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Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus d'entrée en France au titre de l'asile et son réacheminement. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure en raison de sa minorité alléguée et l'absence d'administrateur ad hoc. Le tribunal a constaté que Mme A a reconnu lors de l'audience être majeure, née le 8 janvier 2003, ce qui écarte le moyen tiré de l'absence d'administrateur ad hoc. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 352-1 et L. 352-2.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen père d’une enfant réfugiée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. A avait obtenu le 24 mars 2025 une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, ce qui permettait de répondre à ses besoins immédiats. La solution retenue écarte donc la suspension sans examiner les moyens de fond, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 424-3 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour contester l’avis de la CNRACL fixant un taux d’invalidité de 20 % non imputable au service, ainsi que le brevet de pension correspondant. Par un mémoire du 13 mars 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 mars 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme D d’une demande d’indemnisation pour le retard de l’État à accorder le concours de la force publique en vue de l’expulsion de leurs locataires. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet de leur demande indemnitaire, mais a reconnu la responsabilité de l’État pour faute. Il a jugé que la responsabilité était engagée du 22 août 2017 au 20 septembre 2018, date de libération effective du logement, en application des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), prime d'activité, aide exceptionnelle de solidarité et aide personnelle au logement. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence d'application de l'abattement pour auto-entrepreneur et le défaut d'information, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de récupération des indus, en application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait la prise en compte de la prestation compensatoire qu'elle perçoit dans le calcul de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que cette prestation, bien qu'ayant un caractère indemnitaire, présente également un caractère alimentaire et constitue une ressource devant être incluse dans le calcul du RSA, en application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l'association Forum Réfugiés d'un recours contestant la validité du marché subséquent attribué par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes au groupement "Entraide Pierre Valdo" pour des prestations d'accompagnement des bénéficiaires de la protection internationale dans le Puy-de-Dôme. Le tribunal a examiné le grief relatif à la méthode de notation du critère du prix, notamment pour la prestation n°2, qui était basée sur deux départements. Il a rappelé que le pouvoir adjudicateur définit librement sa méthode de notation, sous réserve qu'elle ne méconnaisse pas les principes d'égalité de traitement et de transparence. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D, ressortissante tchadienne, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée-UE" sur le fondement de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou à titre subsidiaire une carte de séjour temporaire "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du même code. Le tribunal a relevé d'office un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au renouvellement du titre de séjour, déjà accordé par la préfète. S'agissant de la demande de titre "salarié", le tribunal a jugé les conclusions irrecevables, car la demande avait été présentée par voie postale de manière irrégulière, ne faisant pas naître de décision implicite susceptible de recours, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État (CE, 10 octobre 2024, n° 493514).
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur deux requêtes jointes de Mme D et M. A, contestant une amende administrative de 673 euros pour défaut de déclaration de ressources ayant conduit à un indu de revenu de solidarité active (RSA), et une décision limitant la réduction de leur dette à 1 723,13 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence d'avis de l'équipe pluridisciplinaire, et la prescription des faits, en application des articles L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles. Il a considéré que l'amende était fondée sur des omissions délibérées de déclaration datant de moins de deux ans et que les requérants n'avaient pas démontré leur bonne foi pour obtenir une remise de dette. Les requêtes ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. Norca, qui demandait l'annulation du refus de la métropole de Lyon d'accorder un effet rétroactif à l'aide sociale à l'hébergement de ses parents au 15 juillet 2020. Le tribunal a jugé que la demande d'aide, déposée par anticipation en mai 2020, ne permettait pas d'établir un lien avec l'établissement d'accueil final, et qu'aucune demande n'avait été présentée dans le délai de deux mois suivant l'entrée effective dans cet établissement, comme l'exigent les articles L. 131-4 et R. 131-2 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la décision de refus de rétroactivité a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 28 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire et juge que le refus ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie et de l'irrégularité de son séjour. L'obligation de quitter le territoire est également validée, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie. Les conclusions accessoires (injonction et frais) sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'illégalité, ce qui a entraîné le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour de dix-huit mois. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'aucun texte ne soit spécifiquement appliqué pour infirmer les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande de M. A, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Loire sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 25 juin 2024, au plus tard le 1er mai 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'absence d'offre de logement dans le délai réglementaire de six mois. La solution retenue assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B C A d’une requête visant à contester le refus d’admissibilité à un concours d’enseignants du second degré. Par une ordonnance du 27 mars 2025, la présidente de chambre a constaté que cette requête constituait un doublon d’une précédente requête enregistrée sous un autre numéro. En application des principes de bonne administration de la justice, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2502510 du registre du greffe.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commune de Saint-Julien-en-Alban refusant l’exhumation de l’urne funéraire du père de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence, prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas établie, faute de justifications suffisantes sur l’impact psychologique et en raison du délai de plusieurs mois entre les refus et la saisine du juge. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme D et M. C d’une demande visant à rouvrir le dossier de demande de titre de séjour de Mme D. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable. Il a estimé qu’il n’avait pas compétence pour adresser une telle injonction à l’administration, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l’article L. 911-1. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de déplacer des conteneurs de tri installés près de sa propriété par la communauté de communes Rhône-Crussol. Le tribunal a jugé que le courrier du 5 décembre 2024 n'était pas une décision faisant grief, rendant irrecevable le recours pour excès de pouvoir. De plus, les conclusions à fin d'injonction, présentées sans conclusions indemnitaires préalables, ont été déclarées irrecevables en application des principes de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 5 mars 2024, au plus tard le 1er mai 2025. La requête a été jugée recevable, la date d'expédition postale faisant foi, et la fin de non-recevoir pour tardiveté a été rejetée. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai de six mois. L'ordonnance assortit l'injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025.
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 27 mars 2025, a rejeté la requête de Mme B qui demandait l'exécution d'une précédente injonction de relogement prononcée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La juridiction a constaté que l'injonction n'avait pas été exécutée par la préfète du Rhône, mais a estimé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer une nouvelle injonction ou de majorer l'astreinte déjà fixée à 300 euros par mois. Le tribunal a rappelé que l'astreinte est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, et non au demandeur, et qu'il incombe à la préfète de la verser spontanément. La solution retenue est donc le rejet de la requête, laissant la précédente injonction en vigueur.