Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2311360(TA77-2311360)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant dominicain, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, entré en France en 2013, avait attendu près de dix ans pour solliciter sa régularisation et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire un rendez-vous rapide. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2311259(TA77-2311259)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Madame B, ressortissante iranienne, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative était devenue inutile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée, laissant à Madame B la possibilité de contester la légalité de cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2311444(TA77-2311444)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant chinois, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande sans utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge rappelant que le requérant peut contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2311314(TA77-2311314)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante égyptienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le classement sans suite de sa demande de rendez-vous constituait une décision administrative de rejet, à laquelle il ne pouvait faire obstacle. Il a enjoint à l'intéressée de suivre la procédure de dépôt en ligne prévue par l'arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2404616(TA77-2404616)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 10 juin 2024, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, faute d'urgence persistante. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2410302(TA77-2410302)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A B, ressortissant capverdien. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Val-de-Marne a informé le tribunal que la nouvelle carte de résident de l'intéressé, valable jusqu'en 2033, avait été mise en fabrication le 16 juillet 2024. Le juge a ainsi estimé que la décision contestée avait implicitement été retirée, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension.
N° TA77-2410155(TA77-2410155)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 l'obligeant à quitter son logement, ainsi que des mesures de relogement. Le juge a relevé que l'expulsion ayant eu lieu le 29 juillet 2024, avant l'introduction de la requête le 14 août, les conclusions à fin de suspension étaient sans objet et irrecevables. Il a également jugé irrecevables les autres conclusions, car le juge des référés ne peut ordonner d'autres mesures que la suspension d'une décision administrative.
N° TA77-2407597(TA77-2407597)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne une demande de M. A visant à obtenir du préfet de Seine-Saint-Denis l'attribution d'un logement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en 2021. Le tribunal estime que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond.
N° TA77-2212110(TA77-2212110)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 2 septembre 2024, donne acte du désistement d'office de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de carte de stationnement par le président du conseil départemental du Val-de-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai de deux mois suivant une demande en ce sens, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement d'office, sans examen au fond du litige.
N° TA77-2400699(TA77-2400699)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, ressortissante philippine, qui demandait une injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée après avoir obtenu un récépissé lors d'une convocation le 20 mars 2024. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2407229(TA77-2407229)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme C contestant la décision de la rectrice de l'académie de Créteil du 7 juin 2024 affectant leur fille au collège Les 4 Arpents, plutôt qu'au collège Claude Monet. Les requérants invoquaient des difficultés d'organisation familiale, notamment la séparation d'avec sa sœur et l'éloignement du domicile. Le tribunal a jugé que la demande de dérogation ne pouvait être satisfaite, car la capacité d'accueil du collège Claude Monet était déjà atteinte par les élèves résidant dans sa zone de desserte, conformément à l'article D. 211-11 du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de la requête pour absence d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA77-2406631(TA77-2406631)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus d’accorder un tiers-temps supplémentaire à son fils pour les épreuves du baccalauréat général 2025. La requérante invoquait une atteinte au principe d’égalité, mais le tribunal a jugé que la décision du service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France était fondée sur les dispositions des articles L. 112-4 et D. 351-27 du code de l’éducation, ainsi que sur l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue confirme que l’administration a légalement exercé son pouvoir d’appréciation en l’absence d’éléments suffisants établissant la nécessité de l’aménagement sollicité.
N° TA77-2407140(TA77-2407140)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A qui contestaient l'affectation de leur fils en classe de 6ème au collège Pierre Brossolette, demandant une dérogation pour le collège Jacques Amyot pour des raisons d'organisation familiale liées à leur handicap. La juridiction a appliqué l'article D. 211-11 du code de l'éducation, rappelant que les dérogations sont accordées selon des critères de priorité stricts. Elle a constaté que la demande des requérants, motivée par des convenances personnelles, ne correspondait à aucun de ces critères et que le collège sollicité n'avait plus de places disponibles après avoir satisfait les demandes prioritaires. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation a donc été écarté, et la décision de la rectrice de l'académie de Créteil a été confirmée.
N° TA77-2410628(TA77-2410628)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du maire de Villiers-sur-Marne du 28 août 2024 interdisant la manifestation "Nos quartiers en fête". Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, la décision ayant été notifiée moins de trois jours avant l'événement. Il a estimé que l'interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion et de manifestation, en l'absence de risque avéré de trouble à l'ordre public justifiant une telle mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 211-1 et L. 211-4 du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2410657(TA77-2410657)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'attribution sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a constaté que le silence de l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément à l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé qu'un tel refus ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et que la condition d'urgence n'était pas caractérisée au sens de cette procédure d'exception. La requête a donc été rejetée sans audience.
N° TA77-2407814(TA77-2407814)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B épouse C, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a requalifié la décision du 23 avril 2024 en un refus d'enregistrement de sa demande pour dossier incomplet, et non en un refus de titre. Il a rappelé qu'un tel refus d'enregistrement ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir, rendant la requête manifestement mal fondée. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou les autres moyens soulevés.
N° TA77-2407096(TA77-2407096)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de M. A B qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande de délivrance d'un récépissé est dépourvue d'utilité, le requérant étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir et, le cas échéant, à demander la suspension de ses effets sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA77-2404163(TA77-2404163)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B, un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision portait sur une première demande de titre de séjour et que le requérant, en situation irrégulière depuis sept ans, n'avait pas démontré d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et familiale. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA77-2404161(TA77-2404161)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme C épouse B, ressortissante algérienne. La requérante invoquait l'urgence en raison d'un délai d'instruction anormalement long de plus de vingt mois. Le juge a estimé que, s'agissant d'une première demande de titre de séjour, la seule circonstance du délai d'instruction ne suffisait pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'elle se maintenait en situation irrégulière depuis sept ans sans apporter de précisions sur sa vie personnelle et familiale. Par conséquent, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des autres moyens.
N° TA77-2401166(TA77-2401166)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer un dossier de demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d'utilité, car depuis le 2 octobre 2023, les demandes de titre de séjour fondées sur l'article 6-7 de l'accord franco-algérien doivent être présentées en ligne sur la plateforme "Administration Numérique des Etrangers en France" (ANEF), conformément à l'arrêté du 28 septembre 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou l'exception de non-lieu.