est engagée pour faute en raison de l'infection nosocomiale et de la prise en charge inadaptée de cette infection, allongeant la durée des soins et nécessitant des reprises chirurgicales. Le tribunal devra procéder à la liquidation des préjudices indemnisables. **Textes appliqués** : L'article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité des établissements de santé) et l'article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice résultant d'une erreur de diagnostic et d'un retard de prise en charge médicale dans un établissement hospitalier public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Maubeuge est retenue pour faute, conformément à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une erreur de diagnostic ayant entraîné un retard dommageable dans la prise en charge d'une dissection aortique. Le tribunal devra déterminer le montant de l'indemnisation due au patient, l'hôpital ayant déjà consenti au principe de sa responsabilité et proposé une provision de 6 000 euros, tandis que le demandeur réclame 35 000 euros.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler l'homologation par la DREETS d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et le rejet d'une demande d'injonction administrative. Les requérants, dont le CSE et des syndicats, contestaient la régularité de la procédure de consultation et le contenu du PSE, mais le tribunal a estimé que l'autorité administrative avait correctement exercé son contrôle de légalité et de l'opportunité des mesures. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives aux licenciements économiques collectifs et au fonctionnement des institutions représentatives du personnel.
Le Tribunal Administratif de Lille donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme B..., qui contestait le rejet de sa demande de carte de mobilité inclusion. La juridiction constate que le désistement, formulé par mémoire, est pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y oppose. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à donner acte des désistements.
**Sujet principal** : Contestation de décisions relatives à des prestations pour enfant handicapé (AEEH, complément, PCH) et à des cartes mobilité inclusion. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier à l'ordre judiciaire. Il considère que les décisions de la CDAPH et celles du président du conseil départemental concernant les cartes mobilité inclusion relèvent du contentieux de la sécurité sociale, attribué aux tribunaux judiciaires. **Textes appliqués** : Articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, qui attribuent la compétence pour ce contentieux à l'ordre judiciaire.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant le refus d'orientation en ESAT, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant, invité à régulariser sa demande en motivant ses moyens, n'a pas répondu à cette injonction. La juridiction applique les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonance, rejette la requête de M. A... contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation restée sans effet. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme A... contestant le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion "stationnement". La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas exercé, dans le délai imparti, le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prévu par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Le magistrat a constaté que l'intéressé, initialement placé en rétention à Lille, avait été libéré et résidait à Amiens. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens, compétent en raison du lieu de résidence stable du requérant.
Sujet principal : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur effectuée pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée liée à une infraction au code de la route. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée, car le tribunal administratif s'estime manifestement incompétent. Il estime que la contestation d'un tel acte de poursuite, indissociable de la procédure pénale, relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste), article 707-1 du code de procédure pénale et décret du 22 décembre 1964 (régissant le recouvrement des amendes par les comptables publics).
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d'une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un compte rendu d'entretien professionnel, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif d'Amiens, considérant que ce dernier est territorialement compétent car l'agent est affecté dans le département de l'Oise. Cette décision d'irrecevabilité procédurale s'appuie sur les articles R. 351-3, R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester un indu de prime d’activité. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante, bien qu’invitée à régulariser, n’a produit ni la décision attaquée ni la pièce justifiant la date de son recours administratif préalable. Cette solution s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler un avis de la chambre régionale des comptes (CRC). La CRC avait estimé que des créances relatives à une dotation de solidarité communautaire n'avaient pas le caractère de dépense obligatoire au sens de l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a confirmé cet avis, considérant que l'émission d'un titre exécutoire définitif à l'encontre d'une personne publique ne suffisait pas, à elle seule, à caractériser l'exigibilité et le caractère obligatoire de la dépense pour permettre un mandatement d'office.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler le refus du préfet du Pas-de-Calais de procéder au mandatement d'office de titres exécutoires émis contre une autre intercommunalité. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de la chambre régionale des comptes, qui estimait que les dépenses litigieuses ne présentaient pas le caractère de dépenses obligatoires au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales. La décision considère que le préfet a correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour déterminer l'existence d'une dette certaine et liquide justifiant un mandatement d'office.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) pour contester la résiliation par la CABBALR d'une convention instituant une dotation de solidarité intercommunautaire. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de reprise des relations contractuelles, car une délibération ultérieure de la CABBALR avait supprimé la dotation et mis fin aux effets de la convention. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile d'une demande de référé-suspension et d'injonction concernant l'opposition du maire de Courrières à une déclaration préalable pour un pylône de téléphonie mobile. Le juge a suspendu l'exécution de la décision municipale, considérant l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant à l'application du règlement du PLU et des articles R. 423-22 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. L'urgence a été reconnue au titre de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, liée aux obligations de couverture du territoire.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en excès de pouvoir visant l'implicite retrait de l'allocation pour demandeur d'asile par l'OFII. Cette décision fait suite à la régularisation, par l'OFII, de la situation du requérant pour la période litigieuse, rendant la demande dépourvue d'objet. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, condamne néanmoins l'OFII à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
**Sujet principal** : Demande en référé pour l'obtention d'un titre de voyage par une bénéficiaire de la protection internationale, devenue sans objet. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement de la requérante concernant l'injonction, celle-ci ayant finalement obtenu son titre de voyage. Il l'admet provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision sur les conclusions relatives aux frais d'avocat (articles L. 761-1 du CJA et 37 de la loi de 1991) n'est pas rapportée dans l'extrait fourni. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire).
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, avait pour objet de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet, née du silence de l’administration après quatre mois conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. La requête a donc été jugée irrecevable, le requérant devant plutôt contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de la section syndicale FSU visant à suspendre la décision du maire de Waziers de changer son local syndical. Le juge a estimé que le simple déménagement vers un local moins central et moins agréable, même en cas de non-respect éventuel d'une convention, ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.