Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501218(TA87-2501218)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante ougandaise, contestant l'arrêté préfectoral du 27 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu. Le tribunal a notamment estimé que la requérante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée par la CNDA, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-10 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2501271(TA87-2501271)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que cette décision méconnaissait les articles L. 542-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. A... n'avait pas formé de recours contre le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) dans le délai légal, ce qui avait mis fin à son droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 532-1 et L. 542-1 du CESEDA, ainsi que sur l'article 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400482(TA87-2400482)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B..., praticien contractuel, d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Haute-Corrèze au versement d’indemnités de précarité pour ses contrats à durée déterminée successifs. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par l’hôpital, en application de la loi du 31 décembre 1968, et a jugé que seuls les contrats échus après le 31 décembre 2018 pouvaient être pris en compte. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en considérant que M. B... avait refusé la proposition d’un contrat à durée indéterminée, ce qui, conformément à l’article L. 1243-10 du code du travail, exclut le versement de l’indemnité de fin de contrat.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400201(TA87-2400201)

Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de Mme A... qui contestait le bien-fondé d’une saisie administrative à tiers détenteur émise par le centre hospitalier de Guéret pour recouvrer une créance de 25 358,57 euros. Le tribunal oppose l’autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 28 février 2023 ayant déjà statué sur le bien-fondé de cette même créance. La solution retenue est donc l’irrecevabilité de la requête, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500426(TA87-2500426)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C..., agent de la fonction publique hospitalière, qui contestait sa mise à la retraite d'office pour limite d'âge prononcée par le directeur de l'Ehpad du Puy-Chat. Le tribunal a jugé que, l'agent ayant atteint l'âge de 62 ans (limite d'âge applicable à la catégorie active) le 31 mai 2024, l'administration était tenue de la placer d'office à la retraite à compter du 1er juin 2024, en application du décret n° 2003-1306 et de la loi n° 2010-1330. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du caractère rétroactif de la décision ont été écartés comme inopérants, le placement en congé de longue maladie ne faisant pas obstacle à cette obligation légale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501283(TA87-2501283)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501964(TA87-2501964)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Limoges, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A... et de son fils, ressortissants ukrainiens, qui sollicitaient la suspension de leur expulsion d'un logement hôtelier. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les circonstances invoquées (fin de prise en charge, absence de relogement) ne caractérisent pas, en l'absence de vulnérabilité particulière, une situation nécessitant une intervention sous 48 heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301194(TA87-2301194)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... contestant l'accusé de réception délivré par le préfet de l'Indre à M. B... pour des travaux d'entretien des biefs d'un moulin. Le requérant soutenait que M. B... s'était à tort déclaré propriétaire de parcelles dont il est usufruitier. Le tribunal a jugé que cette erreur était sans incidence sur la légalité de l'accusé de réception, dès lors que celui-ci réservait expressément les droits des tiers, conformément à l'article L. 214-6 du code de l'environnement. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut de notification à la commune, cette circonstance étant sans effet sur la légalité de la décision.

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OrdonnancePlein contentieuxRENVOYE

