Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2408577(TA69-2408577)
Refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. La condition d'urgence n'est pas remplie faute de précisions sur sa situation personnelle et professionnelle et en l'absence de démonstration d'une demande préalable infructueuse auprès de l'administration.
N° TA69-2408613(TA69-2408613)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la compensation de ses notes de licence de psychologie ou, à titre subsidiaire, le remboursement de ses frais de réinscription. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner une telle compensation, car cela ferait obstacle à la décision d'ajournement prise par l'université. Par ailleurs, la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du même code a été jugée irrecevable, faute pour la requérante d'avoir présenté une requête au fond en annulation de la décision contestée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée et irrecevable.
N° TA69-2408618(TA69-2408618)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de M. C et Mme E, qui contestaient le refus d’affectation de leur fille au lycée Germaine Tillion de Sain-Bel pour raisons médicales. Le juge a estimé qu’aucun moyen soulevé ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de précisions et de pièces justificatives. De plus, la requête était irrecevable car non accompagnée de la copie de la requête en annulation, en violation de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408631(TA69-2408631)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge rappelle que si l'administration doit recevoir un étranger dans un délai raisonnable, la condition d'urgence n'est pas remplie en l'espèce, car Mme A se maintient en situation irrégulière depuis plusieurs années et n'a cherché à régulariser sa situation que tardivement, sans justifier de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408602(TA69-2408602)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant les décisions du 28 août 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de 18 mois. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, que l'autorité préfectorale avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 612-3, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2408357(TA69-2408357)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa situation de célibataire sans charge de famille, de sa détention pour des faits graves commis peu après son arrivée, et de ses attaches familiales en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur la convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA69-2407689(TA69-2407689)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de M. et Mme C, qui demandaient des injonctions pour modifier un projet de travaux publics (aménagement de la rue Caderat) afin de sécuriser l'accès à leur propriété. Le juge a estimé que les mesures sollicitées faisaient obstacle à l'exécution d'une décision administrative (délibération du conseil municipal) et qu'aucun péril grave n'était démontré, l'aménagement prévoyant une zone de rencontre avec des espaces dédiés aux piétons. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles sans entraver l'exécution d'une décision administrative.
N° TA69-2408592(TA69-2408592)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant les décisions du préfet du Puy-de-Dôme du 27 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant un retour pendant trois ans. Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées, que l'autorité préfectorale avait procédé à un examen particulier de sa situation et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant n'étaient pas fondés, compte tenu de ses condamnations pénales et de l'absence de preuve d'une contribution effective à l'entretien de son enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-3 et L. 612-6, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2408310(TA69-2408310)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que la formation en CAP de réparation de carrosserie suivie par le requérant ne constituait pas une circonstance nouvelle faisant obstacle à son éloignement, et que l'obligation de pointage était justifiée par la nécessité d'obtenir un laissez-passer consulaire. La décision s'appuie sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).
N° TA69-2407249(TA69-2407249)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) par lequel M. B demandait à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, l'administration a finalement délivré le document sollicité, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2407474(TA69-2407474)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant accordé à M. B un titre de séjour d'un an postérieurement à l'introduction de la requête. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 c) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA69-2408585(TA69-2408585)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malgache. Celle-ci demandait une injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour justifier de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier avoir déposé une demande de titre de séjour, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2401529(TA69-2401529)
Refus de délivrance d’un titre de voyage pour réfugié. Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, réfugié burundais, qui demandait une injonction sous astreinte. Le juge estime que l’urgence n’est pas établie, faute d’éléments probants sur l’hospitalisation du père ou l’exercice professionnel outre-mer. La condition d’urgence n’étant pas remplie, la demande est rejetée, ainsi que les frais de justice.
N° TA69-2408201(TA69-2408201)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant les décisions du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de lien stable avec ses enfants en France. Les autres décisions, étant légales par voie de conséquence, ont également été validées.
N° TA69-2403101(TA69-2403101)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la CAF du Rhône de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 1 211,96 euros. La requérante invoquait uniquement sa bonne foi, sans fournir de justificatifs sur sa situation financière ou sa précarité, comme l’exige l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Malgré une invitation à régulariser sa requête via un formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative, Mme A n’a pas produit les éléments nécessaires. En conséquence, le tribunal a jugé que ses moyens étaient inopérants ou insuffisamment précis, et a rejeté la demande sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404602(TA69-2404602)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte professionnelle de chauffeur VTC. Le tribunal a constaté que le requérant avait été condamné pour conduite malgré une suspension de permis, ce qui, en application de l’article R. 3120-8 du code des transports, interdit légalement l’exercice de cette profession. La préfète se trouvant en situation de compétence liée, les arguments personnels et familiaux de M. A ont été jugés inopérants. La requête a été rejetée comme manifestement infondée et irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2306635(TA69-2306635)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Utrillo d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre du travail d’autoriser le licenciement de Mme B, confirmant la décision de l’inspecteur du travail. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire du 18 juin 2024, désistement accepté par la ministre. Par ordonnance du 30 août 2024, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA69-2402833(TA69-2402833)
Requête de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté du 8 mars 2024 de la préfète de l'Ain lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec interdiction de retour de sept ans. Le Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre) rejette la requête comme irrecevable, car elle tend aux mêmes fins et par les mêmes moyens qu'une précédente requête déjà jugée par un jugement du 4 avril 2024. La solution retenue est le rejet pour autorité de la chose jugée, sans examen au fond.
N° TA69-2403990(TA69-2403990)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision d'Enedis relative à la prise en charge financière du déplacement et de la remise en état de supports électriques. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve du dépôt de sa réclamation, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2402415(TA69-2402415)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant vietnamien, contestant un arrêté préfectoral du 12 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le refus de séjour était légalement fondé sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du refus préalable d'autorisation de travail pour le requérant. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont également été rejetées.