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Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une demande de décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu mise à sa charge au titre de l’année 2016, à la suite d’un contrôle sur pièces consécutif à une vérification de comptabilité de la société dont elle était associée. L’administration fiscale avait qualifié certaines dépenses non justifiées de revenus distribués sur le fondement de l’article 109-1 du code général des impôts. Le tribunal a prononcé la décharge de l’imposition, estimant que l’administration n’avait pas suffisamment précisé la nature et le montant des dépenses considérées comme des revenus distribués, privant ainsi la contribuable de la possibilité de discuter utilement le bien-fondé de l’imposition. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SCI Turquoise et la SCI Viltass d’une demande d’annulation de la décision du 10 mai 2022 par laquelle le syndicat mixte d’action foncière du Val-de-Marne a exercé son droit de préemption sur des parcelles à Villecresnes. La SCI Viltass s’est désistée de sa requête, ce dont il a été donné acte. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées en défense, notamment l’absence d’intérêt à agir de la SCI Turquoise, au motif que celle-ci justifiait d’un intérêt suffisant en tant que bénéficiaire d’une promesse de vente. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’absence de projet réel et du non-respect des délais de procédure, en application des articles L. 213-1 et suivants du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la préfète du Val-de-Marne pour mettre fin et liquider l'astreinte prononcée en 2019 à l'encontre de l'État, en raison du relogement tardif de Mme A. Le tribunal constate que l'intéressée a été relogée le 15 décembre 2020, ce qui n'est pas contesté, et que l'injonction a ainsi été exécutée. En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, il ordonne la fin de l'astreinte à cette date et fixe le solde dû en fonction du nombre de mois écoulés entre le relogement et le dernier versement semestriel effectué par le préfet au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de la SAS Nobles Pierres contestant des rappels d'impôt sur les sociétés, de retenue à la source et de TVA pour 2015-2018, ainsi que des taxes foncières et la cotisation foncière des entreprises pour 2019-2020. Le litige portait principalement sur la propriété du "château de Montramé" et ses conséquences fiscales, ainsi que sur la déductibilité de charges et l'application d'une retenue à la source sur dividendes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le tribunal administratif de Melun a été saisi par la préfète du Val-de-Marne pour mettre fin et liquider définitivement l'astreinte prononcée contre l'État en raison du relogement tardif de M. A. Par un jugement du 23 janvier 2017, l'administration avait été enjointe de loger l'intéressé avant le 1er avril 2017 sous astreinte de 400 euros par mois. La préfète justifie avoir relogé M. A le 19 septembre 2019, ce que l'intéressé ne conteste pas. En application des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal ordonne la fin de l'astreinte à cette date et fixe le solde dû en fonction des mois écoulés entre le relogement et le dernier versement semestriel.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par la préfète du Val-de-Marne le 20 août 2024, après le rejet définitif de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que le droit à être entendu n’avait pas été méconnu, l’intéressé ayant pu présenter ses observations lors de l’examen de sa demande d’asile, et que les moyens tirés de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation étaient infondés. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le tribunal estimant qu’il n’y avait pas d’illégalité par voie de conséquence et que les risques allégués n’étaient pas établis au regard de l’article 3 de la Convention. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé la décision d'éloignement suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 28 août 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l’obligeait à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d’obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d’examen particulier de sa situation. Il a également jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B, sur le fondement des articles L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la convention européenne précitée.
