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Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement pour faute grave de Mme G, agente contractuelle du département de la Haute-Vienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment critique au regard de ses charges et de ses droits à indemnisation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit ou erreur manifeste d'appréciation) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E, ressortissant moldave, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne le 4 juillet 2023. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de son état de santé, les éléments fournis par M. E ne remettaient pas en cause l'avis du collège de médecins de l'Ofii, selon lequel il pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Moldavie.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Brive-la-Gaillarde. Celle-ci demandait l'annulation du refus du préfet de la Corrèze d'abroger ou de modifier le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) autour du site de stockage de gaz de la société Butagaz. Le tribunal a jugé que le simple déclassement de l'installation du statut "Seveso seuil haut" à "Seveso seuil bas" ne rendait pas le PPRT caduc, car ce plan conserve son objet tant que l'installation reste soumise à la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et que le risque technologique n'a pas totalement disparu. Il a également estimé que le zonage et les prescriptions du PPRT n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation, et que le refus de modification était justifié par la persistance d'un risque résiduel nécessitant le maintien des mesures de protection. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 515-36 et suivants du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 24 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, le requérant ne justifiant d'aucune circonstance exceptionnelle pour un titre de séjour, et que son droit à une vie privée et familiale n'était pas méconnu au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'interdiction de retour d'un an a été confirmée, faute d'éléments justifiant une durée moindre. Enfin, le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour a été validé, la demande étant irrecevable en raison de l'obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A, un ancien chef de service obstétrique, contestant le refus du centre hospitalier de Haute-Corrèze d’annuler des titres de perception émis pour un montant de 8 280 euros, correspondant à l’occupation irrégulière d’un logement situé dans l’enceinte de l’hôpital entre septembre 2020 et février 2023. Le tribunal a reconnu sa compétence, le logement relevant du domaine public hospitalier, et a jugé que la requête était recevable en ce qu’elle contestait les avis de sommes à payer. Sur le fond, il a rejeté la demande, estimant que l’occupation sans titre après l’expiration du contrat initial rendait la redevance due, et que l’absence de clause de révision dans le bail initial n’empêchait pas l’hôpital de fixer une indemnité d’occupation. La décision s’appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques, notamment son article L. 2331-1.
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du préfet de la Corrèze du 13 février 2025 obligeant Mme D, ressortissante angolaise, à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait en affirmant que l'intéressée était "sans enfant sur le territoire français", alors qu'elle avait déclaré et justifié la présence de trois de ses enfants en France, dont l'un est de nationalité française. Cette erreur a entaché d'illégalité l'ensemble des décisions contestées, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'ordre de recouvrement d’un trop-perçu de bonus écologique de 6 000 euros formée par la société Forza Automobiles 53. Le juge a estimé que la requête était dépourvue d’objet, car le recours en annulation introduit par la société contre ce titre de perception a, en application de l’article L. 252 A du livre des procédures fiscales et de l’article 117 du décret du 7 novembre 2012, un effet suspensif sur le recouvrement de la créance. Dès lors, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas caractérisée, rendant la demande de suspension superfétatoire.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association Gestion centre hospitalier Eygurande. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du directeur départemental des finances publiques de la Corrèze rejetant sa réclamation, ainsi que le dégrèvement partiel de sa taxe d'habitation 2022 à hauteur de 22 243 euros. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet, celle-ci n'étant pas détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, il a considéré que l'association ne contestait pas que ses locaux étaient meublés, occupés à titre privatif et non soumis à la cotisation foncière des entreprises, conditions qui les rendaient imposables à la taxe d'habitation en application des articles 1407 et 1408 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Indre de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 435,20 euros. Le juge a examiné la demande au regard de l'article R. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Si la bonne foi de M. C n'était pas contestée, sa situation financière, caractérisée par un quotient familial de 1 183 euros, n'a pas été jugée suffisamment précaire pour justifier une remise totale ou partielle de la dette. La requête a donc été rejetée, le tribunal invitant toutefois M. C à solliciter un échéancier de remboursement.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Haute-Vienne de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a rappelé que ce litige relève du contentieux de pleine juridiction, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Sur le fond, il a estimé que les éléments fournis par M. A ne démontraient pas que son handicap réduisait sa capacité de déplacement à pied de manière importante et durable, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, au sens des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. A C, gendarme, qui sollicitait l'indemnisation d'un préjudice moral de 10 000 euros pour harcèlement moral. Le requérant invoquait des pressions, une mutation d'office et un refus de protection fonctionnelle. Le tribunal a examiné les faits au regard des dispositions du code de la défense et du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que les faits allégués ne constituaient pas un harcèlement moral.