Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2302900(TA77-2302900)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante chinoise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment le défaut de motivation de la décision et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant que le préfet n’avait pas respecté l’obligation de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, dès lors que la demande de communication des motifs formée par Mme B était restée sans réponse. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA77-2403724(TA77-2403724)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 614-1.
N° TA77-2403723(TA77-2403723)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le Pakistan comme pays de destination. Le juge a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Enfin, le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente de M. A en France et de l'absence d'éléments sur ses attaches personnelles.
N° TA77-2403714(TA77-2403714)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D, ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il estime que le moyen tiré de la nationalité française, soulevé par le requérant, relève d'une question préjudicielle relevant de l'autorité judiciaire et non du juge administratif. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2302966(TA77-2302966)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, contestant l'arrêté du préfet de police du 8 mars 2023 constatant la caducité de son droit au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et la compétence du signataire établie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA77-2411458(TA77-2411458)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la préfète du Val-de-Marne a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il écarte également le moyen tiré de l'existence de défaillances systémiques en Espagne, au sens de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA77-2409275(TA77-2409275)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que M. B n'établissait pas avoir déposé un dossier complet, condition nécessaire à l'obtention d'un récépissé en vertu des articles L. 431-1, R. 431-11, R. 431-12 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il n'a pas été jugé que la condition d'urgence ou l'utilité de la mesure étaient remplies. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA77-2409816(TA77-2409816)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. D d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile à Ivry-sur-Seine. La demande de la préfète du Val-de-Marne a été accueillie car M. D, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée en décembre 2022 et qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, se maintenait sans titre dans le logement. Le juge a estimé que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence et d'utilité, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409267(TA77-2409267)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, après que la préfète du Val-de-Marne lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié. Le juge a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les mesures d'urgence, l'administration ayant régularisé la situation en fixant un rendez-vous.
N° TA77-2409319(TA77-2409319)
Refus de renouvellement de carte professionnelle de conducteur VTC. Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le juge ne peut statuer sur un recours gracieux, relevant de la seule compétence de l'administration. À défaut de production de la décision attaquée malgré une demande de régularisation, la requête est irrecevable en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2205725(TA77-2205725)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant son licenciement par La Poste. La requérante n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, de l’exercice d’un recours administratif préalable obligatoire. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411827(TA77-2411827)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour, en raison de son impossibilité d'honorer une précédente convocation pour motif médical. Le juge estime que la requérante n'établit pas la réalité de ses allégations, faute de produire la décision favorable de renouvellement ou la convocation, et rejette donc la demande pour défaut d'urgence et d'utilité. Les conclusions au titre des frais de justice sont également rejetées.
N° TA77-2412057(TA77-2412057)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant chinois, de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident et aux injonctions associées, après que la préfète du Val-de-Marne lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 10 avril 2025. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté les conclusions de M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi de 1991), estimant qu'il n'y avait pas lieu à condamnation de l'État, l'intéressé ayant obtenu satisfaction en cours d'instance.
N° TA77-2412091(TA77-2412091)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du CNAPS refusant le renouvellement de sa carte professionnelle. En cours d'instance, le CNAPS a délivré une nouvelle carte professionnelle à l'intéressée le 15 octobre 2024. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409815(TA77-2409815)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur demande de la préfète du Val-de-Marne, ordonne l'expulsion de M. C d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue est fondée sur le constat que M. C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, se maintient sans titre dans les lieux, ce qui ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse. Le juge applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, retenant l'urgence et l'utilité de la mesure pour libérer une place nécessaire à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA77-2412753(TA77-2412753)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a rappelé que le référé liberté ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, cette demande relevant du recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions principales étaient manifestement irrecevables, entraînant le rejet de l'ensemble de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais.
N° TA77-2410789(TA77-2410789)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'Association Rennes Étudiants Club Volley-Ball. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 25 juillet 2024 par laquelle la Ligue Nationale de Volley lui a refusé une "wild-card" pour évoluer en Ligue B masculine (LBM) pour la saison 2024/2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le club ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'il pouvait participer au championnat élite et qu'il s'était placé lui-même dans cette situation. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA77-2409355(TA77-2409355)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa part. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 29 octobre 2024. Constatant que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte étaient devenues sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409276(TA77-2409276)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante étrangère afin d’obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressée, et celle-ci n’a pas contesté la réalité de ce rendez-vous ni l’enregistrement de sa demande. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, devenues sans objet. En revanche, il a condamné l’État à verser 1 500 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2106424(TA77-2106424)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de M. C, agent de la fonction publique hospitalière, qui sollicitait la condamnation du département du Val-de-Marne pour manquement à son obligation de reclassement professionnel. Le requérant invoquait une faute de l'administration pour n'avoir pas recherché de postes vacants dans un délai raisonnable, lui causant un préjudice de carrière, une minoration de retraite et un préjudice moral. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le département avait respecté son obligation de moyens en proposant plusieurs missions temporaires à M. C, qu'il avait refusées, et que le délai écoulé n'était pas constitutif d'une faute. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 71 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.