Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2302900(TA77-2302900)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante chinoise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment le défaut de motivation de la décision et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant que le préfet n’avait pas respecté l’obligation de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, dès lors que la demande de communication des motifs formée par Mme B était restée sans réponse. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA77-2412670(TA77-2412670)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de Mme A B, qui contestait le refus du CROUS de Paris de renouveler son droit d’occuper un logement en résidence universitaire pour l’année 2024-2025. Le juge des référés constate que le CROUS de Paris a son siège à Paris, en dehors du ressort territorial du tribunal de Melun, rendant ce dernier territorialement incompétent. En application des articles L. 522-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence du tribunal. La requérante est invitée à saisir le tribunal administratif de Paris.
N° TA77-2411023(TA77-2411023)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 avril 2024 autorisant le défrichement de 0,9074 hectare à Ozouër-le-Voulgis et de la décision du 24 août 2023 dispensant d'évaluation environnementale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux n'ayant pas débuté et l'autorisation étant valable cinq ans, et que les moyens soulevés, notamment l'absence de consultation de l'architecte des Bâtiments de France, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La requête a été jugée irrecevable en ce qui concerne la dispense d'évaluation environnementale, considérée comme un acte préparatoire insusceptible de recours.
N° TA77-2411458(TA77-2411458)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la préfète du Val-de-Marne a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il écarte également le moyen tiré de l'existence de défaillances systémiques en Espagne, au sens de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA77-2409165(TA77-2409165)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, cette dernière ayant déjà été remise entre-temps. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA77-2411549(TA77-2411549)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri lankais, qui contestait l'arrêté du 11 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à une saisine tardive des autorités allemandes et un défaut d'examen de sa situation personnelle. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de M. C et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013 n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, des injonctions et des frais de justice.
N° TA77-2300680(TA77-2300680)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 22 décembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile bangladais. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
N° TA77-2204952(TA77-2204952)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, détenu à la maison centrale de Poissy, qui demandait l'annulation de la décision du 22 février 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris refusant de lui fournir des factures personnalisées pour ses achats extérieurs. Le tribunal a estimé qu'aucune obligation législative ou réglementaire, notamment issue du code pénitentiaire ou du code de procédure pénale, n'imposait à l'administration de délivrer de tels documents. La solution retenue est le rejet de la requête, ainsi que des conclusions à fin d'injonction.
N° TA77-2403724(TA77-2403724)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 614-1.
N° TA77-2403714(TA77-2403714)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D, ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il estime que le moyen tiré de la nationalité française, soulevé par le requérant, relève d'une question préjudicielle relevant de l'autorité judiciaire et non du juge administratif. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2105988(TA77-2105988)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, agent territorial, qui contestait le refus du département du Val-de-Marne de reconnaître l'imputabilité au service de sa tentative de suicide survenue le 7 octobre 2019. Le tribunal a écarté les moyens de procédure soulevés, estimant que la convocation à la commission de réforme était régulière et que l'agent avait été informé de ses droits, notamment celui de se faire assister par un médecin de son choix. La décision s'appuie sur l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme, et non sur le décret de 1986 invoqué par le requérant, ce dernier étant inapplicable aux agents territoriaux.
N° TA77-2301732(TA77-2301732)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D épouse D, qui demandait l’annulation de la décision du 21 décembre 2022 par laquelle le directeur général de l’OFPRA lui avait refusé la reconnaissance du statut d’apatride. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, en relevant que la signataire bénéficiait d’une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que la requérante, née en Mauritanie d’un père mauritanien, n’apportait pas la preuve, comme elle en avait la charge, de démarches répétées et assidues auprès des autorités mauritaniennes pour obtenir un document d’identité, ni d’un refus de sa part. La décision a été prise en application de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides et des articles L. 582-1 et L. 582-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2300525(TA77-2300525)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. Le requérant invoquait un défaut de motivation, une procédure irrégulière faute de saisine de la commission du titre de séjour, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la décision implicite n'étant pas illégale de ce seul fait, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2304239(TA77-2304239)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que Mme A ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus n'a pas méconnu les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA77-2304160(TA77-2304160)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "conjoint de Français" et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le divorce de l'intéressé, acté en septembre 2022, rompait la condition de vie commune avec son épouse française, rendant impossible le renouvellement sur le fondement des articles L. 423-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA77-2203141(TA77-2203141)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B épouse C, ressortissante marocaine, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de carte de résident « résident de longue durée-UE » fondée sur l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La préfète du Val-de-Marne a opposé un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle, mais le tribunal a écarté cette exception, jugeant que ce titre n’a pas la même portée qu’une carte de résident. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, et a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA77-2301728(TA77-2301728)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 janvier 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la préfète ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA77-2313092(TA77-2313092)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme B d'une demande d'exécution d'un jugement du 8 décembre 2022. Ce jugement avait enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation et de prendre une nouvelle décision, et avait condamné l'État à lui verser 1 000 euros. Constatant l'absence totale d'exécution par l'administration, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de l'État pour l'exécution de l'injonction. La demande relative au paiement de la somme de 1 000 euros a été rejetée, la requérante pouvant recourir à la procédure de mandatement d'office prévue par l'article L. 911-9 du code de justice administrative.
N° TA77-2313512(TA77-2313512)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue en France depuis 2015 avec son époux titulaire d'un titre de séjour et leurs deux enfants nées en France, dont l'aînée est handicapée. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2313574(TA77-2313574)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant ivoirien, formée par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs sollicités dans le délai légal. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.