Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2110223(TA69-2110223)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant comorien, qui contestait le refus implicite de titre de séjour, substitué par une décision explicite du préfet du Rhône du 3 juillet 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant la décision suffisamment circonstanciée. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son entrée irrégulière, de son absence d'insertion professionnelle et de la possibilité de retourner aux Comores.
N° TA69-2402390(TA69-2402390)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus était justifié par l'absence de progression académique significative après cinq années d'études en France, sans obtention de diplôme, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue valide la légalité de l'arrêté attaqué, en s'appuyant sur les stipulations conventionnelles et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2201079(TA69-2201079)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A contre le retrait de la subvention "MaPrimeRénov" de 12 514,90 euros par l'Agence nationale de l'habitat. Le tribunal a joint deux requêtes, la décision expresse du 19 avril 2022 s'étant substituée à la décision implicite initiale. Il a rejeté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, la décision attaquée ne se fondant pas sur ce motif. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la substitution de motifs demandée par l'administration. Les textes appliqués incluent le code de la construction et de l'habitation et les décrets relatifs à la prime de transition énergétique.
N° TA69-2406812(TA69-2406812)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 19 mars 2024, a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète du Rhône pour défaut de communication d’un rendez-vous en vue du dépôt d’une demande de titre de séjour. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’astreinte court à l’expiration d’un délai de 8 jours suivant la notification du jugement, jusqu’à l’exécution complète de l’ordonnance initiale.
N° TA69-2408590(TA69-2408590)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 21 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante soutenait notamment que l'entretien individuel n'avait pas été mené par une personne qualifiée et que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation et que les conditions de l'entretien individuel étaient conformes au droit national. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA69-2402412(TA69-2402412)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 février 2024 refusant son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression et de résultats probants dans son cursus universitaire, malgré une inscription récente dans une nouvelle formation. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie.
N° TA69-2408669(TA69-2408669)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, ainsi que son assignation à résidence du 26 août 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une intégration professionnelle ou familiale suffisante en France. En l'absence d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, les exceptions d'illégalité soulevées contre les décisions subséquentes ont également été rejetées.
N° TA69-2302630(TA69-2302630)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Madame A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder la demi-part de quotient familial prévue pour les veuves de plus de 74 ans d'anciens combattants. La juridiction a jugé que les conditions de l'article 195-1-f du code général des impôts n'étaient pas remplies, car son époux, bien que titulaire de la carte du combattant, était décédé avant 74 ans sans avoir perçu la retraite du combattant de son vivant. La demande a été requalifiée en recours pour excès de pouvoir, la requérante n'étant pas imposable.
N° TA69-2301476(TA69-2301476)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 décembre 2022 par laquelle le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes avait rejeté la demande de remise gracieuse de M. A concernant une avance remboursable de 15 000 euros. Le tribunal a relevé d'office que cette demande relevait de la compétence exclusive du comptable public, en application de l'article 120 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En statuant lui-même sans transmettre la demande à l'autorité compétente, le président du conseil régional a entaché sa décision d'incompétence, entraînant son annulation.
N° TA69-2404425(TA69-2404425)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé que sa présence en France sous statut étudiant ne lui donnait pas vocation à s'y installer durablement et que sa relation avec son concubin n'était pas suffisamment établie. La décision a été jugée légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2404476(TA69-2404476)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. et Mme G, de nationalité algérienne, a rejeté leurs demandes d'annulation des décisions du 19 février 2024 par lesquelles la préfète du Rhône leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et avait fixé le pays de destination. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes n'était pas fondé et que les décisions de refus de séjour ne méconnaissaient ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie privée et familiale établie en France. Par suite, les moyens d'exception d'illégalité soulevés contre les obligations de quitter le territoire et les décisions fixant le pays de destination ont également été écartés.
