Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2501588(TA87-2501588)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par le Centre national d’enseignement agricole par correspondance (CNEAC) d’une requête en annulation d’un arrêté du recteur de l’académie d’Orléans-Tours ordonnant sa fermeture pour un an. Le tribunal a constaté que cette requête était un doublon d’une autre requête identique déjà enregistrée sous un numéro différent. En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête n°2501588 du registre du greffe.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501594(TA87-2501594)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme irrecevable la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 31 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que le recours en excès de pouvoir, introduit le 14 août 2025, était manifestement tardif. Bien que la notification de l’arrêté ne comportait pas les mentions des voies et délais de recours, le requérant, ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 3 juillet 2025 lors d’un référé suspension, disposait d’un délai raisonnable d’un mois pour agir, conformément à l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue s’appuie sur le principe de sécurité juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501877(TA87-2501877)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 fixant l’Algérie comme pays de renvoi en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’acte. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas le droit à la vie privée et familiale de l’intéressé ni les stipulations des articles 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de risques personnels et actuels de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501883(TA87-2501883)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. C..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'une décision d'assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), et l'absence de prise en compte de son activité professionnelle dans un métier en tension. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure était régulière et que les restrictions étaient proportionnées. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501884(TA87-2501884)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C... contestant l'arrêté du 19 septembre 2025 du préfet de l'Indre lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le juge unique a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'irrégularité de la retenue, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de surveillance, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2501833(TA87-2501833)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 5 septembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) avait mis fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil de M. C..., demandeur d'asile irakien. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'Ofii de rétablir ces conditions matérielles d'accueil sous astreinte de 40 euros par jour de retard.

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DécisionPARTIEL

TA87-2501825(TA87-2501825)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, pour suspendre l'exécution de la décision de la préfète de la Creuse du 11 septembre 2025 retirant la mention l'autorisant à travailler sur son récépissé de titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence, un vice de procédure, la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée (suite à un jugement du 18 mars 2025), ainsi que des atteintes à sa vie privée et à son droit au travail. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501836(TA87-2501836)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... C... dirigée contre l'arrêté du préfet de l'Indre du 18 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la notification de la décision était régulière et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé, de l'absence de lien familial stable en France et de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de suspension.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401990(TA87-2401990)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 7 octobre 2024 par lequel la présidente du conseil départemental de la Creuse avait retiré l'agrément d'assistante familiale de Mme B.... Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car le délai minimal de quinze jours entre la convocation de l'intéressée devant la commission consultative paritaire départementale (CCPD) et la tenue de cette réunion, prévu à l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles, n'avait pas été respecté. Cette irrégularité a privé Mme B... d'une garantie substantielle, justifiant l'annulation de la décision de retrait.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2402038(TA87-2402038)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de première chambre, était saisi de deux requêtes de M. A..., agent révoqué par le ministre des armées. La première requête, fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, demandait l'exécution d'un précédent jugement du 12 décembre 2023 qui avait annulé une première révocation et ordonné sa réintégration. La seconde requête visait à l'annulation d'une nouvelle décision de révocation du 21 août 2024, prise après ce jugement. Le tribunal a rejeté la demande d'exécution, estimant que le ministre avait procédé à la réintégration juridique et à la reconstitution de carrière de M. A... pour la période d'éviction irrégulière. Il a également rejeté la demande d'annulation de la nouvelle révocation, considérant que celle-ci était une décision distincte, prise après une nouvelle procédure, et qu'elle ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400174(TA87-2400174)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C... contestant son exclusion temporaire de trois jours prononcée par la communauté de communes Porte Océane du Limousin. La juridiction a jugé que l'arrêté du 8 novembre 2023 était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que la procédure disciplinaire, fondée sur le code général de la fonction publique, avait respecté les droits de la défense, Mme C... ayant été informée des faits et ayant pu consulter son dossier. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, considérant que la sanction n'était pas disproportionnée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400201(TA87-2400201)

Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de Mme A... qui contestait le bien-fondé d’une saisie administrative à tiers détenteur émise par le centre hospitalier de Guéret pour recouvrer une créance de 25 358,57 euros. Le tribunal oppose l’autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 28 février 2023 ayant déjà statué sur le bien-fondé de cette même créance. La solution retenue est donc l’irrecevabilité de la requête, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400482(TA87-2400482)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B..., praticien contractuel, d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Haute-Corrèze au versement d’indemnités de précarité pour ses contrats à durée déterminée successifs. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par l’hôpital, en application de la loi du 31 décembre 1968, et a jugé que seuls les contrats échus après le 31 décembre 2018 pouvaient être pris en compte. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en considérant que M. B... avait refusé la proposition d’un contrat à durée indéterminée, ce qui, conformément à l’article L. 1243-10 du code du travail, exclut le versement de l’indemnité de fin de contrat.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400137(TA87-2400137)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde au versement d'une indemnité de précarité de 25 595,73 euros. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, jugeant la requête tardive. En application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois courait à compter de la naissance de la décision implicite de rejet de sa demande préalable, intervenue le 24 octobre 2023. La requête, enregistrée le 25 janvier 2024, était donc irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2302082(TA87-2302082)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme C..., assistante familiale, contestant la suspension de son agrément pour quatre mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, des vices de procédure, et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l'absence d'information de la commission consultative paritaire était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la suspension prononcée sur le fondement du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501282(TA87-2501282)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 27 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, notamment au regard de son état de santé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300021(TA87-2300021)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme D... d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l’année 2016, pour un montant total de 111 859 euros. Les requérants contestaient la régularité de la procédure en invoquant la prescription du droit de reprise de l’administration, faute d’acte interruptif avant le 31 décembre 2019, et la durée excessive de l’examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que la proposition de rectification, présentée à leur adresse le 20 décembre 2019, avait valablement interrompu la prescription en application des articles L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales. La solution retenue confirme ainsi la légalité des impositions supplémentaires mises en recouvrement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500426(TA87-2500426)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C..., agent de la fonction publique hospitalière, qui contestait sa mise à la retraite d'office pour limite d'âge prononcée par le directeur de l'Ehpad du Puy-Chat. Le tribunal a jugé que, l'agent ayant atteint l'âge de 62 ans (limite d'âge applicable à la catégorie active) le 31 mai 2024, l'administration était tenue de la placer d'office à la retraite à compter du 1er juin 2024, en application du décret n° 2003-1306 et de la loi n° 2010-1330. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du caractère rétroactif de la décision ont été écartés comme inopérants, le placement en congé de longue maladie ne faisant pas obstacle à cette obligation légale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2501272(TA87-2501272)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel le préfet de la Haute-Vienne obligeait M. C..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a considéré que la mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence continue en France depuis 2019 et de ses deux enfants français nés en 2023 et 2025. Le tribunal a également relevé que la menace à l'ordre public n'était pas suffisamment établie pour justifier l'éloignement. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501283(TA87-2501283)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA