Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2407271(TA69-2407271)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme B d'un logement d'hébergement d'urgence à Bourg-en-Bresse. La préfète de l'Ain avait saisi le juge en raison du maintien de la famille dans les lieux après la fin de leur prise en charge sociale en mai 2024, ce qui compromettait le fonctionnement du service public face à la saturation du dispositif d'hébergement d'urgence dans le département. Le tribunal a rejeté la contestation sérieuse soulevée par les occupants, fondée sur l'état de santé de leur enfant et le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), estimant que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 345-2-2, et du code de justice administrative.
N° TA69-2204286(TA69-2204286)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A, ressortissante albanaise, pour le préjudice subi en raison du délai excessif (plus de deux ans) mis par la préfecture du Rhône pour la convoquer au dépôt de sa demande de titre de séjour. Cette carence a été jugée fautive, engageant la responsabilité de l'État, sur le fondement du droit à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également accordé 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2405674(TA69-2405674)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 13 août 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné le relogement au plus tard le 1er octobre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2205854(TA69-2205854)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contre le refus de permis de construire un immeuble de quatre logements à Saint-Maurice-de-Beynost. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, jugeant qu'un refus de permis n'est pas soumis à l'obligation de notification prévue par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a estimé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (atteinte à la sécurité publique) n'était pas justifié, car le projet permettait des manœuvres suffisantes sans empiéter sur le domaine public. En conséquence, l'arrêté du 11 avril 2022 a été annulé.
N° TA69-2204804(TA69-2204804)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré à M. A une carte de séjour pluriannuelle le 17 janvier 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2204192(TA69-2204192)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour l’absence de convocation par le préfet du Rhône en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal estime que la requête est irrecevable, car M. B n’a pas formé de demande préalable auprès de l’administration, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative pour les actions en paiement d’une somme d’argent. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen du fond.
N° TA69-2204145(TA69-2204145)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle le 12 octobre 2022. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.
N° TA69-2408804(TA69-2408804)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son parcours délinquant et de l'absence d'attaches familiales stables en France. Enfin, la durée de l'interdiction de retour a été considérée comme proportionnée au regard de la menace à l'ordre public que représente M. A. La décision s'appuie sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L.612-2, L.612-3 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2204039(TA69-2204039)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII avait été régulièrement suivie. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2408950(TA69-2408950)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait la décision de la préfète de l'Allier fixant son pays de destination en vue de son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée, malgré l'absence d'interprète lors de la notification du formulaire, car M. A avait pu présenter ses observations. Il a également estimé que les craintes de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Pakistan n'étaient pas établies, et que l'absence d'enregistrement de sa demande d'asile ne faisait pas obstacle à la mesure d'éloignement. La décision s'appuie notamment sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 721-4 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409053(TA69-2409053)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante faisait valoir l'urgence liée à l'expiration de son récépissé et l'absence de réponse à sa demande de renouvellement. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande d'injonction se heurtait à l'existence de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2404139(TA69-2404139)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation pour assurer l’exécution d’une précédente ordonnance du 9 novembre 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de lui proposer un logement avant le 1er janvier 2024. Constatant que cette injonction n’avait pas été exécutée malgré les diligences de l’administration, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2024, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue vise à contraindre l’État à respecter ses obligations légales en matière de logement des personnes reconnues prioritaires.
N° TA69-2404137(TA69-2404137)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été amené à statuer sur l'exécution d'une précédente ordonnance du 6 juillet 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de reloger Mme B. Constatant que cette injonction n'avait pas été exécutée malgré les diligences de l'administration, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2024. Cette astreinte est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à sa liquidation définitive.
N° TA69-2404705(TA69-2404705)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable, déjà confirmée par une ordonnance du 8 février 2024 enjoignant son relogement. La préfète du Rhône a conclu au non-lieu à statuer, justifiant que l'intéressé avait signé un bail le 4 juin 2024. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2408540(TA69-2408540)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur une demande de suspension d’un arrêté d’expulsion pris par la préfète du Rhône le 30 mai 2024, a rejeté la requête de M. C. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, absence de menace grave pour l’ordre public, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du droit européen des résidents de longue durée) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue repose sur l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur l’urgence.
N° TA69-2300525(TA69-2300525)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant turc, pour contester le refus de la préfète du Rhône de lui accorder un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose un délai précis à l'administration pour recevoir un étranger souhaitant déposer une telle demande. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2404476(TA69-2404476)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. et Mme G, de nationalité algérienne, a rejeté leurs demandes d'annulation des décisions du 19 février 2024 par lesquelles la préfète du Rhône leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et avait fixé le pays de destination. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes n'était pas fondé et que les décisions de refus de séjour ne méconnaissaient ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie privée et familiale établie en France. Par suite, les moyens d'exception d'illégalité soulevés contre les obligations de quitter le territoire et les décisions fixant le pays de destination ont également été écartés.
N° TA69-2302706(TA69-2302706)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Laiterie du Forez de deux requêtes en plein contentieux visant à obtenir la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises pour l’année 2021. La société contestait l’inclusion dans l’assiette de ces taxes de diverses immobilisations, qu’elle estimait relever de travaux non imposables, de biens exonérés en raison de leur caractère industriel ou mobilier, ou de propriétés non bâties. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur d’un dégrèvement accordé en cours d’instance et a rejeté le surplus des conclusions de la société. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l’article 1382, et les instructions fiscales invoquées par la requérante.
N° TA69-2404425(TA69-2404425)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé que sa présence en France sous statut étudiant ne lui donnait pas vocation à s'y installer durablement et que sa relation avec son concubin n'était pas suffisamment établie. La décision a été jugée légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2404424(TA69-2404424)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et l'autorité compétente. Il a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France, de son mariage récent et de la possibilité de poursuivre sa vie familiale en Tunisie. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.