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Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... contestant la décision de la rectrice de l’académie de Mayotte du 19 août 2025 le mettant à la retraite d’office pour limite d’âge. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation financière invoquée par le requérant résultant de son propre comportement, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l’administration étant en situation de compétence liée. La décision a été prise en application des dispositions spécifiques applicables à Mayotte, notamment la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 et l’arrêté préfectoral n° 77-50/RG du 16 mars 1977.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., contrôleur des finances publiques, qui contestait un titre de perception de 11 605,72 euros émis pour le reversement d’une partie de l’indemnité de sujétion géographique perçue lors de son affectation à Mayotte. Le tribunal a jugé que la lettre d’information préalable au titre était une mesure préparatoire insusceptible de recours et que le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision de rejet était infondé. Sur le fond, il a estimé que l’administration avait fait une exacte application des textes, notamment du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, en réclamant le reversement proportionnel au temps non effectué sur la période d’engagement de trois ans. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2015 et 2016, issues d’une vérification de comptabilité de la société dont elle était gérante après le décès de son père. La requérante invoquait une méconnaissance du contradictoire, de la loyauté des débats et de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, au motif que les actes de procédure n’avaient pas été notifiés à tous les héritiers. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification avait été valablement notifiée à Mme A... en sa qualité d’ayant droit, conformément à l’article 204 du code général des impôts, et a écarté les autres moyens. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. et Mme B... qui contestaient une obligation de payer 38 659 euros de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015-2017. Le tribunal a jugé que le seul moyen soulevé, tiré de la prescription du délai de reprise de l'administration, concernait le bien-fondé de l'impôt et non le recouvrement, et était donc inopérant pour contester l'acte de poursuite. La demande indemnitaire pour préjudice moral a également été rejetée, faute de faute établie de l'État. La décision applique l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 21 décembre 2025 obligeant une ressortissante comorienne à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant français. Toutefois, le préfet de Mayotte ayant retiré l'arrêté contesté le 23 décembre 2025, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte le 20 décembre 2025 à l'encontre de M. C..., ressortissant comorien. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par le placement en rétention et l'imminence de l'éloignement, ainsi qu'une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte a été justifiée par la continuité du séjour de l'intéressé à Mayotte depuis l'âge de sept ans. La demande d'injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de Mayotte le 16 décembre 2025 à l'encontre de M. C..., ressortissant comorien. Le juge a retenu une situation d'urgence caractérisée par l'imminence de l'éloignement et une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France de l'intéressé à l'âge de cinq ans et de la continuité de son séjour à Mayotte. En revanche, les conclusions à fin d'injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ou d'enregistrement d'une demande de titre ont été rejetées.
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) — Tribunal administratif de Mayotte — Ordonnance de référé (art. L.521-2 CJA). Le juge suspend l'exécution de l'OQTF prise par le préfet de Mayotte le 20 décembre 2025 à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien. Il retient une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale (art. 8 CEDH), compte tenu de la durée et de la continuité du séjour de l'intéressé depuis l'âge de six ans, de sa scolarisation et de l'obtention du baccalauréat à Mayotte. L'urgence est caractérisée par l'imminence de l'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A... contestant les décisions de la MDPH ayant accepté sa démission et refusé sa réintégration. Le tribunal a relevé d'office l'incompétence de M. Velou, président délégué, pour signer ces décisions, faute de délégation de signature régulière, ce vice n'ayant pu être régularisé par la décision ultérieure du président de la MDPH. En conséquence, les décisions des 7 novembre et 4 décembre 2023 ont été annulées. Le tribunal a également enjoint à la MDPH de réintégrer juridiquement Mme A... et de reconstituer sa carrière, tout en rejetant ses conclusions indemnitaires. Cette solution s'appuie sur les principes de compétence des agents publics et les dispositions du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du centre hospitalier de Mayotte refusant de délivrer à Mme B... les documents de fin de contrat nécessaires à sa demande d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite, la requérante se trouvant privée de toute ressource et en situation de précarité, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment en raison d'une erreur de droit. Il a enjoint au centre hospitalier de délivrer l'attestation employeur et les documents requis sous huitaine, et a mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au maire de Pamandzi de lui remettre son passeport. Le juge estime que la requérante n'établit pas avoir effectué une demande de passeport auprès de la mairie et ne justifie ni de l'urgence ni de l'utilité de la mesure sollicitée, malgré un voyage prévu en Thaïlande. Les conditions posées par l'article L. 521-3 n'étant pas remplies, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de démarches personnelles suffisantes et réitérées sur le téléservice préfectoral. La décision rappelle que, pour obtenir une injonction de rendez-vous, l’étranger doit démontrer l’impossibilité d’accomplir les formalités en ligne, ce qui n’était pas établi en l’espèce.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. B... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de manière suffisante avoir effectué des tentatives personnelles et réitérées pour utiliser le téléservice de la préfecture, se contentant de produire des captures d'écran anonymes. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer à M. B..., enseignant contractuel, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a retenu que l'administration, en ne donnant pas suite aux multiples demandes de rendez-vous de l'intéressé depuis juin 2025, le maintenait dans une situation d'irrégularité caractérisant une urgence. La solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, imposant à l'autorité administrative de recevoir l'étranger et de lui délivrer un récépissé dans un délai raisonnable.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... A..., qui demandait une injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, condition nécessaire pour que le juge puisse prononcer une injonction. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le recours, enregistré le 6 septembre 2025 contre une décision implicite née le 24 mars 2024, était tardif car exercé au-delà du délai raisonnable d'un an. Cette solution s'appuie sur le principe de sécurité juridique et les articles R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, ainsi que R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au comptable public de cesser de lui envoyer des "lettres de menace", sans exposer de moyens ni diriger ses conclusions contre une décision administrative. La requête n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours, elle ne satisfaisait pas aux exigences des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 2 juillet 2025, qui enjoignait au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que cette ordonnance n'avait pas été exécutée, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l'encontre du préfet, à défaut d'exécution dans un délai d'un mois. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer un rendez-vous à Mme A..., ressortissante comorienne, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence, notamment en raison de l'impossibilité d'accomplir les formalités en ligne malgré de multiples tentatives, de sa scolarité en cours (admission en formation supérieure via Parcoursup) et de sa présence stable et continue à Mayotte. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de communiquer à M. B..., ressortissant comorien, une date de rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence caractérisée par l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous en ligne, malgré ses tentatives, et par les conséquences sur sa situation personnelle et familiale, notamment son risque d'éloignement. Le juge a considéré que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.