Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2402876(TA69-2402876)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait régulièrement consulté le collège de médecins de l'OFII et que l'avis médical, selon lequel le défaut de soins n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, n'était pas contredit par les éléments du requérant. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le moyen tiré de l'article 3 de cette même convention était inopérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402804(TA69-2402804)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante cambodgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire pour bénéficier de l'exemption de visa de long séjour prévue à l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 412-1 du CESEDA, ainsi que sur l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen.
N° TA69-2402766(TA69-2402766)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a considéré que le refus d'enregistrement de sa déclaration de nationalité par le tribunal judiciaire ne faisait pas obstacle à l'examen de sa demande de titre de séjour. Il a estimé que les moyens soulevés par M. B, tirés de la méconnaissance des articles L. 423-22, L. 423-23, L. 435-3, L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de la préfète a été confirmée.
N° TA69-2402619(TA69-2402619)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante du Cap-Vert, qui contestait l'arrêté du 14 février 2024 de la préfète de l'Ain refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, se prévalant de sa présence récente en France, de son concubinage avec un compatriote titulaire d’un titre de séjour et de la naissance de leur fille en 2022. Le tribunal a jugé que, compte tenu de son arrivée en janvier 2022, de l’absence d’activité professionnelle ou d’études, et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Cap-Vert, l’arrêté ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a donc confirmé le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire.
N° TA69-2402765(TA69-2402765)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait examiné sa situation, notamment son absence de progression universitaire significative après trois ans en France. Appliquant l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le tribunal a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante n'avait validé qu'une seule année d'études et sa réorientation constituait une régression. Par conséquent, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
N° TA69-2404462(TA69-2404462)
Contentieux du recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A contestant une saisie administrative à tiers détenteur. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, au motif que le litige porte sur un acte de recouvrement d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale, relevant du juge de l'exécution. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
N° TA69-2404472(TA69-2404472)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant une mise en demeure de payer un indu de revenu de solidarité active de 645,91 euros. La requérante soutenait que l'indu devait être partagé avec son ex-concubin, mais cet argument a été jugé inopérant car elle ne contestait pas la tardiveté de son recours administratif préalable, fondement de la décision attaquée. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait que des moyens inopérants et l'a rejetée par ordonnance.
N° TA69-2405445(TA69-2405445)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A C dans un centre d’hébergement d’urgence sous quinze jours. Cette décision fait suite à la reconnaissance par la commission de médiation du Rhône, le 31 janvier 2024, du caractère prioritaire de la demande d’hébergement du requérant, sans qu’aucune offre ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines prévu à l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a fondé sa solution sur le II de l’article L. 441-2-3-1 du même code, qui permet au juge d’ordonner l’accueil en cas de carence de l’administration.
N° TA69-2403101(TA69-2403101)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la CAF du Rhône de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 1 211,96 euros. La requérante invoquait uniquement sa bonne foi, sans fournir de justificatifs sur sa situation financière ou sa précarité, comme l’exige l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Malgré une invitation à régulariser sa requête via un formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative, Mme A n’a pas produit les éléments nécessaires. En conséquence, le tribunal a jugé que ses moyens étaient inopérants ou insuffisamment précis, et a rejeté la demande sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404684(TA69-2404684)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la remise de dettes sociales (RSA, prime d'activité, allocations familiales, allocation de rentrée scolaire). Les conclusions relatives aux allocations familiales et à l'allocation de rentrée scolaire ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, ces litiges relevant du juge judiciaire en application de l'article L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Le surplus de la requête, concernant le RSA et la prime d'activité, a été rejeté comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir justifié d'une demande préalable de remise gracieuse auprès de l'administration, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408054(TA69-2408054)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’une demande d’annulation des frais d’enlèvement et de garde de son véhicule mis en fourrière le 3 novembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire relevant de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 325-1 et R. 325-12 du code de la route. La solution retenue est fondée sur les dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408201(TA69-2408201)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant les décisions du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de lien stable avec ses enfants en France. Les autres décisions, étant légales par voie de conséquence, ont également été validées.
N° TA69-2408228(TA69-2408228)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 8 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de motivation insuffisante, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été fondée sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'ayant pas respecté une précédente obligation de quitter le territoire français.
N° TA69-2408229(TA69-2408229)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A et Mme C, ressortissants ivoiriens hébergés dans une HUDA, pour contester la décision du 6 août 2024 de l'OFII leur imposant de quitter immédiatement leur lieu d'hébergement suite à une altercation. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens soulevés (incompétence abandonnée, vice de procédure, défaut de base légale et erreur manifeste d'appréciation), a rejeté les demandes d'annulation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration, le juge estimant que la matérialité des faits était établie et que la procédure avait été régulière.
N° TA69-2408251(TA69-2408251)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 12 août 2024 ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, faute de liens familiaux stables et d'insertion sociale en France. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III).
N° TA69-2204269(TA69-2204269)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Les Rochettes et la SARL Flam d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de l’établissement public d’aménagement de Saint-Etienne (EPASE) à réparer des préjudices et à réaliser des travaux de soutènement, clôtures et accès. Par un mémoire du 19 juillet 2024, les requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 août 2024. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
N° TA69-2303576(TA69-2303576)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire du 20 août 2024, M. B s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2405631(TA69-2405631)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. A dans un centre d'hébergement d'urgence sous quinze jours. La commission de médiation avait reconnu M. A comme prioritaire le 31 janvier 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines. Constatant ce manquement, le tribunal a ordonné l'exécution de la décision de la commission.
N° TA69-2406142(TA69-2406142)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B qui demandait l'annulation d'un procès-verbal pour conduite malgré une suspension de permis. Le juge a constaté que le litige portait sur un acte de police judiciaire, relevant de l'autorité judiciaire et non de l'ordre administratif. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA69-2402338(TA69-2402338)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté la requête de Mme D épouse B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 février 2024 refusant son titre de séjour en tant que conjointe de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur de fait, jugeant la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que la rupture de la communauté de vie avec son époux français, non justifiée par des violences conjugales établies, faisait légalement obstacle à la délivrance du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.