Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400881(TA77-2400881)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 décembre 2023 par laquelle la direction régionale de l'emploi, du travail et des solidarités de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement d'autorisation de travail pour Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés de recrutement invoquées par la société requérante et les conséquences pour la salariée ne caractérisant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400882(TA77-2400882)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que sa situation de précarité, liée à son maintien irrégulier depuis 2018, résultait de l'absence de rendez-vous. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400894(TA77-2400894)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C épouse A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé, suite au silence gardé sur sa demande de renouvellement. Le juge a estimé que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, rendant la demande irrecevable en référé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2400902(TA77-2400902)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer M. B, ressortissant marocain, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence caractérisée par un délai de traitement anormalement long et l'absence de réponse de l'administration, sans assortir cette injonction d'une astreinte. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409462(TA77-2409462)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils C. Les requérants invoquaient notamment une incohérence avec l'autorisation accordée à leurs autres enfants, un défaut d'examen, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a estimé que la décision de la commission académique était fondée sur les motifs prévus à l'article L. 131-5 du code de l'éducation, et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus d'autorisation.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2409474(TA77-2409474)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la rectrice de l’académie de Créteil affectant sa fille au collège Jean Charcot, et non au collège Jules Ferry où son frère était scolarisé et où l’italien était enseigné. En défense, la rectrice a fait valoir qu’une nouvelle décision du 22 août 2024 avait finalement affecté l’élève au collège Jules Ferry, rendant le litige sans objet. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette solution repose sur l’application du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2409494(TA77-2409494)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. B, candidat ajourné au baccalauréat général, contestant la délibération du jury du 11 juillet 2024 et les décisions relatives à sa dispense d'éducation physique et sportive (EPS). Le tribunal a rappelé les dispositions de l'arrêté du 21 décembre 2011, qui imposent un contrôle adapté pour les candidats présentant une inaptitude partielle, et non une dispense totale, sauf en cas de sévérité majeure du handicap. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité des décisions contestées au regard du code de l'éducation et de l'arrêté précité.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2401058(TA77-2401058)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante tunisienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, après que ses tentatives de prise de rendez-vous en ligne eurent été classées sans suite. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué la requérante le 6 mars 2024 pour enregistrer sa demande. Le tribunal a constaté que cette convocation rendait sans objet les conclusions principales de la requête, mais a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2401094(TA77-2401094)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante tunisienne afin d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour récupérer son titre de séjour. La requérante soutenait ne pas avoir pu honorer une précédente convocation en raison d'un téléphone en réparation, se retrouvant sans document officiel. En défense, la préfète a justifié avoir convoqué l'intéressée le 22 février 2024 pour la remise de son titre. Constatant que la requérante ne contestait pas la tenue effective de ce rendez-vous ni la délivrance du document, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2401119(TA77-2401119)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de l'urgence et de l'utilité de la mesure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la demande de titre de séjour de l'intéressée, formulée en 2021, devait être regardée comme ayant fait l'objet d'un rejet implicite et qu'elle n'alléguait pas de difficultés pour déposer une nouvelle demande. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409503(TA77-2409503)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme E et Mme A, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. La décision de la commission académique du 19 juin 2024 a été jugée suffisamment motivée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et du vice de procédure, estimant que la commission avait régulièrement délibéré. Sur le fond, les juges ont considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation invoquée par la famille ne relevait pas du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 2 du premier protocole additionnel ont été rejetés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407096(TA77-2407096)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de M. A B qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande de délivrance d'un récépissé est dépourvue d'utilité, le requérant étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir et, le cas échéant, à demander la suspension de ses effets sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409689(TA77-2409689)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de parents contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille, fondé sur l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La juridiction a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la rectrice, estimant que le retrait de la première décision n'était pas définitif. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'éducation, qui limitent les motifs d'autorisation à des situations spécifiques comme l'état de santé ou une situation propre à l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions de la commission académique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2410628(TA77-2410628)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du maire de Villiers-sur-Marne du 28 août 2024 interdisant la manifestation "Nos quartiers en fête". Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, la décision ayant été notifiée moins de trois jours avant l'événement. Il a estimé que l'interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion et de manifestation, en l'absence de risque avéré de trouble à l'ordre public justifiant une telle mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 211-1 et L. 211-4 du code de la sécurité intérieure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2409723(TA77-2409723)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 3 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment son état de santé pour s'opposer au transfert. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne constitue pas un droit et que Mme B n'apportait pas la preuve d'un risque réel de détérioration significative et irrémédiable de sa santé en cas de transfert, au sens de la jurisprudence de la CJUE. Par conséquent, la décision de transfert a été validée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409724(TA77-2409724)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 25 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne constitue pas un droit pour le demandeur et que la présence de ses frères en France, dont l'un est français, ne suffit pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation ou une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise par un magistrat désigné, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2409867(TA77-2409867)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du 12 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment des défaillances systémiques en Italie et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que les éléments fournis, dont des conditions d'accueil difficiles et un problème de santé, n'établissaient pas de défaillances systémiques au sens de l'article 3 du même règlement. La décision a été jugée légale, le signataire disposant d'une délégation de pouvoir valide.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400754(TA77-2400754)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car M. B avait déjà reçu une décision favorable du 27 novembre 2023 annonçant la mise en fabrication de son titre de séjour, rendant la délivrance d'un récépissé, document provisoire, sans objet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400890(TA77-2400890)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant gabonais, qui sollicitait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation provisoire de séjour pour fin d'étude et recherche d'emploi. Le juge des référés rappelle qu'il n'a pas compétence pour ordonner la délivrance d'un titre de séjour, cette mesure ne présentant pas un caractère provisoire. Il constate en outre que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la requête est rejetée comme mal fondée, M. A étant invité à contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir et, le cas échéant, par un référé-suspension.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400949(TA77-2400949)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de la requérante faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, dès lors que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, justifiant le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA