Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2306710(TA69-2306710)
Indu de revenu de solidarité active (RSA) – Tribunal Administratif de Lyon – Non-lieu à statuer – Code de l'action sociale et des familles. Le tribunal constate que le département a accordé à Mme A une remise gracieuse de sa dette de RSA de 590,33 euros, et que la somme a été reversée. La requête est devenue sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment au titre des frais de justice, sont rejetées.
N° TA69-2408692(TA69-2408692)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé liberté de M. C, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour ou de transférer son dossier. Le juge a constaté que le litige, relatif à l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Versailles, lieu de résidence du requérant, et non de celle de Lyon. En application des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans transmission à la juridiction compétente.
N° TA69-2408700(TA69-2408700)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, des mesures pour faire cesser l'inégal accès au service public d'accueil des étrangers et la délivrance d'un titre de séjour. Le juge des référés estime que les mesures sollicitées concernant l'organisation de la préfecture ne relèvent pas de son office et que la demande de délivrance d'un titre de séjour, qui n'est pas une mesure conservatoire, échappe à sa compétence. En conséquence, la requête est rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA69-2408709(TA69-2408709)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de Bourg-Argental sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant une passerelle privée menaçant ruine et présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a désigné un expert pour examiner l'édifice, dresser un constat de son état, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision, prise en référé, vise à permettre à la commune de prendre un éventuel arrêté de mise en péril après le dépôt du rapport d'expertise.
N° TA69-2403382(TA69-2403382)
Le Tribunal administratif de Lyon a ordonné une expertise à la demande de la commune d'Anse, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes et conséquences des infiltrations affectant la toiture de la salle des sports Jeanne Trouillet, réhabilitée en 2016. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, évaluer les responsabilités des intervenants (maîtrise d'œuvre et entreprise de couverture), chiffrer les travaux de réparation et les préjudices subis. La juridiction a rejeté les conclusions de la société Agence 2BR visant à ce qu'il lui soit donné acte de ses réserves, une telle demande étant irrecevable devant le juge administratif.
N° TA69-2407945(TA69-2407945)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à Mme B dans un délai de quinze jours pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence, présumée en cas de renouvellement, après que son précédent rendez-vous a été annulé et qu'elle attendait depuis neuf mois. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2406659(TA69-2406659)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la CAF de la Loire pour un indu de prime d'activité de 451,21 euros. L'opposition, envoyée par lettre simple le 3 juillet 2024, était tardive car la contrainte avait été notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception le 30 octobre 2023, soit plus de huit mois auparavant. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, qui imposent un délai de quinze jours pour former opposition.
N° TA69-2404352(TA69-2404352)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant les décisions de France Travail (ex-Pôle emploi) lui accordant une réduction partielle de ses dettes pour indus d'allocations. Le juge a considéré que les moyens soulevés par le requérant, contestant le bien-fondé des indus, étaient inopérants car le litige portait uniquement sur l'appréciation de sa bonne foi et de sa situation de précarité. Malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas fourni les précisions nécessaires pour étayer son recours. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA69-2408265(TA69-2408265)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. B, contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation d’accès à une formation en sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a accordé l’autorisation sollicitée, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408344(TA69-2408344)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme C, ressortissante congolaise, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. L'OFII avait motivé son refus par le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que la requête, bien que sommaire, pouvait être régularisée par des moyens nouveaux présentés à l'audience. Sur le fond, le juge a annulé la décision de l'OFII, considérant que l'état de santé de Mme C, qui l'empêchait de retourner en Grèce, constituait un motif légitime justifiant le retard dans sa demande d'asile. Cette décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant la directive 2013/33/UE.
N° TA69-2408356(TA69-2408356)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions du 15 août 2024 par lesquelles la préfète du Rhône obligeait M. B, ressortissant camerounais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la préfète n’avait pas procédé à un examen réel et particulier de la situation personnelle de l’intéressé, notamment en ce qui concerne sa vie familiale et la contestation sérieuse des faits de violences allégués. Cette annulation est fondée sur la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et sur une erreur manifeste d’appréciation. Les décisions contestées ont été annulées par voie de conséquence.
N° TA69-2407539(TA69-2407539)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction de révocation infligée à un agent par le président de la métropole de Lyon. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la discrimination, au manquement à l'impartialité ou à l'irrégularité de la procédure disciplinaire, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA69-2404584(TA69-2404584)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait une sanction pour fausse déclaration infligée par France Travail (ex-Pôle emploi). La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe. Le tribunal s’est fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.
N° TA69-2407031(TA69-2407031)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer M. A, ressortissant nigérian, à un rendez-vous sous quinze jours pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence constatée, M. A attendant un rendez-vous depuis près de deux ans malgré des relances, et justifiant d'une promesse d'embauche pour subvenir aux besoins de sa famille. Le tribunal a rejeté la demande d'astreinte et celle tendant à enjoindre la délivrance d'un récépissé, cette dernière étant subordonnée au caractère complet du dossier.
N° TA69-2408585(TA69-2408585)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malgache. Celle-ci demandait une injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour justifier de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier avoir déposé une demande de titre de séjour, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2407249(TA69-2407249)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) par lequel M. B demandait à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, l'administration a finalement délivré le document sollicité, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2407332(TA69-2407332)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet la demande d'injonction de fixation d'un rendez-vous. Le juge a toutefois rejeté la demande d'injonction d'enregistrement et de délivrance d'un récépissé, estimant qu'elle était prématurée avant le dépôt effectif du dossier. L'État a été condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2407209(TA69-2407209)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, des mesures urgentes pour régulariser sa situation administrative. La requête, envoyée par courriel ordinaire et non via le téléservice "Télérecours citoyens", n'a pas été régularisée malgré une invitation en ce sens. Le juge des référés a constaté l'irrecevabilité de la demande en application de l'article L. 522-3 du même code, faute de respect des modalités de saisine prévues aux articles R. 414-6 et R. 431-4.
N° TA69-2407356(TA69-2407356)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, la préfète du Rhône ayant convoqué le requérant, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la fixation du rendez-vous. Pour le surplus, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, cette délivrance étant subordonnée à la vérification préalable du caractère complet du dossier.
N° TA69-2408310(TA69-2408310)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que la formation en CAP de réparation de carrosserie suivie par le requérant ne constituait pas une circonstance nouvelle faisant obstacle à son éloignement, et que l'obligation de pointage était justifiée par la nécessité d'obtenir un laissez-passer consulaire. La décision s'appuie sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).