Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2404163(TA77-2404163)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B, un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision portait sur une première demande de titre de séjour et que le requérant, en situation irrégulière depuis sept ans, n'avait pas démontré d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et familiale. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA77-2404161(TA77-2404161)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme C épouse B, ressortissante algérienne. La requérante invoquait l'urgence en raison d'un délai d'instruction anormalement long de plus de vingt mois. Le juge a estimé que, s'agissant d'une première demande de titre de séjour, la seule circonstance du délai d'instruction ne suffisait pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'elle se maintenait en situation irrégulière depuis sept ans sans apporter de précisions sur sa vie personnelle et familiale. Par conséquent, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des autres moyens.
N° TA77-2407574(TA77-2407574)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la rectrice de l’académie de Créteil d’affecter son fils au collège Albert Camus plutôt qu’au collège Henri Dunant. La requérante invoquait la proximité géographique, des contraintes familiales et des violences conjugales pour obtenir une dérogation. Le tribunal a rappelé que, conformément à l’article D. 211-11 du code de l’éducation, l’affectation dérogatoire est soumise à des critères de priorité stricts, et que les places disponibles avaient été attribuées à des élèves prioritaires (handicap, bourse). Les motifs personnels invoqués ne relevant pas de ces critères, le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation a été écarté.
N° TA77-2407722(TA77-2407722)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C contestant la décision du 12 juin 2024 de la sous-commission d'appel, qui avait orienté sa fille B en classe de seconde professionnelle. Le tribunal a rappelé que, en application des articles L. 331-8 et D. 331-34 à D. 331-35 du code de l'éducation, la décision de la commission d'appel rejetant un recours administratif préalable obligatoire doit être motivée. En l'espèce, la décision attaquée ne comportait pas l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 12 juin 2024 pour défaut de motivation.
N° TA77-2407743(TA77-2407743)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande d'annulation de la décision du 28 mai 2024 rejetant le recours préalable des parents de la jeune A contre le refus d'autorisation d'instruction en famille. Les requérants invoquaient une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée n'était entachée d'aucune illégalité, en application des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation.
N° TA77-2408753(TA77-2408753)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 17 mai 2024 le déclarant refusé au BTS "Banque - Conseiller de la clientèle" pour non-conformité de son dossier professionnel. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, car elle rappelait les textes applicables (arrêté du 26 février 2014) et le motif précis du défaut de signature de l'attestation employeur. Il a également jugé que le service académique n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant les règles de conformité du dossier, qui conditionnent la validation de l'épreuve E42. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et des arrêtés régissant le BTS.
N° TA77-2400894(TA77-2400894)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C épouse A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé, suite au silence gardé sur sa demande de renouvellement. Le juge a estimé que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, rendant la demande irrecevable en référé.
N° TA77-2400699(TA77-2400699)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, ressortissante philippine, qui demandait une injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée après avoir obtenu un récépissé lors d'une convocation le 20 mars 2024. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2400902(TA77-2400902)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer M. B, ressortissant marocain, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence caractérisée par un délai de traitement anormalement long et l'absence de réponse de l'administration, sans assortir cette injonction d'une astreinte. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2409295(TA77-2409295)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de parents contestant l'affectation de leur fils en classe de seconde au lycée Uruguay France d'Avon, au lieu du lycée François Couperin de Fontainebleau. Les requérants invoquaient des risques de déstabilisation psychologique et des difficultés de transport. Le tribunal a estimé que le barème d'affectation (8 448,5 points contre 8 510,1 pour le dernier admis) n'était pas respecté et qu'aucune nécessité médicale ou d'isolement social n'était établie. Il a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant), en application de l'article D. 211-11 du code de l'éducation.
N° TA77-2409315(TA77-2409315)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. et Mme C contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils A, fondé sur le 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Les requérants invoquaient une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation, estimant que leur projet éducatif était adapté et que la mère était qualifiée. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur en estimant que la situation propre de l'enfant n'était pas établie. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2401058(TA77-2401058)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante tunisienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, après que ses tentatives de prise de rendez-vous en ligne eurent été classées sans suite. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué la requérante le 6 mars 2024 pour enregistrer sa demande. Le tribunal a constaté que cette convocation rendait sans objet les conclusions principales de la requête, mais a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2406631(TA77-2406631)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus d’accorder un tiers-temps supplémentaire à son fils pour les épreuves du baccalauréat général 2025. La requérante invoquait une atteinte au principe d’égalité, mais le tribunal a jugé que la décision du service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France était fondée sur les dispositions des articles L. 112-4 et D. 351-27 du code de l’éducation, ainsi que sur l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue confirme que l’administration a légalement exercé son pouvoir d’appréciation en l’absence d’éléments suffisants établissant la nécessité de l’aménagement sollicité.
N° TA77-2401094(TA77-2401094)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante tunisienne afin d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour récupérer son titre de séjour. La requérante soutenait ne pas avoir pu honorer une précédente convocation en raison d'un téléphone en réparation, se retrouvant sans document officiel. En défense, la préfète a justifié avoir convoqué l'intéressée le 22 février 2024 pour la remise de son titre. Constatant que la requérante ne contestait pas la tenue effective de ce rendez-vous ni la délivrance du document, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet.
N° TA77-2409462(TA77-2409462)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils C. Les requérants invoquaient notamment une incohérence avec l'autorisation accordée à leurs autres enfants, un défaut d'examen, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a estimé que la décision de la commission académique était fondée sur les motifs prévus à l'article L. 131-5 du code de l'éducation, et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus d'autorisation.
N° TA77-2409474(TA77-2409474)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la rectrice de l’académie de Créteil affectant sa fille au collège Jean Charcot, et non au collège Jules Ferry où son frère était scolarisé et où l’italien était enseigné. En défense, la rectrice a fait valoir qu’une nouvelle décision du 22 août 2024 avait finalement affecté l’élève au collège Jules Ferry, rendant le litige sans objet. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette solution repose sur l’application du code de justice administrative.
N° TA77-2400754(TA77-2400754)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car M. B avait déjà reçu une décision favorable du 27 novembre 2023 annonçant la mise en fabrication de son titre de séjour, rendant la délivrance d'un récépissé, document provisoire, sans objet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409494(TA77-2409494)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. B, candidat ajourné au baccalauréat général, contestant la délibération du jury du 11 juillet 2024 et les décisions relatives à sa dispense d'éducation physique et sportive (EPS). Le tribunal a rappelé les dispositions de l'arrêté du 21 décembre 2011, qui imposent un contrôle adapté pour les candidats présentant une inaptitude partielle, et non une dispense totale, sauf en cas de sévérité majeure du handicap. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité des décisions contestées au regard du code de l'éducation et de l'arrêté précité.
N° TA77-2409503(TA77-2409503)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme E et Mme A, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. La décision de la commission académique du 19 juin 2024 a été jugée suffisamment motivée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et du vice de procédure, estimant que la commission avait régulièrement délibéré. Sur le fond, les juges ont considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation invoquée par la famille ne relevait pas du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 2 du premier protocole additionnel ont été rejetés.
N° TA77-2400890(TA77-2400890)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant gabonais, qui sollicitait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation provisoire de séjour pour fin d'étude et recherche d'emploi. Le juge des référés rappelle qu'il n'a pas compétence pour ordonner la délivrance d'un titre de séjour, cette mesure ne présentant pas un caractère provisoire. Il constate en outre que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la requête est rejetée comme mal fondée, M. A étant invité à contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir et, le cas échéant, par un référé-suspension.