Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2301124(TA69-2301124)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la délibération du 3 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal d’Astet a approuvé la procédure de régularisation des sépultures sans concessions en terrain commun. Le tribunal a jugé que la requérante n’établissait pas l’existence d’une concession funéraire, les inhumations ayant eu lieu en terrain commun, et que la délibération se bornait à organiser la régularisation et les reprises conformément aux articles L. 2213-8, L. 2223-1, L. 2223-3 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, avec condamnation de Mme B à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA69-2301476(TA69-2301476)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 décembre 2022 par laquelle le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes avait rejeté la demande de remise gracieuse de M. A concernant une avance remboursable de 15 000 euros. Le tribunal a relevé d'office que cette demande relevait de la compétence exclusive du comptable public, en application de l'article 120 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En statuant lui-même sans transmettre la demande à l'autorité compétente, le président du conseil régional a entaché sa décision d'incompétence, entraînant son annulation.
N° TA69-2300665(TA69-2300665)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SARL Établissements Menegault visant au remboursement anticipé d'une créance fiscale de 5 685 euros, née du report en arrière du déficit de l'exercice 2020. La société, dissoute et liquidée amiablement en 2022, ne remplissait pas les conditions légales limitatives (procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire) prévues par l'article 220 quinquies du code général des impôts pour obtenir ce remboursement avant le terme légal de cinq ans. Le tribunal a validé la substitution de motif demandée par l'administration fiscale, estimant que la dissolution n'affectait pas l'option pour le report en arrière, mais que la société ne pouvait bénéficier du remboursement anticipé.
N° TA69-2302630(TA69-2302630)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Madame A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder la demi-part de quotient familial prévue pour les veuves de plus de 74 ans d'anciens combattants. La juridiction a jugé que les conditions de l'article 195-1-f du code général des impôts n'étaient pas remplies, car son époux, bien que titulaire de la carte du combattant, était décédé avant 74 ans sans avoir perçu la retraite du combattant de son vivant. La demande a été requalifiée en recours pour excès de pouvoir, la requérante n'étant pas imposable.
N° TA69-2408955(TA69-2408955)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait qu'il soit mis fin à des actes de harcèlement moral et autres violences professionnelles qu'il imputait à l'Ecole normale supérieure de Lyon et à l'université Lyon I. Le juge a estimé que la requête, particulièrement confuse, ne permettait pas d'identifier une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et que l'urgence n'était pas démontrée. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408806(TA69-2408806)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de France Travail refusant une aide individuelle à la formation à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer le début de sa formation sans justifier d'une urgence particulière. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408552(TA69-2408552)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que la faculté dérogatoire prévue à l'article 17 de ce règlement, permettant à la France d'examiner la demande, est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. Il écarte le moyen tiré de la méconnaissance de cet article, relevant que l'intéressé, récemment arrivé en France et sans attaches, n'établit pas de risque réel de traitement inhumain ou dégradant en cas de transfert en Suisse. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté de transfert.
N° TA69-2407149(TA69-2407149)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, qui exposait ses difficultés pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour auprès de la préfecture du Rhône. Le juge constate que la requête ne contient ni moyens ni conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et qu'elle ne conteste aucune décision préalable. La demande, qui tendait à solliciter une intervention gracieuse du tribunal, est jugée manifestement irrecevable. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête est rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA69-2408862(TA69-2408862)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la régularisation de sa situation administrative, estimant que le retard de délivrance de son titre de séjour portait atteinte à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir justifié avoir sollicité le renouvellement de son titre et d'établir une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures. La requête a été rejetée par ordonnance selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2406906(TA69-2406906)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui exposait des difficultés pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à titre principal à l'administration en dehors des cas prévus par la loi. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2408952(TA69-2408952)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait qu'il soit mis fin à divers manquements imputés à la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment en matière de harcèlement et de gestion de son surendettement, qu'il estimait porter atteinte à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a considéré que la requête, particulièrement confuse, ne permettait pas d'identifier des atteintes graves et manifestement illégales à des libertés fondamentales, et que l'urgence n'était pas démontrée. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2408771(TA69-2408771)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté de la préfète de l'Ain du 30 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en ce qu'il était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, le tribunal considérant que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance du droit d'être entendu, erreur de droit, détournement de procédure, violation de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, erreur d'appréciation) étaient infondés.
N° TA69-2406694(TA69-2406694)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute de régularisation des pièces jointes conformément à l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du même code.
N° TA69-2405715(TA69-2405715)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait de trois points sur son permis de conduite et l'amende infligée pour une infraction routière. La juridiction s'est déclarée incompétente pour connaître des conclusions relatives à l'amende, relevant de la compétence judiciaire en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. Concernant le retrait de points, le tribunal a jugé le moyen inopérant, car le paiement de l'amende forfaitaire le 28 décembre 2023 établit la réalité de l'infraction conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. La requête a été rejetée sur le fondement des 2° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408681(TA69-2408681)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CROUS de Lyon refusant le renouvellement du logement universitaire de M. D pour l’année 2024/2025. Le juge a estimé que les moyens invoqués par l’étudiant, contestant les motifs de la décision (hébergement clandestin et dette), ne créaient pas de doute sérieux sur sa légalité, sans même examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2408948(TA69-2408948)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et la décision de réacheminement prise par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la demande d'asile de Mme A était manifestement infondée, après examen de l'avis de l'OFPRA et des conditions de l'entretien, et a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de la procédure et la violation des conventions internationales, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté ministériel, appliquant les articles L. 352-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de la convention de Genève et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2408325(TA69-2408325)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Rhône ayant convoqué l'intéressé le 15 octobre 2024, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet. En application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été jugée sans objet, M. B bénéficiant déjà de l'aide totale. Les conclusions accessoires au titre des frais d'instance ont été rejetées.
N° TA69-2408532(TA69-2408532)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son certificat de résidence et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2408530(TA69-2408530)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 16 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en estimant que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2408644(TA69-2408644)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le juge écarte le moyen tiré d'une notification irrégulière comme inopérant et celui relatif au caractère disproportionné des obligations de pointage, faute de précisions. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire, mais le surplus de ses conclusions est rejeté.