Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409963(TA77-2409963)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’une décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident présentée par M. A, réfugié afghan. La préfète du Val-de-Marne a soutenu qu’il n’y avait plus lieu de statuer, car l’intéressé avait reçu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 12 février 2025. Le juge a constaté que cette délivrance faisait disparaître l’urgence invoquée par M. A, le privant ainsi de la condition nécessaire à la suspension demandée. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
N° TA77-2403487(TA77-2403487)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour recouvrer un trop-perçu de revenu de solidarité active. Le juge a constaté que ce litige portait sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement relève de la compétence du juge de l’exécution, une juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
N° TA77-2306653(TA77-2306653)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester le refus partiel de remise d’un indu d’aide personnelle au logement. La caisse d’allocations familiales ayant annulé le solde restant de la dette, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme A est réputée s’être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA77-2303912(TA77-2303912)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Engie Energie Services d’une demande de condamnation de la région Île-de-France au paiement de 74 332,17 euros pour des travaux de réaménagement d’un lycée. La région a invoqué un protocole transactionnel, et la société s’est désistée de sa requête, désistement accepté par la région. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA77-2212529(TA77-2212529)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 27 août 2024, du désistement pur et simple de Mme A et M. D de leur requête en plein contentieux. Les requérants demandaient la condamnation du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne à leur verser 50 000 euros chacun pour préjudice moral d'impréparation, lié à un défaut de diagnostic de leur enfant handicapé. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le centre hospitalier ayant également renoncé à ses propres conclusions au titre des frais de justice, l'affaire est close sans condamnation.
N° TA77-2212576(TA77-2212576)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le refus implicite de renouvellement de son passeport. Le requérant invoquait uniquement un "délai anormalement long", considéré comme un moyen inopérant pour contester la légalité du refus. Faute d'autres moyens ou précisions, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les dispositions du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports étaient applicables.
N° TA77-2403976(TA77-2403976)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme A B, qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA77-2410525(TA77-2410525)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’arrêté du 26 août 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait interdit une manifestation de solidarité avec des travailleurs sans papiers, prévue le 27 août 2024 à Alfortville. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la décision ayant été notifiée moins de 24 heures avant l’événement, et a considéré que l’interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester pacifiquement. Il a relevé que la préfecture n’apportait pas de preuve suffisante d’un risque avéré pour l’ordre public, alors que ce rassemblement hebdomadaire se déroulait sans incident depuis plus de deux ans. La suspension a été prononcée en application des articles L. 521-2 et L. 511-2 du code de justice administrative.
N° TA77-2312318(TA77-2312318)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme A pour incompétence de la juridiction administrative. Mme A contestait une contrainte émise le 3 novembre 2023 par la CAF de Seine-et-Marne pour recouvrer un trop-perçu d'allocation de logement sociale de 4 928,63 euros pour la période de juin 2016 à novembre 2017. Le juge applique les dispositions transitoires de l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019, qui maintiennent la compétence du juge judiciaire pour les indus d'allocations de logement dont la décision de récupération a été prise avant le 1er janvier 2020. En l'espèce, l'indu portant sur une période antérieure à 2020, la contestation de la contrainte, même émise après cette date, relève de la compétence du tribunal judiciaire.
N° TA77-2312679(TA77-2312679)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer un titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour de M. A a fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée est jugée inutile et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision de rejet. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2401501(TA77-2401501)
Le Tribunal Administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite du maire de Villiers-sur-Marne de lui communiquer un acte de naissance. La commune ayant finalement transmis le document sollicité, le requérant s’est désisté de son recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond.
N° TA77-2402752(TA77-2402752)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A D C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils. En cours d’instance, le préfet a délivré le document sollicité, conduisant M. D C à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et condamne l’État à verser 1 000 euros à M. D C au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403542(TA77-2403542)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante algérienne en situation irrégulière, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des précisions suffisantes sur sa situation personnelle et professionnelle, une simple promesse d'embauche ne suffisant pas à démontrer l'urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2309344(TA77-2309344)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande et non d'un renouvellement, et que les éléments fournis (contrat de travail, paternité) ne caractérisaient pas de circonstances particulières justifiant une urgence absolue. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d'instance.
N° TA77-2311753(TA77-2311753)
Demande d’injonction d’un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Tribunal administratif de Melun, juge des référés. Rejet de la requête pour défaut d’utilité, car le préfet de Seine-et-Marne impose le dépôt par voie postale (article R. 431-3 du CESEDA). Aucune injonction ni astreinte accordée ; frais de justice rejetés.
N° TA77-2311748(TA77-2311748)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car un arrêté préfectoral du 17 août 2021, pris en application de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, impose de présenter ce type de demande par voie postale, sans nécessité de rendez-vous préalable.
N° TA77-2311023(TA77-2311023)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que cette demande ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité de la mesure n'étant pas remplie, la requête est rejetée.
N° TA77-2310146(TA77-2310146)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête de Mme A tendant à la suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français était devenue sans objet. Cette décision fait suite à l'annulation de cet arrêté par un jugement du 12 janvier 2024. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires de frais de justice.
N° TA77-2309814(TA77-2309814)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour la remise d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande le 6 novembre 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2309345(TA77-2309345)
Désistement de requête. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour le retrait d'un duplicata de titre de séjour. Aucun texte de fond n'est appliqué, la procédure étant close par le désistement.