Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2405090(TA77-2405090)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante ivoirienne. Le tribunal retient un défaut de motivation, car le préfet n’a pas communiqué les motifs de la décision implicite malgré la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA77-2405096(TA77-2405096)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant népalais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en l’absence de réponse du préfet à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2405159(TA77-2405159)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant algérien. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé dans les délais, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2310594(TA77-2310594)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne une opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal constate que la requérante était domiciliée à Bougival (Yvelines) à la date de la décision attaquée. En application de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal territorialement compétent est celui du domicile du débiteur. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Versailles.
N° TA77-2405239(TA77-2405239)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant malien, au motif qu’elle est entachée d’un défaut de motivation. La préfète du Val-de-Marne n’a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, formulée par l’intéressé dans le délai de recours, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2405053(TA77-2405053)
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant congolais, prise par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car la préfète n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2402115(TA77-2402115)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal retient un défaut de motivation, la préfète n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2311057(TA77-2311057)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle du requérant. Il a jugé que le renouvellement du titre de séjour était subordonné à la réalité et au sérieux des études, conformément aux articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2412719(TA77-2412719)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B D, mineur représenté par sa mère, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de document de circulation pour étranger mineur. Le juge constate que l’absence de réponse de l’administration a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui rend la demande irrecevable car elle tend à faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, ce que le référé de l’article L. 521-3 ne permet pas. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 414-4 et D. 414-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2310715(TA77-2310715)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige relatif à une sanction disciplinaire de dix jours de cellule infligée à un détenu de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. La compétence est déterminée par le lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée, soit l’Essonne, qui relève du ressort de Versailles.
N° TA77-2412717(TA77-2412717)
**Sujet principal :** Demande d'injonction pour obtenir le traitement d'une demande de document de circulation pour étranger mineur (DCEM). **Juridiction :** Tribunal administratif de Melun, juge des référés. **Solution retenue :** Rejet de la requête. Le juge constate que l'absence de réponse de l'administration pendant plus d'un an a fait naître une décision implicite de rejet. Dès lors, la demande fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui ne permet pas de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, est irrecevable car elle tend à contourner cette décision implicite. **Textes appliqués :** Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ; articles L. 414-4 et D. 414-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412682(TA77-2412682)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, la requérante se bornant à justifier de deux tentatives de prise de rendez-vous espacées d'un an, sans démontrer de démarches récentes et réitérées. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2313423(TA77-2313423)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours contre un refus de carte mobilité inclusion mention « invalidité ou priorité », se déclare incompétent. Il rappelle que, conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, ce contentieux relève du juge judiciaire. En application de l’article R. 142-10 du code de la sécurité sociale, il transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Meaux, compétent en raison du domicile du requérant.
N° TA77-2410036(TA77-2410036)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, une fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour de trois ans. Le juge constate que le requérant a été libéré du centre de rétention par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du 13 août 2024 et ne s’est pas manifesté depuis pour poursuivre la procédure. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet.
N° TA77-2409797(TA77-2409797)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C A pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, et n'a pas justifié de l'impossibilité de le faire. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée par ordonnance le 15 octobre 2024.
N° TA77-2409552(TA77-2409552)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet de Seine-et-Marne de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser supplémentaire.
N° TA77-2412230(TA77-2412230)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de la société Hivory de sa demande de suspension de l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le maire de Voulangis s'était opposé à son projet d'installation d'une station de radiotéléphonie. La société contestait notamment le défaut de motivation de l'arrêté et la méconnaissance des articles UB 5, UB 6 et UB 8 du plan local d'urbanisme. En cours d'instance, la commune a retiré l'arrêté litigieux par un nouvel arrêté de non-opposition du 11 octobre 2024, conduisant la société requérante à se désister. Le juge a donc donné acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA77-2107359(TA77-2107359)
Le Tribunal administratif de Melun a statué sur la demande de M. A, associé et gérant d'une SARL, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 à 2016, consécutives à un contrôle sur pièces portant sur des revenus distribués. Le tribunal a partiellement donné raison à l'administration, en constatant que des dégrèvements partiels déjà accordés rendaient sans objet une partie du litige. Pour le surplus, il a rejeté la requête, estimant que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet des conclusions de M. A, qui supportait la charge de la preuve de l'exagération des impositions en application de l'article R. 194-1 du même livre.
N° TA77-2313574(TA77-2313574)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant ivoirien, formée par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs sollicités dans le délai légal. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2110606(TA77-2110606)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B contestant les cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux mis à leur charge au titre de 2017, issues d'une taxation d'office consécutive à un trafic de stupéfiants. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était régulièrement motivée et notifiée, et que l'administration avait suffisamment démontré que M. B avait la libre disposition des produits stupéfiants, rendant applicable la présomption de revenu de l'article 1649 quater 0-B du code général des impôts. Le tribunal a également validé le montant de l'imposition, les pénalités et les intérêts de retard, en écartant les moyens relatifs à l'insuffisance de motivation des avis d'imposition.