Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2204269(TA69-2204269)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Les Rochettes et la SARL Flam d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de l’établissement public d’aménagement de Saint-Etienne (EPASE) à réparer des préjudices et à réaliser des travaux de soutènement, clôtures et accès. Par un mémoire du 19 juillet 2024, les requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 août 2024. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
N° TA69-2402805(TA69-2402805)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants algériens, contre les arrêtés du préfet de la Loire refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte excessive à leur vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402709(TA69-2402709)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de son absence d'intégration professionnelle notable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2303576(TA69-2303576)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire du 20 août 2024, M. B s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2402876(TA69-2402876)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait régulièrement consulté le collège de médecins de l'OFII et que l'avis médical, selon lequel le défaut de soins n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, n'était pas contredit par les éléments du requérant. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le moyen tiré de l'article 3 de cette même convention était inopérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402493(TA69-2402493)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 22 février 2024 par lequel le préfet de la Loire a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant arménien, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire, d'une fixation du pays de renvoi et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal retient un vice de procédure, le requérant n'ayant pas été convoqué devant la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette illégalité entraîne l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.
N° TA69-2402460(TA69-2402460)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 7 février 2024 par lequel le préfet de la Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait refuser le séjour au motif que l'intéressé ne produisait pas d'autorisation de travail, alors que son employeur avait saisi l'administration d'une telle demande. En s'abstenant d'instruire cette demande d'autorisation de travail, le préfet a méconnu les articles L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-17 du code du travail.
N° TA69-2402415(TA69-2402415)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant vietnamien, contestant un arrêté préfectoral du 12 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le refus de séjour était légalement fondé sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du refus préalable d'autorisation de travail pour le requérant. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA69-2402338(TA69-2402338)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté la requête de Mme D épouse B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 février 2024 refusant son titre de séjour en tant que conjointe de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur de fait, jugeant la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que la rupture de la communauté de vie avec son époux français, non justifiée par des violences conjugales établies, faisait légalement obstacle à la délivrance du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA69-2408293(TA69-2408293)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 18 août 2024 par lequel la préfète du Rhône l'avait assigné à résidence en vue de son éloignement. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de logement et de l'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée.
N° TA69-2306635(TA69-2306635)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Utrillo d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre du travail d’autoriser le licenciement de Mme B, confirmant la décision de l’inspecteur du travail. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire du 18 juin 2024, désistement accepté par la ministre. Par ordonnance du 30 août 2024, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA69-2406075(TA69-2406075)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son époux. La requête ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. En application de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser.
N° TA69-2406063(TA69-2406063)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur retirant quatre points de son permis de conduire, qu’il estimait tardive. En cours d’instance, le ministre a informé le tribunal que l’infraction avait été commise avec un véhicule ne nécessitant pas le permis de conduire, et que le solde de points du requérant avait été rétabli à douze points. Constatant que la décision attaquée avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408299(TA69-2408299)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, ressortissant congolais, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 13 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la Croatie était bien l'État membre responsable et que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques dans le traitement des demandes d'asile dans ce pays. La décision a été rendue sur le fondement du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2404835(TA69-2404835)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'un recours en excès de pouvoir par l'association Campus de Groisy contre une décision de la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes maintenant des sanctions financières pour défaut de justification de dépenses liées à l'apprentissage, s'est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Grenoble, dans le ressort duquel se trouve le siège de l'association, en Haute-Savoie. Par ordonnance, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA69-2404817(TA69-2404817)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait la décharge d’une imposition à la TVA. Le requérant n’avait pas indiqué son domicile dans sa requête, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, et ne s’était pas manifesté pour régulariser cette omission. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 6ème chambre a prononcé le rejet sans invitation préalable à régulariser.
N° TA69-2408229(TA69-2408229)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A et Mme C, ressortissants ivoiriens hébergés dans une HUDA, pour contester la décision du 6 août 2024 de l'OFII leur imposant de quitter immédiatement leur lieu d'hébergement suite à une altercation. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens soulevés (incompétence abandonnée, vice de procédure, défaut de base légale et erreur manifeste d'appréciation), a rejeté les demandes d'annulation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration, le juge estimant que la matérialité des faits était établie et que la procédure avait été régulière.
N° TA69-2408228(TA69-2408228)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 8 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de motivation insuffisante, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été fondée sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'ayant pas respecté une précédente obligation de quitter le territoire français.
N° TA69-2405445(TA69-2405445)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A C dans un centre d’hébergement d’urgence sous quinze jours. Cette décision fait suite à la reconnaissance par la commission de médiation du Rhône, le 31 janvier 2024, du caractère prioritaire de la demande d’hébergement du requérant, sans qu’aucune offre ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines prévu à l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a fondé sa solution sur le II de l’article L. 441-2-3-1 du même code, qui permet au juge d’ordonner l’accueil en cas de carence de l’administration.
N° TA69-2402569(TA69-2402569)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2023 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII était régulière. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'état de santé de la requérante pouvant être pris en charge dans son pays d'origine. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an ont été maintenues.