N° TA69-2300525(TA69-2300525)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant turc, pour contester le refus de la préfète du Rhône de lui accorder un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose un délai précis à l'administration pour recevoir un étranger souhaitant déposer une telle demande. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2300665(TA69-2300665)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SARL Établissements Menegault visant au remboursement anticipé d'une créance fiscale de 5 685 euros, née du report en arrière du déficit de l'exercice 2020. La société, dissoute et liquidée amiablement en 2022, ne remplissait pas les conditions légales limitatives (procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire) prévues par l'article 220 quinquies du code général des impôts pour obtenir ce remboursement avant le terme légal de cinq ans. Le tribunal a validé la substitution de motif demandée par l'administration fiscale, estimant que la dissolution n'affectait pas l'option pour le report en arrière, mais que la société ne pouvait bénéficier du remboursement anticipé.
N° TA69-2302706(TA69-2302706)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Laiterie du Forez de deux requêtes en plein contentieux visant à obtenir la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises pour l’année 2021. La société contestait l’inclusion dans l’assiette de ces taxes de diverses immobilisations, qu’elle estimait relever de travaux non imposables, de biens exonérés en raison de leur caractère industriel ou mobilier, ou de propriétés non bâties. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur d’un dégrèvement accordé en cours d’instance et a rejeté le surplus des conclusions de la société. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l’article 1382, et les instructions fiscales invoquées par la requérante.
N° TA69-2404424(TA69-2404424)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et l'autorité compétente. Il a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France, de son mariage récent et de la possibilité de poursuivre sa vie familiale en Tunisie. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2301124(TA69-2301124)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la délibération du 3 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal d’Astet a approuvé la procédure de régularisation des sépultures sans concessions en terrain commun. Le tribunal a jugé que la requérante n’établissait pas l’existence d’une concession funéraire, les inhumations ayant eu lieu en terrain commun, et que la délibération se bornait à organiser la régularisation et les reprises conformément aux articles L. 2213-8, L. 2223-1, L. 2223-3 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, avec condamnation de Mme B à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA69-2201249(TA69-2201249)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder une subvention "MaPrimeRénov" pour des travaux d’isolation. Le tribunal a relevé que le montant des primes déjà perçues par le requérant au titre des certificats d’économies d’énergie dépassait le coût total des dépenses éligibles. En application du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, le cumul des aides ne pouvait excéder ce montant, justifiant ainsi le refus de l’Anah. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner sa recevabilité.
N° TA69-2301770(TA69-2301770)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 3 janvier 2023 du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision initiale avait été remplacée par une décision implicite de rejet née du recours administratif préalable obligatoire exercé par la requérante, et a donc examiné les conclusions comme dirigées contre cette dernière décision. Statuant sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 551-8, L. 551-9 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article D. 551-17 du même code, pour apprécier la légalité du refus. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’irrégularité de la procédure, l’erreur de droit concernant la vulnérabilité et l’erre
N° TA69-2300130(TA69-2300130)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les rappels de TVA (période 2016-2019) et les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2017-2019) réclamés à la SARL Euro Nep, active dans le négoce de véhicules d'occasion. L'administration fiscale n'a pas prouvé que les règlements en espèces à des fournisseurs provenaient de recettes dissimulées, alors que la charge de la preuve lui incombait. La solution retenue est fondée sur l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, qui impose à l'administration de démontrer l'existence de recettes occultes en cas de contestation par le contribuable.
N° TA69-2302707(TA69-2302707)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Laiterie du Forez de deux requêtes en plein contentieux fiscal, visant à obtenir la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l’année 2021. La société contestait l’inclusion dans l’assiette de ces taxes de diverses immobilisations, qu’elle estimait relever de travaux d’entretien non imposables, de biens exclus du champ de la taxe foncière, ou exonérés en tant que biens spécifiquement adaptés à une activité industrielle (11° de l’article 1382 du code général des impôts). En cours d’instance, l’administration a accordé un dégrèvement partiel de 3 675 euros sur la TFB, conduisant à un non-lieu à statuer à due concurrence. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de la société, jugeant que les immobilisations litigieuses étaient imposables, sans que les instructions fiscales invoquées (BOI-IF-TFB-20-20-10-20, BOI-IF-TFB-20-20-10-10, BOI-IF-TFB-10-10-20) ne