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Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de la SARL A... C... contestant des rappels de TVA et d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018, suite à une vérification de comptabilité. La société invoquait des vices de procédure, notamment l’insuffisance de motivation de la décision de rejet de sa réclamation, de la proposition de rectification et des pénalités, ainsi que le non-fondé des impositions. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la décision de rejet comme inopérant, mais a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la régularité de la procédure d’imposition.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B... qui demandait le remboursement par anticipation du prélèvement à la source effectué sur ses pensions de retraite perçues à tort en 2020 et 2021. Le tribunal a constaté que les excédents de prélèvement pour les années 2020 et 2021 avaient déjà été restitués via les avis d'imposition, et que celui de 2022 le serait ultérieurement. Il a rappelé, sur le fondement de l'article 204 A du code général des impôts, que la restitution de l'excédent d'impôt s'effectue lors de la liquidation annuelle de l'impôt et non par anticipation. La solution retenue est le rejet de la demande.
impôts, et précise que les charges déduites par M. A... au titre de son bénéfice non commercial ont été remises en cause pour défaut de justification. Elle liste les catégories de charges concernées (rétrocessions d'honoraires, petit outillage, fournitures de bureau, etc.) et indique les montants rejetés pour chaque année, sans toutefois annexer le détail des pièces comptables correspondantes. Si le requérant soutient que cette motivation est insuffisante pour lui permettre d'identifier précisément les charges admises et rejetées, il ressort des pièces du dossier que la proposition de rectification, lue en combinaison avec les échanges ultérieurs (réponses aux observations du contribuable, avis de la commission départementale, entretien avec l'interlocuteur départemental), a permis à M. A... de présenter des observations circonstanciées et d'obtenir des dégrèvements partiels. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification doit être écarté. En ce qui concerne le bien-fondé des impositions : M. A... conteste le rejet de diverses charges déduites de son bénéfice non commercial, notamment les rétrocessions d'honoraires versées à des médecins
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux (années 2015-2017) résultant de revenus distribués par la SARL Miu Sushi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, la teneur de celle adressée à la société étant jointe. Il a également estimé que l'administration avait démontré l'appréhension des sommes par M. A... en tant que maître de l'affaire et que les pénalités pour manquement délibéré étaient fondées, en application du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné le litige opposant la société Beming à l'école nationale vétérinaire d'Alfort concernant le solde d'un marché de maîtrise d'œuvre pour la construction et la réhabilitation de bâtiments. La société requérante contestait le rejet de son mémoire en réclamation et demandait le versement de 207 787,27 euros, invoquant notamment des modifications de programme justifiant une régularisation de sa rémunération et contestant l'application de pénalités de retard. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Beming, considérant que les modifications invoquées ne constituaient pas des changements de programme au sens du CCAP et que les pénalités de retard étaient justifiées. En conséquence, la société Beming a été condamnée à verser à l'école la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI CJM Ile-de-France, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2016 à 2018. La société soutenait que ses locaux situés à Valenton, séparés physiquement et sur des parcelles distinctes, ne constituaient pas un même groupement topographique, et invoquait la doctrine administrative. Le tribunal a jugé que, pour le calcul du seuil d'exonération de 500 m², l'article 1599 quater C du code général des impôts impose de prendre en compte l'ensemble des surfaces de stationnement de même nature appartenant à un même propriétaire à une même adresse ou dans un même groupement topographique, sans que la configuration des lieux ne permette de les individualiser. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., assistante territoriale socio-éducative, d’une demande d’annulation de la décision implicite du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant son détachement dans le cadre d’emploi des attachés territoriaux (catégorie A, filière administrative) à compter du 5 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la requête avait partiellement perdu son objet en raison d’un arrêté d’intégration pris le 9 juin 2022 pour la période postérieure au 1er avril 2022, mais qu’elle conservait son objet pour la période du 5 octobre 2021 au 31 mars 2022. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel, le tribunal ne s’étant pas prononcé sur le fond des moyens soulevés par la requérante. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et les dispositions relatives au détachement des fonctionnaires territoriaux.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A... contestant son imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu pour 2020. Le requérant, expatrié en Haïti, soutenait que ses salaires devaient être exonérés en vertu de l'article 81 A du code général des impôts. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait effectivement pris en compte cette exonération dans l'avis d'imposition rectificatif. Il a également jugé que l'impôt avait été correctement calculé en intégrant l'ensemble des revenus, imposables et exonérés, conformément à l'article 197 C du même code.