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B, un ancien professeur atteint d'un mésothéliome pleural reconnu comme maladie professionnelle, contestant le taux de 40% fixé pour sa rente viagère d'invalidité. Le requérant soutenait que ce taux était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, le barème indicatif du code des pensions prévoyant pour cette pathologie un taux de 70 à 99%. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le barème est indicatif et que l'administration n'a pas commis d'erreur en fixant le taux à 40% au vu des éléments médicaux, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise. La décision s'appuie sur les articles L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret n°68-756 du 13 août 1968.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la valeur locative de sa maison pour les taxes foncières de 2022 et 2023. La requérante soutenait une erreur sur le nombre de pièces (9 au lieu de 7), un coefficient d'entretien trop élevé (1,20) et une situation défavorable de son quartier. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale n'avait pas commis d'erreur sur le nombre de pièces, faute de preuve apportée par Mme A, et a jugé que les moyens relatifs au coefficient d'entretien et à la situation du bien n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande de dégrèvement complémentaire, sur la base des articles 324 L et suivants de l'annexe III au code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association Hestia, qui demandait le dégrèvement de taxes d'habitation pour ses CHRS. Le juge a écarté les moyens tirés des difficultés financières et de l'absence d'imposition antérieure, jugés inopérants. Il a rappelé que la taxe d'habitation est due pour tout local meublé affecté à l'habitation dont le contribuable a la disposition, et que l'exonération prévue à l'article 1414 du code général des impôts nécessite une déclaration préalable que l'association n'a pas fournie. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de remboursement.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, était saisi par Mme A d’un recours contre le rejet implicite de sa demande de remise de dette de prime d’activité (267,69 €) et contre une décision du président du conseil départemental de l’Indre n’accordant qu’une remise partielle (47,47 €) sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 262,47 €. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la prime d’activité, la CAF ayant accordé une remise totale postérieurement à l’introduction de la requête. Sur le surplus, concernant l’indu de RSA, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante n’apportait pas la preuve que son enfant ne résidait plus à son domicile depuis 2022, condition nécessaire pour contester le bien-fondé de l’indu au regard des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B D, gardien de la paix, contestant le refus du service des retraites de l'État de réévaluer son taux d'allocation temporaire d'invalidité (ATI) de 16 % à 31 % pour des séquelles auditives. Le requérant soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte l'état de santé postérieur à la consolidation de ses lésions. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, confirmant que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. C, gendarme, qui sollicitait l'indemnisation d'un préjudice moral de 10 000 euros pour harcèlement moral. Le requérant invoquait des pressions, une mutation d'office et un refus de protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que les faits allégués n'étaient pas constitutifs de harcèlement moral et que la mutation litigieuse relevait d'une mesure d'organisation du service, non d'une sanction déguisée. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la défense et du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ancien ingénieur de l'agriculture, qui contestait le refus du ministre chargé du budget d'annuler la décote appliquée à sa pension de retraite. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire des décisions attaquées disposant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a rappelé que les règles d'arrondi pour le calcul de la durée des services ne s'appliquent pas à la durée d'assurance totale, laquelle détermine l'application de la décote. En l'espèce, la durée d'assurance retenue de 166 trimestres et 77 jours étant inférieure au seuil de 167 trimestres requis, la décote de 1,25% était légalement justifiée, et les erreurs d'estimation antérieures alléguées par le requérant ne pouvaient remettre en cause cette liquidation régulière.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A pour contester le rejet de ses demandes de remise d’indu d’aide personnalisée au logement (APL) et de prestations familiales (allocation de soutien familial, allocations familiales, complément familial, allocation de rentrée scolaire). Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître des indus de prestations familiales, relevant du contentieux de la sécurité sociale, et a transmis cette partie du litige au pôle social du tribunal judiciaire de Brive-la-Gaillarde, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour l’indu d’APL, le tribunal a fait droit à la demande de remise partielle, accordant une réduction de 451 euros sur la dette de 901,87 euros, en raison de la situation de précarité de Mme A, conformément à l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale et à l’article L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ancienne principale de collège, qui contestait le nombre de trimestres retenus pour le calcul de sa pension de retraite. La requérante demandait le versement de sommes dues à compter du 1er septembre 2023, estimant que l'administration avait commis une erreur en retirant un trimestre pour l'année 1993. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article R. 26 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui limite à quatre le nombre de trimestres pris en compte par année civile, en procédant à un écrêtement pour les années 1993 et 1987 où Mme B cumulait des cotisations dans deux régimes. La solution retenue est le rejet de la requête comme non fondée.