Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2310953(TA77-2310953)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la demande sans examen au fond.
N° TA77-2310719(TA77-2310719)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C B, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 29 août 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constituait pas une décision faisant grief, car la requérante n’avait pas produit les pièces complémentaires demandées dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans préjudice d’une nouvelle demande complète.
N° TA77-2310688(TA77-2310688)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la mise en place d’une aide humaine individualisée pour leur fils scolarisé en 6ème. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas dirigée contre une décision administrative précise et n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. Les requérants n’ont pas produit la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance rappelle que le juge administratif ne peut se substituer à l’administration pour accorder des injonctions en dehors des cas prévus par la loi.
N° TA77-2310671(TA77-2310671)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant une saisie administrative à tiers détenteur de 692 euros sur sa fiche de paie. La requérante n’a pas produit l’acte attaqué ni justifié de l’impossibilité de l’obtenir, malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2310575(TA77-2310575)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du président du conseil départemental du Val-de-Marne de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA77-2404068(TA77-2404068)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2011 mais n'ayant entrepris des démarches de régularisation qu'en avril 2023, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment en l'absence de risque sérieux de perte d'emploi. La décision rappelle que l'administration doit enregistrer les demandes dans un délai raisonnable, mais que l'urgence n'est présumée que pour les renouvellements de titres, ce qui n'était pas le cas ici. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2310473(TA77-2310473)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant le rejet implicite de son recours contre la décision de l'Agence nationale de l'habitat relative au versement de la prime "Ma Prime Rénov'". La requête, initialement adressée par courriel, n'a pas été régularisée malgré une demande du greffe, faute pour le requérant d'avoir transmis un exemplaire signé ou d'avoir utilisé le téléservice "Télérecours citoyens". En application des articles R. 222-1, R. 411-1, R. 413-1 et R. 414-2 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA77-2402574(TA77-2402574)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A D, ressortissant irakien, qui contestait un arrêté du 1er février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la légalité de cette nouvelle mesure d'éloignement ne pouvait plus être contestée, car elle était fondée sur le même motif (le rejet définitif de sa demande d'asile) qu'un précédent arrêté du 23 juin 2022, dont la légalité avait déjà été confirmée par un jugement définitif. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402573(TA77-2402573)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, ressortissant afghan, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 11 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Postérieurement à cet arrêté, la Cour nationale du droit d’asile a reconnu à M. B la qualité de réfugié le 24 mars 2024. En application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cette reconnaissance lui ouvre droit à une carte de résident, ce qui a entraîné l’abrogation de la mesure d’éloignement. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA77-2402568(TA77-2402568)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Madame A D C, ressortissante centrafricaine, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 26 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de son droit à une vie privée et familiale normale et de l'intérêt supérieur de son enfant, en raison de sa vie commune avec un compatriote en situation régulière. Le tribunal a jugé que Madame C n'apportait aucun élément établissant la réalité de cette vie familiale en France. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application des articles L.611-1 et L.614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA77-2402565(TA77-2402565)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne le 2 février 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante. Il a également jugé que la présence d'un contrat de travail ne suffisait pas à caractériser une erreur manifeste, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402559(TA77-2402559)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. H C, ressortissant bangladais, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été implicitement rejeté, le requérant n'établissant pas de risques personnels en cas de retour au Bangladesh.
N° TA77-2402487(TA77-2402487)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète du Val-de-Marne le 31 janvier 2024. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison des risques encourus en cas de retour en Afghanistan. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les craintes alléguées n'étaient pas établies, dès lors que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402481(TA77-2402481)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, entré en France avec un visa de court séjour expiré et s'y maintenant sans titre, se trouvait dans le cas prévu à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement refuser un délai de départ volontaire en raison du risque de soustraction, et que les circonstances invoquées (emploi, vie privée) ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402479(TA77-2402479)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 24 février 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la décision était régulièrement signée par une autorité bénéficiant d'une délégation, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence d'audition, erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du même code.
N° TA77-2402417(TA77-2402417)
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé, a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 24 février 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence régulière de son épouse et de leurs trois enfants en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que la menace pour l'ordre public justifiait la mesure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402410(TA77-2402410)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 9 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne justifiait pas d'une insertion professionnelle régulière permettant d'écarter une erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402403(TA77-2402403)
Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A, ressortissante algérienne, qui sollicite une injonction afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge rappelle le principe selon lequel l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de renouvellement de titre. En l'espèce, il relève que Mme A ne justifie pas que son précédent titre de séjour lui a été délivré pour raison médicale et que les éléments médicaux produits ne démontrent pas une urgence particulière justifiant une mesure immédiate. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402342(TA77-2402342)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l’arrêté du 14 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de défaut de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant d’établir l’existence d’une demande de réexamen de sa demande d’asile. La décision est fondée sur les articles L.611-1 et L.613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2402341(TA77-2402341)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. D, qui contestait un arrêté préfectoral du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence de justificatifs de vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.