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. D... A... C... contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018. Le requérant n'ayant pas répondu aux propositions de rectification, la charge de la preuve de l'exagération des bases d'imposition lui incombait, conformément à l'article R*194-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées, en application des articles L. 57 et R. 57-1 du même code, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé d’admettre exceptionnellement au séjour M. B..., ressortissant congolais, sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 9 octobre 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B..., ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux et hiérarchique. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, faute pour l’administration d’avoir établi l’envoi d’une mise en demeure préalable au classement sans suite. Le tribunal enjoint au préfet de reprendre immédiatement l’instruction de la demande, en conservant à l’intéressée le bénéfice des actes d’instruction antérieurs.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-de-Marne. La décision préfectorale, fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, était motivée par le défaut de production de pièces complémentaires dans le délai imparti. Le tribunal a rappelé que ce motif peut légalement justifier un classement sans suite, sauf en cas d'impossibilité de produire les pièces pour des circonstances imprévisibles et indépendantes de la volonté du demandeur. En l'espèce, Mme A... n'a pas apporté d'éléments suffisamment étayés pour démontrer avoir respecté le délai ou justifier d'une impossibilité, et l'administration a fourni des éléments contredisant ses allégations. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... tendant à obtenir une provision en réparation des préjudices résultant du refus de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident et de l'inexécution d'une ordonnance de référé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car M. A..., reconnu réfugié, avait droit à la délivrance d'une carte de résident de dix ans en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus implicite de la préfète était illégal. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que les conditions pour accorder une provision n'étaient pas remplies.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Val-de-Marne du 21 juin 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires dans le délai imparti. La requérante soutenait avoir transmis l’intégralité des documents demandés le 3 juin 2024, dans les délais. Le tribunal, appliquant l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, rappelle que le classement sans suite peut être légalement justifié par le seul défaut de production des pièces dans le délai, sauf impossibilité imprévisible et indépendante de la volonté du demandeur. Il précise que le juge exerce un contrôle normal sur le respect de ces conditions et, en l’absence de production, un contrôle restreint sur l’appréciation de l’administration. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a dû vérifier si les allégations de Mme B... étaient suffisamment étayées et si l’administration avait apporté des éléments contredisant utilement ses dires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait d’astreindre le chef du centre pénitentiaire de Fresnes à établir ses notations professionnelles pour les années 2020 à 2022. Le tribunal a jugé que ces conclusions, tendant à une injonction à titre principal, étaient manifestement irrecevables car il n’appartient pas au juge administratif d’adresser de telles injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. A..., qui sollicitait le versement d'une somme de 18 770,80 euros à valoir sur sa pension de retraite. Le requérant invoquait une faute de l'administration pour n'avoir pas transmis son dossier de retraite après sa mise à la retraite d'office le 1er octobre 2024, le privant de toute ressource. Le juge a estimé que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable, faute pour M. A... de produire des éléments suffisamment précis et circonstanciés pour établir la réalité ou le montant de sa créance. La décision est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Cette requête, examinée par le Tribunal administratif de Melun, porte sur le blocage du compte ANEF d’un ressortissant camerounais titulaire d’une carte de résident, l’empêchant de déposer une demande de renouvellement de son titre. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet du Val-de-Marne de débloquer le compte ANEF du requérant ou, à défaut, de lui fixer un rendez-vous en préfecture, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue est fondée sur l’urgence, l’utilité de la mesure et l’absence de contestation sérieuse, en application des articles L. 433-2 et L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant tunisien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de régularisation de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé pour le dépôt de sa demande. Constatant que cette convocation rendait la demande d'injonction sans objet, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de conjointe de réfugié. Le juge relève que la requérante ne remplit pas les conditions de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir une carte de résident, car elle est entrée en France avant son mariage. Il constate en outre que sa précédente demande de titre de séjour sur le fondement de la vie privée et familiale a déjà fait l’objet d’un rejet implicite, rendant la mesure sollicitée inutile et de nature à faire obstacle à cette décision administrative. La requête est donc rejetée.