TA87-2402336(TA87-2402336)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a refusé de transmettre au Conseil d’État une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... concernant l’article L. 556-5 du code général de la fonction publique. Le requérant contestait une différence de traitement dans le calcul des droits à pension entre les agents ayant demandé une prolongation d’activité avant ou après leur limite d’âge, invoquant une rupture d’égalité et une atteinte au principe d’indivisibilité de l’administration. Le tribunal a jugé que ces situations distinctes justifient un traitement différencié et que la question ne présentait pas un caractère sérieux, en application de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2302058(TA87-2302058)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme A..., était amené à se prononcer sur la légalité d’un titre exécutoire émis par le syndicat mixte Evolis 23 pour le recouvrement d’une astreinte de 501,60 euros, en raison de l’absence de mise en conformité de leur installation d’assainissement non collectif. Le tribunal a d’abord écarté l’exception d’incompétence soulevée par le syndicat, jugeant que le contentieux relève de la juridiction administrative car l’astreinte est une contribution imposée dans l’intérêt de la salubrité publique, relevant de prérogatives de puissance publique. Sur le fond, le tribunal a pris acte du désistement de M. A..., qui a déclaré avoir réalisé les travaux de mise en conformité. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les conclusions de M. A..., tandis que le sort des conclusions de Mme A... n’est pas tranché dans l’extrait fourni. Les textes appliqués sont l’article L. 1331-8 du code de la santé publique, l’article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301813(TA87-2301813)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental de l’Indre de lui délivrer un agrément en vue de l’adoption. La décision, fondée sur les articles L. 225-2 et R. 225-4 du code de l’action sociale et des familles, retient que l’avis défavorable de la commission d’agrément, motivé par l’absence de prise de conscience de son histoire familiale et ses conséquences sur le projet parental, n’est pas entaché d’erreur d’appréciation. Le tribunal a ainsi estimé que les conditions d’accueil de l’intéressée ne correspondaient pas aux besoins et à l’intérêt d’un enfant adopté.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400010(TA87-2400010)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Exigen'tech d'une demande d'indemnisation pour deux préjudices distincts : la résiliation anticipée de son contrat de prestation de sauvegardes informatiques par l'office public de l'habitat 87 (Odhac 87), et le rejet de son offre pour l'attribution d'un nouveau marché similaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'Odhac 87, estimant que les deux litiges présentaient un lien suffisant. Sur le fond, il a examiné la légalité de la résiliation, qui était fondée sur un cas de force majeure, en application des articles L. 6 et L. 2195-2 du code de la commande publique. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la caractérisation de la force majeure.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400196(TA87-2400196)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande indemnitaire de Mme D..., agent contractuel de la commune de Limoges, qui contestait le non-renouvellement de son contrat et l'usage abusif de contrats à durée déterminée. La requérante invoquait une procédure irrégulière (absence de préavis et d'entretien préalable) et sollicitait 19 720,62 € de dommages et intérêts. Le tribunal a considéré que le recours à des CDD successifs n'était pas abusif au regard des dispositions du code général de la fonction publique, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée faute de dossier déposé.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401990(TA87-2401990)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 7 octobre 2024 par lequel la présidente du conseil départemental de la Creuse avait retiré l'agrément d'assistante familiale de Mme B.... Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car le délai minimal de quinze jours entre la convocation de l'intéressée devant la commission consultative paritaire départementale (CCPD) et la tenue de cette réunion, prévu à l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles, n'avait pas été respecté. Cette irrégularité a privé Mme B... d'une garantie substantielle, justifiant l'annulation de la décision de retrait.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401739(TA87-2401739)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 1ère chambre, était saisi par M. A... de deux requêtes : l’une (n° 2402038) demandant l’exécution du jugement n° 2101877 du 12 décembre 2023 annulant sa révocation, et l’autre (n° 2401739) contestant une nouvelle décision de révocation du 21 août 2024. Le tribunal a joint ces requêtes. Il a constaté que la nouvelle sanction du 21 août 2024 était entachée du même vice de procédure que celle annulée, en méconnaissance de l’autorité de la chose jugée. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 21 août 2024 et a enjoint au ministre des armées de réintégrer M. A... et de reconstituer sa carrière, sous astreinte, sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2402038(TA87-2402038)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de première chambre, était saisi de deux requêtes de M. A..., agent révoqué par le ministre des armées. La première requête, fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, demandait l'exécution d'un précédent jugement du 12 décembre 2023 qui avait annulé une première révocation et ordonné sa réintégration. La seconde requête visait à l'annulation d'une nouvelle décision de révocation du 21 août 2024, prise après ce jugement. Le tribunal a rejeté la demande d'exécution, estimant que le ministre avait procédé à la réintégration juridique et à la reconstitution de carrière de M. A... pour la période d'éviction irrégulière. Il a également rejeté la demande d'annulation de la nouvelle révocation, considérant que celle-ci était une décision distincte, prise après une nouvelle procédure, et qu'elle ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501276(TA87-2501276)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. C..., ressortissant togolais, d’une requête en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 15 avril 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d’abord rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en application des articles L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 43 du décret du 28 décembre 2020, au motif que la demande d’aide juridictionnelle avait interrompu le délai de recours. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais la solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402040(TA87-2402040)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, l’exécution d’un jugement du 30 mars 2023 annulant son éviction et ordonnant sa réintégration et la reconstitution de sa carrière. Le tribunal a estimé que l’administration avait exécuté le jugement, en se fondant sur un titre de pension du 5 août 2024 qui prenait en compte la période d’éviction illégale dans les droits à retraite de l’intéressée. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2501504(TA87-2501504)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'illégalité, privant ainsi de base légale les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA87-2501855(TA87-2501855)

Le Tribunal Administratif de Limoges a suspendu l’exécution de la décision du maire de Meymac de pavoiser l’hôtel de ville d’un drapeau palestinien, sur déféré du préfet de la Corrèze. Le juge a estimé que cette décision constituait une ingérence dans les affaires de l’État, méconnaissant le principe de neutralité des services publics, en l’absence de consigne gouvernementale. Il a enjoint à la commune de retirer le drapeau sous 24 heures, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 911-1 du code de justice administrative.

Résumé IA