Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2310868(TA77-2310868)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et la signataire régulièrement habilitée. Il a estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas de liens familiaux stables et durables en France et pouvant reconstituer sa cellule familiale avec son concubin en Côte d'Ivoire. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2405239(TA77-2405239)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant malien, au motif qu’elle est entachée d’un défaut de motivation. La préfète du Val-de-Marne n’a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, formulée par l’intéressé dans le délai de recours, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2405053(TA77-2405053)
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant congolais, prise par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car la préfète n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2402115(TA77-2402115)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal retient un défaut de motivation, la préfète n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2313554(TA77-2313554)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B épouse A, ressortissante ivoirienne. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, conformément aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que cette absence de réponse entraînait un défaut de motivation, justifiant l’annulation de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, tout en condamnant l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2313512(TA77-2313512)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue en France depuis 2015 avec son époux titulaire d'un titre de séjour et leurs deux enfants nées en France, dont l'aînée est handicapée. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2313574(TA77-2313574)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant ivoirien, formée par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs sollicités dans le délai légal. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2313092(TA77-2313092)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme B d'une demande d'exécution d'un jugement du 8 décembre 2022. Ce jugement avait enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation et de prendre une nouvelle décision, et avait condamné l'État à lui verser 1 000 euros. Constatant l'absence totale d'exécution par l'administration, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de l'État pour l'exécution de l'injonction. La demande relative au paiement de la somme de 1 000 euros a été rejetée, la requérante pouvant recourir à la procédure de mandatement d'office prévue par l'article L. 911-9 du code de justice administrative.
N° TA77-2412284(TA77-2412284)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite fixant l'Algérie comme pays de destination de son éloignement, révélée par son placement en rétention administrative. Le tribunal a jugé que l'arrêté de placement en rétention ne révélait pas une telle décision, celle-ci constituant un acte distinct non établi en l'espèce. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable faute de décision administrative susceptible de recours. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 731-1, L. 741-1 et L. 741-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2401822(TA77-2401822)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante ukrainienne, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un duplicata de sa carte de résident. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas satisfaite, dès lors que Mme A reste titulaire d’une carte de résident valable et peut se maintenir sur le territoire français, malgré les difficultés pratiques liées à l’absence de mise à jour de son adresse. La solution retenue repose sur l’absence de démonstration d’une urgence justifiant une mesure provisoire, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du litige.
N° TA77-2412525(TA77-2412525)
Cette ordonnance du tribunal administratif de Melun, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme B, ressortissante canadienne, visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que la requérante ne démontrait pas que l'absence de récépissé lui causerait une atteinte grave et immédiate à ses droits au travail ou à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2201725(TA77-2201725)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 17 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de renouvellement de carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que, postérieurement à cet arrêté, une carte de séjour pluriannuelle valable du 17 octobre 2023 au 16 octobre 2025 avait été délivrée à M. B, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, ainsi que sur celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2304903(TA77-2304903)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 7 février 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en s'appuyant sur les textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne.
N° TA77-2312053(TA77-2312053)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de la convoquer pour la remise d’un titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal retient que le préfet a, entre-temps, pris une décision de refus de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire français, rendant la demande sans utilité et de nature à faire obstacle à cette décision. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2408100(TA77-2408100)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant sénégalais et fils de réfugié, d'une demande d'injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé, lui a délivré un récépissé, et son titre de séjour était disponible au 2 octobre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA77-2411910(TA77-2411910)
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant handicapé (dystrophinopathie) pour faire cesser l'absence d'attribution d'une aide humaine individuelle (AESH) pourtant reconnue par la MDPH. La rectrice de l'académie de Créteil a reconnu l'urgence et l'atteinte au droit à l'éducation, mais a invoqué un manque de personnel disponible. Le tribunal a rappelé l'obligation de l'État de garantir un droit effectif à l'éducation pour les enfants handicapés, en application des articles L. 111-1 et suivants du code de l'éducation. Il a enjoint à la rectrice d'attribuer l'aide humaine individuelle à l'enfant dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA77-2409812(TA77-2409812)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile d'Ivry-sur-Seine. La demande de la préfète du Val-de-Marne a été accueillie car M. A se maintient sans droit ni titre dans les lieux depuis le rejet définitif de sa demande d'asile, malgré une mise en demeure restée infructueuse. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, nécessaire pour libérer une place destinée à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et l'absence de contestation sérieuse. La décision a été prise en application des articles L. 551-11, L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2410879(TA77-2410879)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A, qui contestait le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour son fils, confirmé par la commission présidée par la rectrice de l'académie de Créteil le 26 août 2024. La requérante invoquait l'urgence et des doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour incompétence, défaut d'examen et erreur manifeste d'appréciation. La rectrice a opposé l'irrecevabilité de la requête et contesté l'urgence. Le tribunal a examiné la recevabilité et les conditions de l'urgence, en lien avec les articles L. 131-5 et suivants du code de l'éducation.
N° TA77-2409806(TA77-2409806)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la préfète du Val-de-Marne. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant soudanais, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile d'Ivry-sur-Seine, en raison du rejet définitif de sa demande d'asile et de son maintien sans titre dans les lieux. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au séjour et la possibilité pour le préfet de saisir le juge des référés. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, ainsi que l'absence de contestation sérieuse, M. B ayant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et d'une mise en demeure infructueuse.
N° TA77-2311452(TA77-2311452)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 8 août 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. C pour défaut de production de pièces. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas établi la date de notification de la mise en demeure adressée via le téléservice, en application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et de l'article 3 de l'arrêté du 3 février 2023. Il a relevé que M. C soutenait, sans être contredit, que les modalités d'utilisation de la plateforme indiquaient que la notification n'intervenait qu'à la première consultation, intervenue le 3 août 2023, et non à la date de mise à disposition. La solution retenue consacre que l'administration doit prouver la mise à disposition et la consultation du message, et que les modalités d'utilisation du téléservice, si elles sont erronées, s'imposent à elle.