Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2401975(TA77-2401975)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé à deux reprises, les 2 avril et 13 août 2024, pour le dépôt de son dossier. Le juge a constaté que ces convocations rendaient la demande d'injonction sans objet, dès lors que M. B ne soutenait pas que le rendez-vous n'avait pas été honoré ou qu'aucun récépissé ne lui avait été délivré. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2406388(TA77-2406388)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. A B, ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés constate que le requérant a déjà présenté des demandes similaires devant le tribunal administratif de Versailles, qui ont été rejetées, et qu'il a déménagé dans le Val-de-Marne sans justifier d'un changement de circonstances. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
N° TA77-2409260(TA77-2409260)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'Établissement public foncier d'Île-de-France (EPFIF) sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure d'expertise, présentant un caractère utile, vise à constater l'état des immeubles mitoyens et avoisinants avant le début des travaux de curage, désamiantage et démolition de deux biens situés à Vitry-sur-Seine. La mission de l'expert pourra se poursuivre après les travaux pour rechercher les causes et l'étendue des éventuels dommages survenus pendant leur exécution.
N° TA77-2406050(TA77-2406050)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de la préfète du Val-de-Marne refusant un titre de séjour à Madame B, ressortissante algérienne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, l'aggravation de l'état de santé de la mère ne constituant pas une urgence justifiant la suspension au regard de la situation personnelle de la requérante. Il relève également qu'aucun moyen soulevé ne crée, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA77-2408934(TA77-2408934)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 4 juillet 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que l'Espagne, en tant qu'État membre de l'Union européenne, est présumée respecter le droit d'asile et les droits fondamentaux, et que M. B n'a pas apporté d'éléments suffisants pour renverser cette présomption. La solution retenue est fondée sur les articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2408933(TA77-2408933)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal estime que l'Espagne, en tant qu'État membre de l'UE, est présumée respecter les garanties du droit d'asile, et que M. B n'apporte aucun élément prouvant des défaillances systémiques ou un risque de traitements inhumains. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les règlements européens précités et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2408827(TA77-2408827)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, mandataire judiciaire de M. C, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre un duplicata de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'attestation dématérialisée dont disposait M. C l'autorisait à franchir les frontières Schengen et que le duplicata était en cours de fabrication depuis le 7 août 2024. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA77-2409676(TA77-2409676)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le maire de Villeneuve-Saint-Georges pour faire déclarer démissionnaire d'office une conseillère municipale, Mme Mauvilly, sur le fondement de l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. Le maire lui avait confié la présidence d'un bureau de vote pour le second tour des élections législatives du 7 juillet 2024, fonction qu'elle a refusé d'exercer en invoquant des dissensions politiques. Le tribunal a jugé que la fonction de président de bureau de vote est une fonction dévolue par les lois aux conseillers municipaux et que le refus, motivé par des divergences politiques, ne constitue pas une excuse valable. En conséquence, il a prononcé la démission d'office de l'élue.
N° TA77-2409675(TA77-2409675)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le maire de Villeneuve-Saint-Georges pour faire déclarer démissionnaire d'office une conseillère municipale, Mme Mauvilly, sur le fondement de l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. La requête était motivée par le refus de l'élue d'exercer la fonction de présidente d'un bureau de vote lors du second tour des élections législatives du 7 juillet 2024. Le tribunal a jugé que cette fonction, prévue par les articles R. 42 et R. 43 du code électoral, constitue une obligation légale pour les conseillers municipaux. Constatant que le refus de Mme Mauvilly, justifié par des dissensions politiques, ne constituait pas une excuse valable, le tribunal a prononcé sa démission d'office.
N° TA77-2410373(TA77-2410373)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 24 juin 2024 imposant des mesures de contrôle administratif et de surveillance à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. Cette appréciation repose sur le fait que l'affaire au principal était déjà inscrite à une audience proche, le 3 septembre 2024. La requête a donc été rejetée sans débat contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410262(TA77-2410262)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé suspension par une ressortissante iranienne contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "visiteur". La préfète du Val-de-Marne a soutenu qu'il n'y avait plus lieu de statuer, ayant délivré à l'intéressée une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 novembre 2024. Le juge des référés a constaté que cette délivrance rendait sans objet la demande de suspension, dès lors que la requérante bénéficiait à nouveau d'un document provisoire de séjour. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409880(TA77-2409880)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour modifier une ordonnance du 26 juin 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de Seine-et-Marne de remettre un récépissé de demande de titre de séjour, mais le récépissé délivré portait la mention "visiteur", sans autorisation de travail, exposant le requérant à un licenciement. Le juge a rejeté la requête, considérant que l'ordonnance initiale n'imposait pas la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail, et que la demande de titre de séjour de M. B, fondée sur l'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA), ne relevait pas d'une catégorie spécifique de titre. Aucun élément nouveau justifiant une modification n'a été retenu.
N° TA77-2309138(TA77-2309138)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d'obtenir une injonction pour le renouvellement de son certificat de résidence. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a démontré que le titre de séjour de Mme B avait été renouvelé et remis le 2 mai 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et n'a plus statué sur celles-ci. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2313347(TA77-2313347)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour retirer sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a démontré que le titre de séjour avait déjà été remis à l'intéressé le 14 mars 2023, rendant la demande sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2401888(TA77-2401888)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une professeure certifiée de l'académie de Créteil afin d'obtenir le paiement de salaires impayés et des dommages et intérêts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de versement des salaires, l'administration ayant indiqué que la situation serait régularisée. En revanche, la demande indemnitaire a été rejetée, le juge des référés ne pouvant ordonner le versement d'une somme d'argent sur ce fondement et la requérante n'ayant pas formé de demande préalable auprès de l'administration, condition de recevabilité du recours contentieux.
N° TA77-2309139(TA77-2309139)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a justifié de la délivrance à l'intéressé d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2026, rendant les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sans objet. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409359(TA77-2409359)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'Espagne, en tant qu'État membre de l'UE, bénéficie d'une présomption de respect du droit d'asile, et que M. C n'a apporté aucun élément prouvant des défaillances systémiques ou un risque de traitements inhumains. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
N° TA77-2409360(TA77-2409360)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les règlements européens n° 604/2013 et n° 1560/2003, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'Espagne, en tant qu'État membre de l'UE, bénéficie d'une présomption de respect du droit d'asile, et que Mme B n'a pas apporté la preuve de défaillances systémiques ou de risques de traitements inhumains au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2403976(TA77-2403976)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme A B, qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA77-2212576(TA77-2212576)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le refus implicite de renouvellement de son passeport. Le requérant invoquait uniquement un "délai anormalement long", considéré comme un moyen inopérant pour contester la légalité du refus. Faute d'autres moyens ou précisions, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les dispositions du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports étaient applicables.