Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410570(TA77-2410570)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame B, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à cette décision administrative, ce que le référé de l'article L. 521-3 ne permet pas, et a donc rejeté la requête comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2311579(TA77-2311579)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante béninoise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la demande avait perdu son utilité et faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2401237(TA77-2401237)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Madame B, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de cette décision implicite, la requête en référé a été jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, laissant à l'intéressée la possibilité de contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2401900(TA77-2401900)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société "Ourry" d'un recours en excès de pouvoir visant à contester le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public de collecte de déchets. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 29 février 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s'opposait à cette demande. L'ordonnance applique les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
N° TA77-2404884(TA77-2404884)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante malgache d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA77-2402507(TA77-2402507)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, réfugié syrien, d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 18 septembre 2023 enjoignant à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous et de lui remettre un récépissé de titre de séjour. Après l'ouverture de la phase juridictionnelle, le requérant a informé le tribunal qu'il avait été convoqué le 21 novembre 2023 et qu'un récépissé lui avait été remis, rendant la demande sans objet. Le tribunal, appliquant l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a constaté que l'ordonnance avait été pleinement exécutée et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2410263(TA77-2410263)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant marocain, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le requérant justifiait d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet et enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. B, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2410539(TA77-2410539)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant camerounais, afin d'obtenir la délivrance de sa carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" ou le renouvellement de son récépissé. Le juge a constaté que, malgré une décision favorable de la préfète du Val-de-Marne du 8 janvier 2024, la carte n'avait pas été remise, ce qui avait fait perdre une opportunité d'emploi au requérant et entravait sa liberté de travailler. Considérant que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des articles L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA77-2410574(TA77-2410574)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2011 sans avoir jamais demandé la régularisation de sa situation, ne justifiait d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
N° TA77-2410603(TA77-2410603)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 23 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge rappelle qu'un refus de titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, même en cas d'urgence alléguée. La requête est donc rejetée sans examen au fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410181(TA77-2410181)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. AB contestant un arrêté du ministre de l'intérieur du 27 juin 2024 lui imposant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), incluant une interdiction de quitter sa commune et une obligation de présentation quotidienne au commissariat. Le requérant invoquait des erreurs de fait, une application inexacte de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure, et une atteinte disproportionnée à ses libertés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le ministre avait établi l'existence de raisons sérieuses de penser que le comportement de M. AB constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics en lien avec le terrorisme, conformément aux articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2410108(TA77-2410108)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le ministre de l'intérieur avait imposé à M. A des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), incluant une interdiction de quitter sa commune et une obligation de présentation quotidienne au commissariat. Le tribunal a jugé que le ministre n'apportait pas la preuve que le comportement de M. A constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics en lien avec le risque de commission d'un acte de terrorisme, condition prévue à l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. Les éléments invoqués, tels que la fréquentation d'une salle de prière et un signalement pour radicalisation, étaient insuffisants pour établir cette menace. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA77-2210435(TA77-2210435)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de MELUN rejette la requête de M. E, qui contestait les décisions implicites de rejet de ses demandes de regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal applique le principe de sécurité juridique, estimant que le requérant a eu connaissance de la première décision implicite de rejet née le 12 juillet 2021, mais n'a introduit son recours que le 26 octobre 2022, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Par conséquent, la requête est jugée tardive et irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA77-2405625(TA77-2405625)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'une candidate au baccalauréat 2024 pour contester le refus d'accorder un tiers-temps supplémentaire aux épreuves écrites, malgré une pathologie chronique invalidante (polyarthrite juvénile et lupus). Le juge a constaté qu'entre-temps, le tribunal avait déjà annulé les décisions de refus par un jugement du 14 juin 2024 et enjoint à l'administration d'accorder l'aménagement demandé. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, devenue sans objet.
N° TA77-2313347(TA77-2313347)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour retirer sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a démontré que le titre de séjour avait déjà été remis à l'intéressé le 14 mars 2023, rendant la demande sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2401888(TA77-2401888)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une professeure certifiée de l'académie de Créteil afin d'obtenir le paiement de salaires impayés et des dommages et intérêts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de versement des salaires, l'administration ayant indiqué que la situation serait régularisée. En revanche, la demande indemnitaire a été rejetée, le juge des référés ne pouvant ordonner le versement d'une somme d'argent sur ce fondement et la requérante n'ayant pas formé de demande préalable auprès de l'administration, condition de recevabilité du recours contentieux.
N° TA77-2401975(TA77-2401975)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé à deux reprises, les 2 avril et 13 août 2024, pour le dépôt de son dossier. Le juge a constaté que ces convocations rendaient la demande d'injonction sans objet, dès lors que M. B ne soutenait pas que le rendez-vous n'avait pas été honoré ou qu'aucun récépissé ne lui avait été délivré. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2312981(TA77-2312981)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'accélérer le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de M. A, qui visait à obtenir une mesure utile avant toute décision, était devenue sans objet et faisait obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La solution retenue est le rejet de la requête, l'intéressé étant invité à contester la légalité de la décision implicite par un recours en annulation, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA77-2403922(TA77-2403922)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Madame A d'une demande d'injonction visant à obtenir la communication d'attestations employeur pour ses contrats de psychologue de l'Éducation nationale, nécessaires à l'ouverture de ses droits à l'allocation de retour à l'emploi. En cours d'instance, la rectrice de l'académie de Créteil a produit l'attestation manquante pour la période du 5 octobre 2020 au 31 août 2023, conformément à l'article R. 1234-9 du code du travail. Constatant que la demande de Madame A avait ainsi été satisfaite et qu'elle ne contestait pas cette régularisation, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2404391(TA77-2404391)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir la communication d'attestations de salaire nécessaires à ses droits auprès de l'Assurance Maladie, à la suite du non-renouvellement de son contrat de travail. La rectrice de l'académie de Créteil a établi et transmis les attestations demandées à la caisse primaire d'assurance maladie les 22 et 25 avril 2024. Constatant que la demande de M. A avait été satisfaite et que celui-ci ne le contestait pas, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.