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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contestant trois arrêtés préfectoraux : le retrait de son certificat de résidence avec obligation de quitter le territoire et interdiction de retour de deux ans (14 juin 2023), puis deux assignations à résidence (27 novembre 2023 et 23 mai 2024). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet concernant la tardiveté de la requête contre le premier arrêté. Sur le fond, il a annulé l'arrêté du 14 juin 2023, estimant que le préfet n'avait pas suffisamment motivé le retrait du titre de séjour et avait commis une erreur d'appréciation sur l'absence d'intention matrimoniale de M. B. Par voie de conséquence, les arrêtés d'assignation à résidence des 27 novembre 2023 et 23 mai 2024 ont également été annulés. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour l'absence de délivrance d'un certificat de résidence algérien valable dix ans. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas avoir sollicité ce titre, de sorte qu'aucune faute du préfet du Nord ne pouvait être retenue. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes de frais de justice des deux parties. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.