Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2300132(TA69-2300132)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B, associé-gérant d'une SARL, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, bien que se référant à deux bases légales distinctes (1° de l'article 109 et c de l'article 111 du CGI), était suffisamment motivée pour permettre au contribuable de présenter ses observations. Il a également admis la substitution de base légale demandée par l'administration, fondant l'imposition sur le 2° du 1 de l'article 109 du CGI (sommes mises à disposition des associés), au motif que M. B n'apportait pas la preuve que les sommes inscrites à son compte courant provenaient de ses deniers personnels.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408769(TA69-2408769)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire de M. C pour quatre mois. Le requérant invoquait les difficultés professionnelles engendrées par cette mesure, mais n’a soulevé aucun moyen contestant la légalité de la décision. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension est subordonnée à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité, condition non remplie en l’espèce. La requête a donc été rejetée sans examen de l’urgence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2301010(TA69-2301010)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Rhône de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de ressources propres suffisantes, ses salaires étant inférieurs au SMIC et les prestations sociales (aide au logement, prime d'activité) ne pouvant être prises en compte. Cette solution s'appuie sur l'article 12 de la convention franco-camerounaise du 21 avril 1994 et l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, interprété à la lumière de la directive 2003/109/CE.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2404416(TA69-2404416)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovien, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet de l'Ardèche le 9 février 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Kosovo. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, fixation du pays de destination et obligation de présentation ont été jugées légales. La solution retenue s'appuie sur les textes précités ainsi que sur l'article L. 721-7 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2402786(TA69-2402786)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en excès de pouvoir par Mme A, ressortissante sénégalaise, annule la décision du 20 septembre 2023 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour. Le tribunal estime que la préfète s'est méprise sur la situation de la requérante, dont l'emploi de "responsable de secteur" relève de la famille professionnelle des agents d'entretien, figurant dans la liste des métiers ouverts aux étrangers sans opposition de la situation de l'emploi. Cette solution se fonde sur le paragraphe 42 de l'article 4 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de procéder au réexamen de la situation de Mme A.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2301501(TA69-2301501)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon d’un recours en plein contentieux contre un arrêté préfectoral du 19 juillet 2022 fixant le montant de la dotation de compensation pour transferts des compensations d’exonération de fiscalité directe locale (DTCE-FDL) pour 2022. La Métropole soutenait que le calcul de la minoration de cette dotation pour 2017 était illégal, car le préfet avait pris en compte l’ensemble de ses recettes réelles de fonctionnement au lieu de retenir uniquement celles correspondant aux compétences départementales, ce qui affectait le montant de la dotation pour 2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du III de l’article 33 de la loi de finances pour 2017 n’était pas fondé. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral et de la décision de rejet du recours gracieux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2400871(TA69-2400871)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le refus de séjour, fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les autres moyens, tirés notamment de la violation de la convention franco-gabonaise et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2302707(TA69-2302707)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Laiterie du Forez de deux requêtes en plein contentieux fiscal, visant à obtenir la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l’année 2021. La société contestait l’inclusion dans l’assiette de ces taxes de diverses immobilisations, qu’elle estimait relever de travaux d’entretien non imposables, de biens exclus du champ de la taxe foncière, ou exonérés en tant que biens spécifiquement adaptés à une activité industrielle (11° de l’article 1382 du code général des impôts). En cours d’instance, l’administration a accordé un dégrèvement partiel de 3 675 euros sur la TFB, conduisant à un non-lieu à statuer à due concurrence. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de la société, jugeant que les immobilisations litigieuses étaient imposables, sans que les instructions fiscales invoquées (BOI-IF-TFB-20-20-10-20, BOI-IF-TFB-20-20-10-10, BOI-IF-TFB-10-10-20) ne

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209569(TA69-2209569)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait son expulsion du territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire des décisions. Il a jugé que le préfet avait légalement pu estimer que la présence de M. D constituait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses treize condamnations pénales pour des faits de violences, trafic de stupéfiants et faux, et que la décision d'expulsion ne méconnaissait ni l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2300130(TA69-2300130)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les rappels de TVA (période 2016-2019) et les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2017-2019) réclamés à la SARL Euro Nep, active dans le négoce de véhicules d'occasion. L'administration fiscale n'a pas prouvé que les règlements en espèces à des fournisseurs provenaient de recettes dissimulées, alors que la charge de la preuve lui incombait. La solution retenue est fondée sur l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, qui impose à l'administration de démontrer l'existence de recettes occultes en cas de contestation par le contribuable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2404476(TA69-2404476)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. et Mme G, de nationalité algérienne, a rejeté leurs demandes d'annulation des décisions du 19 février 2024 par lesquelles la préfète du Rhône leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et avait fixé le pays de destination. