Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2404515(TA69-2404515)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 13 septembre 2023, au plus tard le 1er octobre 2024. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code précité.
N° TA69-2408778(TA69-2408778)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B D, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 29 août 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les décisions étaient légalement fondées au regard des articles L. 423-23, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des mesures d'éloignement, en raison de la menace pour l'ordre public et de l'absence de garanties de représentation.
N° TA69-2408792(TA69-2408792)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant sierra-léonais, qui contestait le refus d’entrée en France au titre de l’asile pris par le ministre de l’intérieur le 3 septembre 2024. Le tribunal a jugé que la demande d’asile était manifestement infondée, en application de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que les craintes de persécutions invoquées par le requérant n’étaient pas crédibles. Il a également écarté les moyens tirés de l’irrégularité de l’entretien avec l’OFPRA, du défaut de confidentialité, et de la méconnaissance du principe de non-refoulement. En conséquence, le tribunal a refusé d’annuler la décision et n’a pas fait droit aux demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA69-2408879(TA69-2408879)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Lyon présentant un risque d'effondrement. La décision ordonne une expertise visant à constater l'état du bâtiment, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport sous quinze jours, et la Métropole pourra ensuite, si nécessaire, prendre un arrêté de mise en sécurité.
N° TA69-2408810(TA69-2408810)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Boucherie B visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 ordonnant la fermeture immédiate de son établissement pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence caractérisée n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré que la fermeture menacerait à court terme sa pérennité, malgré ses difficultés financières et l'emploi de salariés en situation irrégulière. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408818(TA69-2408818)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS MBDC visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 ordonnant la fermeture administrative immédiate de son établissement pour un mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la société n'ayant pas démontré que cette mesure menaçait à court terme sa pérennité économique. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408850(TA69-2408850)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfecture du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail, au motif que l'absence de délivrance d'un nouveau récépissé après l'expiration du précédent portait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances concrètes rendant nécessaire une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2208755(TA69-2208755)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Rhône de la déclarer prioritaire et urgente au titre du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas signé son recours, comme l'exige l'article R. 431-4 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a donc prononcé le rejet sans examen au fond.
N° TA69-2302057(TA69-2302057)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme J E et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du maire de Jonage du 10 janvier 2023 ne s'opposant pas à une déclaration préalable de division foncière. Les requérants n'ont pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir notifié leur recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs prévu à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette omission a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405444(TA69-2405444)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son hébergement d'urgence avant le 1er octobre 2024. Le requérant avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 26 mars 2023, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines. Pour contraindre l'administration à exécuter cette décision, le tribunal a assorti son injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er octobre 2024.
N° TA69-2407686(TA69-2407686)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active et d'aide au logement de 4 525,97 euros notifié le 22 janvier 2021 par la CAF de l'Ain. Le juge a estimé que le délai raisonnable d'un an pour exercer un recours, applicable même en l'absence d'information sur les voies et délais, était expiré, M. B ayant eu connaissance de la décision plus de deux ans avant d'introduire l'instance. Les démarches entreprises après le décès de son avocat en 2022 n'ont pas permis de régulariser la situation dans un délai acceptable. La décision est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405440(TA69-2405440)
Recours contre un refus de carte mobilité inclusion (stationnement). Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2406280(TA69-2406280)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La juridiction a constaté que M. A n'avait pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit la décision prise sur ce recours ou l'accusé de réception de son dépôt. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA69-2406276(TA69-2406276)
Litige relatif au refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Loire. Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent, car l’article L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles attribue ce contentieux au tribunal judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête de M. A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA69-2406253(TA69-2406253)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation pour obtenir son relogement, suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 5 décembre 2023 le reconnaissant comme prioritaire. Constatant qu’aucune offre de logement n’avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. B au plus tard le 1er octobre 2024. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2406250(TA69-2406250)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 6 septembre 2024, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 19 septembre 2023, au plus tard le 1er octobre 2024. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2408262(TA69-2408262)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus de l'université Lumière Lyon 2 de l’admettre en première année de master de psychologie. La requérante invoquait l’urgence et plusieurs moyens, notamment l’incompétence de l’auteur de la décision, l’absence de publication régulière des capacités d’accueil, et la méconnaissance de l’article L. 612-6 du code de l’éducation. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition posée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2408543(TA69-2408543)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir le déblocage de sa situation informatique sur la plateforme ANEF afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète du Rhône ayant convoqué l’intéressé le 9 septembre 2024 pour l’enregistrement de sa demande, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. En revanche, la demande d’autorisation provisoire de séjour avec droit au travail a été rejetée comme prématurée, et les frais de justice n’ont pas été accordés.
N° TA69-2407453(TA69-2407453)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A et M. D contestant les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la métropole de Lyon refusant l'attribution d'une prestation de compensation du handicap (PCH) et un parcours de scolarisation pour leur enfant mineur. Le juge a estimé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA69-2404645(TA69-2404645)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Soucieu-en-Jarrest du 10 avril 2024, qui s’opposait à sa déclaration préalable pour l’installation de panneaux solaires. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance, ce dont la commune a pris acte. Par ordonnance du 6 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au droit de l’urbanisme ou aux textes applicables n’a été tranchée.