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Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, estimant que la signataire disposait d'une délégation valable et que Mme C ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant la saisine de la commission du titre de séjour non obligatoire. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Loire. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et une erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'impact sur ses liens avec ses deux enfants résidant en France. Le tribunal a estimé que Mme A ne justifiait pas de la stabilité des liens entretenus avec ses enfants depuis leur départ de Chine en 2019, et que la décision ne portait pas atteinte à leur intérêt supérieur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Cyr-sur-le-Rhône à lui verser 100 000 euros en réparation du préjudice résultant de l'illégalité d'un certificat d'urbanisme négatif et d'un permis de construire. Le tribunal a jugé que l'erreur de visa dans le certificat d'urbanisme (mention de l'article R. 111-13 au lieu de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme) constituait une simple erreur de plume sans incidence sur la légalité de la décision, le motif réel étant l'insuffisance de desserte par le réseau électrique nécessitant une extension. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'a été retenue. La solution s'appuie sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, qui permet de refuser un permis lorsque des travaux d'extension des réseaux sont nécessaires et que leur réalisation n'est pas garantie.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le certificat d'urbanisme délivré par le maire de Saint-Alban-Auriolles déclarant non réalisable son projet de construction d’une maison individuelle. Le tribunal a estimé que le terrain, situé en dehors des parties urbanisées de la commune, ne pouvait bénéficier de la dérogation prévue à l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme. La solution retenue repose sur l’absence d’erreur d’appréciation, le terrain étant entouré d’espaces naturels et non desservi par une voie adaptée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du certificat d'urbanisme du 12 janvier 2023 du maire de Saint-Alban-Auriolles déclarant non réalisable son projet de construction d'une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le terrain, situé en zone naturelle et entouré d'espaces non bâtis, ne se trouvait pas dans une partie urbanisée de la commune au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, et que la voie d'accès privée était inadaptée. Il a estimé que ce motif suffisait à justifier légalement la décision, indépendamment des autres motifs invoqués.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de la SCI Vikhar contestant deux arrêtés du maire de Villeurbanne ayant sursis à statuer sur ses déclarations préalables pour des travaux de toiture et de façades. La société soutenait notamment que des décisions tacites de non-opposition étaient nées et que les arrêtés constituaient des retraits illégaux, faute de procédure contradictoire et de motivation suffisante. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les demandes de pièces complémentaires avaient interrompu le délai d'instruction, empêchant la naissance de décisions tacites, et que les sursis à statuer étaient légalement motivés et fondés sur l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, en raison de la situation des terrains dans une zone d'aménagement concerté. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société JH, qui exploitait un établissement de vente à emporter sur l'avenue Alsace-Lorraine à Bourg-en-Bresse. La société contestait l'article 3 de l'arrêté municipal du 16 décembre 2022 interdisant cette activité de 21h à 6h sur cette portion de voie, invoquant notamment un défaut de motivation, des faits inexacts et une mesure disproportionnée. Le tribunal a jugé que l'arrêté, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivé individuellement et que les troubles à l'ordre public invoqués par la commune étaient établis par des éléments concrets. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des pouvoirs de police du maire issus du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les parents et le tuteur de M. A E, une personne majeure protégée atteinte de troubles autistiques sévères, afin d’engager la responsabilité de l’État pour carence dans sa prise en charge en établissement adapté, malgré des orientations prononcées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées entre 2018 et 2022. La juridiction a rejeté la requête, estimant que les requérants ne démontraient pas l’existence d’une faute de l’État de nature à engager sa responsabilité, ni le lien de causalité entre les préjudices allégués et une éventuelle carence. Cette solution s’appuie sur les articles L. 246-1 et L. 114-1 du code de l’action sociale et des familles, qui garantissent une prise en charge pluridisciplinaire adaptée aux personnes autistes, mais dont la mise en œuvre effective n’a pas été jugée défaillante en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant mongol en situation irrégulière, d’une demande de suspension de l’arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet de la Loire lui a ordonné, ainsi qu’à sa famille, de quitter sous 24 heures un logement occupé sans droit ni titre à Saint-Étienne. Le juge a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment celui tiré de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de la loi du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. E, ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la compétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de son droit à être entendu, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté les garanties légales, et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. E et Mme G, ressortissants russes, contestant le refus du préfet du Rhône de leur délivrer un titre de séjour. La juridiction a considéré que la demande, formulée sur le fondement de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (ascendant à charge d'un Français), était régulière et que les moyens soulevés (vice de procédure, défaut de motivation, erreur de fait, atteinte à la vie privée et familiale) n'étaient pas fondés. Le tribunal a notamment jugé que l'erreur alléguée sur le conseil reçu lors du dépôt de la demande n'affectait pas la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait une injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de réponse dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de sa demande était née, rendant la mesure sollicitée impossible sans faire obstacle à cette décision administrative. En l'absence de péril grave avéré, la requête a été jugée manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer M. A pour le retrait de sa carte de résident dans un délai de dix jours. Le requérant, ressortissant tunisien, se voyait refuser la délivrance de son titre de séjour depuis plus de quatre mois malgré une décision favorable du 30 octobre 2024, ce qui créait une situation d'urgence caractérisée par l'expiration de son attestation de prolongation d'instruction et un licenciement. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer M. A, ressortissant algérien, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La requête portait sur l'absence de rendez-vous malgré une demande déposée en août 2022, maintenant l'intéressé dans une situation de précarité prolongée, ce qui a caractérisé l'urgence. Le juge a ordonné la communication d'un rendez-vous sous une semaine, devant intervenir dans un délai d'un mois, sans astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a fait droit à cette demande en convoquant l'intéressée pour retirer son titre. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par la société Totem France pour suspendre l'arrêté du maire de Saint-Jean-Bonnefonds s'opposant à l'installation d'un relais de téléphonie mobile. La société invoquait l'urgence liée à la couverture réseau de Free Mobile et plusieurs moyens de fond, notamment l'absence de signature de l'arrêté et l'illégalité du motif tiré de l'atteinte à la santé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une carence de couverture justifiant une intervention immédiate. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la SCEA Domaine de Boulieu d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’autorisation d’exploiter des parcelles agricoles situées dans l’Isère, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Grenoble en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, car les parcelles en cause constituent le lieu d’exercice de l’activité agricole. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant son non-admission au concours interne de technicien (session 2024). Le juge a estimé que la contestation des notes obtenues, présentée comme un recours gracieux, visait en réalité l'annulation partielle de la délibération du jury proclamant les résultats. Or, cette délibération est indivisible et fondée sur une appréciation globale des aptitudes des candidats, rendant la requête irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant la décision des Hospices civils de Lyon la plaçant en disponibilité pour convenances personnelles à sa demande. Le juge a relevé d'office que cette décision, favorable à l'intéressée puisqu'elle faisait droit à sa demande, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait les décisions du 14 novembre 2024 du préfet de la Haute-Garonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a constaté que la requête ne contenait l'exposé d'aucun moyen de fait ou de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et que le délai de recours étant expiré, elle ne pouvait plus être régularisée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.