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes n'était pas fondé et que les décisions de refus de séjour ne méconnaissaient ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie privée et familiale établie en France. Par suite, les moyens d'exception d'illégalité soulevés contre les obligations de quitter le territoire et les décisions fixant le pays de destination ont également été écartés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408857(TA69-2408857)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C épouse B visant à suspendre la décision du préfet de la Loire du 19 juillet 2024 lui refusant un certificat de résidence algérien. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, mais le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension n'a pas été ordonnée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408959(TA69-2408959)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme E. Ceux-ci demandaient d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de mettre en place intégralement les 24 heures hebdomadaires d'accompagnement humain (AESH) accordées à leur fils par le tribunal judiciaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu des démarches en cours de l'administration pour recruter. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2301124(TA69-2301124)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la délibération du 3 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal d’Astet a approuvé la procédure de régularisation des sépultures sans concessions en terrain commun. Le tribunal a jugé que la requérante n’établissait pas l’existence d’une concession funéraire, les inhumations ayant eu lieu en terrain commun, et que la délibération se bornait à organiser la régularisation et les reprises conformément aux articles L. 2213-8, L. 2223-1, L. 2223-3 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, avec condamnation de Mme B à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2301476(TA69-2301476)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 décembre 2022 par laquelle le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes avait rejeté la demande de remise gracieuse de M. A concernant une avance remboursable de 15 000 euros. Le tribunal a relevé d'office que cette demande relevait de la compétence exclusive du comptable public, en application de l'article 120 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En statuant lui-même sans transmettre la demande à l'autorité compétente, le président du conseil régional a entaché sa décision d'incompétence, entraînant son annulation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2302630(TA69-2302630)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Madame A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder la demi-part de quotient familial prévue pour les veuves de plus de 74 ans d'anciens combattants. La juridiction a jugé que les conditions de l'article 195-1-f du code général des impôts n'étaient pas remplies, car son époux, bien que titulaire de la carte du combattant, était décédé avant 74 ans sans avoir perçu la retraite du combattant de son vivant. La demande a été requalifiée en recours pour excès de pouvoir, la requérante n'étant pas imposable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2302706(TA69-2302706)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Laiterie du Forez de deux requêtes en plein contentieux visant à obtenir la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises pour l’année 2021. La société contestait l’inclusion dans l’assiette de ces taxes de diverses immobilisations, qu’elle estimait relever de travaux non imposables, de biens exonérés en raison de leur caractère industriel ou mobilier, ou de propriétés non bâties. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur d’un dégrèvement accordé en cours d’instance et a rejeté le surplus des conclusions de la société. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l’article 1382, et les instructions fiscales invoquées par la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304364(TA69-2304364)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui contestait son exclusion des centres aquatiques de la communauté d’agglomération Haut-Bugey Agglomération, décidée le 31 mars 2023. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, notamment des comportements inappropriés et des condamnations pénales pour exhibition sexuelle et harcèlement, étaient établis et justifiaient légalement cette mesure. La décision s’appuie sur les dispositions du code pénal et du code général des collectivités territoriales, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2404529(TA69-2404529)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le requérant invoquait un risque de danger de mort en Tunisie en raison de son homosexualité, sur le fondement de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ce moyen, faute d'éléments de preuve suffisants et en l'absence de demande d'asile préalable. La solution retenue est le rejet de la demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408590(TA69-2408590)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 21 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante soutenait notamment que l'entretien individuel n'avait pas été mené par une personne qualifiée et que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation et que les conditions de l'entretien individuel étaient conformes au droit national. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

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