Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410236(TA77-2410236)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, et les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA77-2308582(TA77-2308582)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Val-de-Marne classant sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française. Par un mémoire enregistré le 1er juillet 2024, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 8e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond relatif à la nationalité n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur un désistement.
N° TA77-2312244(TA77-2312244)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et d'achever l'instruction de son dossier. Le juge retient que la demande de renouvellement de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet, rendant sans objet l'injonction d'instruction et faisant obstacle à la délivrance d'un récépissé. Il rappelle en outre que le juge des référés ne peut ordonner la délivrance d'un titre de séjour. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2309292(TA77-2309292)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B A, ressortissant béninois, qui demandait d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à séjourner et travailler. Le tribunal constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre-vingt-dix jours a fait naître une décision implicite de rejet le 9 août 2023, conformément à l’article R. 421-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, les mesures sollicitées sont dépourvues d’utilité et feraient obstacle à l’exécution de cette décision implicite. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA77-2410295(TA77-2410295)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2400923(TA77-2400923)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait le refus de remise de dette d’aide personnelle au logement (176,66 euros) opposé par la CAF de Seine-et-Marne. Saisi en plein contentieux, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée. Par ordonnance, le président de la 8e chambre a donné acte de ce désistement et clos l’affaire.
N° TA77-2406338(TA77-2406338)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société ISK Biosciences Europe N.V. d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) refusant le renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché du produit phytosanitaire EPSILON. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA77-2406246(TA77-2406246)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté que la requête enregistrée sous le n° 2406246 par Mme A ne constituait pas un recours distinct mais un mémoire complémentaire à sa requête initiale (n° 2308355) relative à un litige portant sur des indus d’allocations logement et de prime d’activité. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de cette nouvelle requête du registre du greffe pour qu’elle soit versée au dossier de la requête initiale. Cette décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA77-2406018(TA77-2406018)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui communiquer des documents liés à un arrêté préfectoral. En cours d’instance, le préfet a communiqué les documents sollicités, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, l’affaire étant close sans examen du litige initial.
N° TA77-2403487(TA77-2403487)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour recouvrer un trop-perçu de revenu de solidarité active. Le juge a constaté que ce litige portait sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement relève de la compétence du juge de l’exécution, une juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
N° TA77-2410525(TA77-2410525)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’arrêté du 26 août 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait interdit une manifestation de solidarité avec des travailleurs sans papiers, prévue le 27 août 2024 à Alfortville. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la décision ayant été notifiée moins de 24 heures avant l’événement, et a considéré que l’interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester pacifiquement. Il a relevé que la préfecture n’apportait pas de preuve suffisante d’un risque avéré pour l’ordre public, alors que ce rassemblement hebdomadaire se déroulait sans incident depuis plus de deux ans. La suspension a été prononcée en application des articles L. 521-2 et L. 511-2 du code de justice administrative.
N° TA77-2303912(TA77-2303912)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Engie Energie Services d’une demande de condamnation de la région Île-de-France au paiement de 74 332,17 euros pour des travaux de réaménagement d’un lycée. La région a invoqué un protocole transactionnel, et la société s’est désistée de sa requête, désistement accepté par la région. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA77-2306653(TA77-2306653)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester le refus partiel de remise d’un indu d’aide personnelle au logement. La caisse d’allocations familiales ayant annulé le solde restant de la dette, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme A est réputée s’être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA77-2312679(TA77-2312679)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer un titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour de M. A a fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée est jugée inutile et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision de rejet. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403976(TA77-2403976)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme A B, qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA77-2212529(TA77-2212529)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 27 août 2024, du désistement pur et simple de Mme A et M. D de leur requête en plein contentieux. Les requérants demandaient la condamnation du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne à leur verser 50 000 euros chacun pour préjudice moral d'impréparation, lié à un défaut de diagnostic de leur enfant handicapé. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le centre hospitalier ayant également renoncé à ses propres conclusions au titre des frais de justice, l'affaire est close sans condamnation.
N° TA77-2212576(TA77-2212576)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le refus implicite de renouvellement de son passeport. Le requérant invoquait uniquement un "délai anormalement long", considéré comme un moyen inopérant pour contester la légalité du refus. Faute d'autres moyens ou précisions, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les dispositions du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports étaient applicables.
N° TA77-2312318(TA77-2312318)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme A pour incompétence de la juridiction administrative. Mme A contestait une contrainte émise le 3 novembre 2023 par la CAF de Seine-et-Marne pour recouvrer un trop-perçu d'allocation de logement sociale de 4 928,63 euros pour la période de juin 2016 à novembre 2017. Le juge applique les dispositions transitoires de l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019, qui maintiennent la compétence du juge judiciaire pour les indus d'allocations de logement dont la décision de récupération a été prise avant le 1er janvier 2020. En l'espèce, l'indu portant sur une période antérieure à 2020, la contestation de la contrainte, même émise après cette date, relève de la compétence du tribunal judiciaire.
N° TA77-2401501(TA77-2401501)
Le Tribunal Administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite du maire de Villiers-sur-Marne de lui communiquer un acte de naissance. La commune ayant finalement transmis le document sollicité, le requérant s’est désisté de son recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond.
N° TA77-2402752(TA77-2402752)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A D C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils. En cours d’instance, le préfet a délivré le document sollicité, conduisant M. D C à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et condamne l’État à verser 1 000 euros à M. D C au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.