Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2205744(TA69-2205744)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 13 juin 2022 par lequel la préfète du Rhône avait ordonné l'expulsion de M. B, ressortissant tunisien. La juridiction a relevé que la composition de la commission d'expulsion était irrégulière, faute pour le préfet de justifier de la désignation des deux magistrats judiciaires y ayant siégé, en méconnaissance de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce vice de procédure a entraîné l'annulation de la décision d'expulsion et, par voie de conséquence, de la décision fixant le pays de destination.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2204496(TA69-2204496)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet du Rhône. En cours d'instance, M. A s’étant vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction. Il a rejeté la demande indemnitaire pour préjudice moral, faute de lien de causalité direct avec la décision contestée. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 423-22, L. 435-3 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2204301(TA69-2204301)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, déposée le 18 juillet 2019. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de quatre mois, sans toutefois ordonner la délivrance d'un titre de séjour. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été examinés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA69-2204286(TA69-2204286)

Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A, ressortissante albanaise, pour le préjudice subi en raison du délai excessif (plus de deux ans) mis par la préfecture du Rhône pour la convoquer au dépôt de sa demande de titre de séjour. Cette carence a été jugée fautive, engageant la responsabilité de l'État, sur le fondement du droit à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également accordé 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2204145(TA69-2204145)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle le 12 octobre 2022. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2204039(TA69-2204039)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII avait été régulièrement suivie. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA69-2404137(TA69-2404137)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été amené à statuer sur l'exécution d'une précédente ordonnance du 6 juillet 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de reloger Mme B. Constatant que cette injonction n'avait pas été exécutée malgré les diligences de l'administration, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2024. Cette astreinte est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à sa liquidation définitive.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA69-2404139(TA69-2404139)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation pour assurer l’exécution d’une précédente ordonnance du 9 novembre 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de lui proposer un logement avant le 1er janvier 2024. Constatant que cette injonction n’avait pas été exécutée malgré les diligences de l’administration, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2024, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue vise à contraindre l’État à respecter ses obligations légales en matière de logement des personnes reconnues prioritaires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2200911(TA69-2200911)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 16 000 euros en réparation du préjudice résultant du retard dans la remise de son titre de séjour (décision de délivrance notifiée en décembre 2019, remise effective en avril 2021). La requérante invoquait un préjudice de jouissance et un préjudice économique, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas la réalité de ces préjudices, faute de diligences suffisantes auprès des services préfectoraux et de justifications précises sur ses projets professionnels. La solution retenue est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2404705(TA69-2404705)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable, déjà confirmée par une ordonnance du 8 février 2024 enjoignant son relogement. La préfète du Rhône a conclu au non-lieu à statuer, justifiant que l'intéressé avait signé un bail le 4 juin 2024. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2405674(TA69-2405674)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 13 août 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné le relogement au plus tard le 1er octobre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2408963(TA69-2408963)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Isère du 6 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, a ordonné le 11 septembre 2024 le renvoi de l’affaire au Tribunal Administratif de Grenoble. Cette transmission est motivée par le fait que, postérieurement à l’introduction du recours, le requérant a été assigné à résidence dans le département de l’Isère, relevant du ressort de Grenoble, conformément aux articles R. 922-2, R. 922-4 et R. 221-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est un déclinatoire de compétence territoriale pour bonne administration de la justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407883(TA69-2407883)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme A C, ressortissante congolaise, sous quinze jours pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence après plus de seize mois d'attente infructueuse de rendez-vous, malgré plusieurs relances. Le juge a estimé que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais a rejeté la demande de délivrance immédiate d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée au caractère complet du dossier. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408950(TA69-2408950)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait la décision de la préfète de l'Allier fixant son pays de destination en vue de son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée, malgré l'absence d'interprète lors de la notification du formulaire, car M. A avait pu présenter ses observations. Il a également estimé que les craintes de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Pakistan n'étaient pas établies, et que l'absence d'enregistrement de sa demande d'asile ne faisait pas obstacle à la mesure d'éloignement. La décision s'appuie notamment sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 721-4 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408804(TA69-2408804)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son parcours délinquant et de l'absence d'attaches familiales stables en France. Enfin, la durée de l'interdiction de retour a été considérée comme proportionnée au regard de la menace à l'ordre public que représente M. A. La décision s'appuie sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L.612-2, L.612-3 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2408770(TA69-2408770)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 29 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’accord franco-tunisien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en sa qualité de parent d’une enfant française. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que l’arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de l’intéressé ne justifiait pas une protection au regard des textes invoqués. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’accord franco-tunisien.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA69-2407315(TA69-2407315)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme D et de leurs enfants du centre d'hébergement d'urgence qu'ils occupent sans droit depuis la fin de leur prise en charge sociale. La juridiction a estimé que le maintien de la famille, bien que précaire, compromettait le fonctionnement normal du service public d'hébergement d'urgence, en raison de la saturation avérée du dispositif dans le département de l'Ain. Cette solution a été retenue en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, après avoir mis en balance la nécessité de continuité du service public et la situation de la famille, incluant la scolarisation et le suivi médical des enfants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA69-2407271(TA69-2407271)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme B d'un logement d'hébergement d'urgence à Bourg-en-Bresse. La préfète de l'Ain avait saisi le juge en raison du maintien de la famille dans les lieux après la fin de leur prise en charge sociale en mai 2024, ce qui compromettait le fonctionnement du service public face à la saturation du dispositif d'hébergement d'urgence dans le département. Le tribunal a rejeté la contestation sérieuse soulevée par les occupants, fondée sur l'état de santé de leur enfant et le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), estimant que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 345-2-2, et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408452(TA69-2408452)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du 16 août 2024 par lesquels la préfète du Rhône lui avait imposé une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de trente-six mois et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la procédure d’audition était régulière et que l’administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a notamment relevé que M. A était défavorablement connu des services de police pour des faits de violence et de menaces, constituant une menace pour l’ordre public, et que les décisions ne méconnaissaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408523(TA69-2408523)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 24 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de six mois et d'une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d'examen, de l'erreur de droit et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a validé la substitution de base légale demandée par la préfète, fondant l'obligation de quitter le territoire sur l'article L. 611-1, 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et les conclusions accessoires.

Résumé IA