Le tribunal administratif de Melun a été saisi par la préfète du Val-de-Marne pour mettre fin et liquider définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État, en raison du relogement de Mme B le 24 février 2023. L'astreinte de 200 euros par mois avait été fixée par une ordonnance du 30 septembre 2021 pour contraindre l'administration à attribuer un logement à l'intéressée avant le 1er décembre 2021. Constatant que l'injonction a été exécutée tardivement, le tribunal ordonne la fin de l'astreinte à la date du relogement et fixe le solde dû en fonction du nombre de mois écoulés entre cette date et le dernier versement semestriel effectué par le préfet. Cette décision est fondée sur l'article R. 778-8 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SAS Antunes, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe d'apprentissage, de formation professionnelle continue et de participation à l'effort de construction, ainsi que des amendes et majorations, pour la période 2013-2016. La société invoquait notamment l'irrégularité de la notification de l'avis de vérification de comptabilité, mais le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de cette notification régulière. Les autres moyens, relatifs à l'évaluation forfaitaire des indemnités de congés payés et aux différentes amendes et majorations appliquées sur le fondement des articles 1788 A, 1599 ter I et 1737 I du code général des impôts, ont également été écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de la société Antunes.
Le tribunal administratif de Melun a été saisi par la préfète du Val-de-Marne pour mettre fin et liquider l'astreinte prononcée le 13 avril 2021, qui enjoignait à l'État de reloger M. B avant le 1er juillet 2021 sous peine de 100 euros par mois de retard. La préfète a justifié que M. B avait été relogé dès le 12 mai 2021, soit avant le délai imparti, ce que l'intéressé n'a pas contesté. En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que l'injonction avait été exécutée dans les délais et a ordonné qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour, invoquant un défaut d'accès au service public. Le tribunal a relevé que la préfecture avait prescrit, par arrêté du 17 août 2021, que les demandes de titre de séjour "vie privée et familiale" soient adressées par voie postale, et que Mme A n'avait pas justifié avoir envoyé son dossier par ce moyen. En l'absence de demande déposée, l'administration n'était tenue ni de délivrer un récépissé ni de convoquer l'intéressée, et aucune urgence ni atteinte grave à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Refus de carte professionnelle par le CNAPS. Tribunal administratif de Melun. Non-lieu à statuer car la carte a été délivrée en cours d'instance. Application du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les sociétés Casa d'Or et Créations Brice d'une demande d'annulation de la décision du 7 décembre 2022 par laquelle le maire de Saint-Maur-des-Fossés a refusé de retirer un permis de construire délivré en 2018 à la SCCV Villa Pasquier. Le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de l'incompétence du maire, en application de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, dès lors qu'un arrêté préfectoral du 30 décembre 2020 avait transféré au préfet du Val-de-Marne la compétence pour délivrer les permis de construire sur le territoire communal. Par suite, la décision attaquée a été annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCCV Brou Chantereine contestant un titre de perception de 203 456 euros au titre de la taxe d’aménagement. La société invoquait l’irrégularité du titre (absence de signature et de mentions de l’auteur), une erreur d’information préalable et l’illégalité de la délibération fixant le taux communal à 12 %. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l’état récapitulatif produit par le préfet comportait les mentions et la signature requises, que le courrier informatif du 11 octobre 2019 n’était pas un titre exécutoire opposable, et que la contestation de la délibération n’était pas fondée. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 331-6 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, épouse A, qui contestait le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour. La requérante invoquait un défaut de motivation de la décision implicite, mais n'a pas prouvé avoir reçu une réponse à sa demande de communication des motifs. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que celui d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de Seine-et-Marne sur la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante congolaise. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse. En l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, la décision est entachée d'illégalité pour défaut de motivation. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant algérien reconnu réfugié. Le tribunal estime que cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'une carte de résident de dix ans à tout réfugié. Il enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 5 mars 2025, rejette la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés estime que la requérante ne produit aucun élément probant pour établir la réalité de sa présence continue en France depuis 2014, ni pour démontrer que le refus de rendez-vous porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le requérant soutenait avoir cessé son activité d'autoentrepreneur en mars 2015 et avoir utilisé son compte personnel pour sa SARL, mais le tribunal retient que son activité était toujours active et que les crédits bancaires litigieux constituent des revenus imposables. La qualification de revenus distribués pour les sommes créditées après la création de la SARL est confirmée sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. La situation financière précaire invoquée est jugée sans incidence sur le bien-fondé des impositions.