Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410874(TA77-2410874)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de l'exécution de la décision du 26 août 2024 de la commission présidée par la rectrice de l'académie de Créteil, confirmant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte suffisamment grave et immédiate à l'intérêt de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA77-2410876(TA77-2410876)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 26 août 2024 par laquelle la commission présidée par la rectrice de l'académie de Créteil a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour sa fille. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à l'intérêt de l'enfant. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA77-2406956(TA77-2406956)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le dépôt de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 2 000 euros à la requérante au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2408100(TA77-2408100)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant sénégalais et fils de réfugié, d'une demande d'injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé, lui a délivré un récépissé, et son titre de séjour était disponible au 2 octobre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA77-2409806(TA77-2409806)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la préfète du Val-de-Marne. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant soudanais, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile d'Ivry-sur-Seine, en raison du rejet définitif de sa demande d'asile et de son maintien sans titre dans les lieux. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au séjour et la possibilité pour le préfet de saisir le juge des référés. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, ainsi que l'absence de contestation sérieuse, M. B ayant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et d'une mise en demeure infructueuse.
N° TA77-2409812(TA77-2409812)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile d'Ivry-sur-Seine. La demande de la préfète du Val-de-Marne a été accueillie car M. A se maintient sans droit ni titre dans les lieux depuis le rejet définitif de sa demande d'asile, malgré une mise en demeure restée infructueuse. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, nécessaire pour libérer une place destinée à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et l'absence de contestation sérieuse. La décision a été prise en application des articles L. 551-11, L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2412501(TA77-2412501)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé liberté de Mme A, ressortissante ivoirienne et mère d’une enfant réfugiée, qui demandait la délivrance provisoire d’une carte de résident ou le renouvellement de son récépissé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas caractérisée, le seul fait de se voir opposer un refus de renouvellement de titre de séjour ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. Il relève également que la requérante n’établit pas d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la perte de droits sociaux invoquée ne suffisant pas à démontrer une telle atteinte. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2412500(TA77-2412500)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien mineur, qui contestait son maintien en zone d'attente à l'aéroport d'Orly suite à un refus d'entrée. Le juge constate que la décision initiale de placement en zone d'attente du 28 septembre 2024 avait cessé de produire ses effets à la date d'introduction de la requête, le 9 octobre 2024, et qu'elle avait été remplacée par une décision du juge des libertés et de la détention relevant de l'autorité judiciaire. En conséquence, la demande, qui ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2412470(TA77-2412470)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le juge estime que la condition d'urgence, nécessaire à la procédure de référé-liberté, n'est pas caractérisée, le seul défaut de renouvellement du titre ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
N° TA77-2412432(TA77-2412432)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. F et Mme E, qui demandaient, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la délivrance de passeports pour leurs enfants. Les requérants invoquaient une atteinte grave à la liberté d'aller et de venir en raison du retard de l'administration à renouveler les titres. Le juge des référés estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, faute pour les intéressés de justifier d'un projet de voyage impératif devant être réalisé dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête est rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2412249(TA77-2412249)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante congolaise demandant la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante, dont la demande d’admission exceptionnelle au séjour avait été implicitement rejetée puis annulée par un précédent jugement, s’est vu remettre une autorisation provisoire de séjour sans droit au travail, non renouvelée, malgré une promesse d’embauche et une décision de délivrance d’une carte de séjour. Le juge a admis la requérante à l’aide juridictionnelle provisoire et examiné la condition d’urgence et d’atteinte grave à une liberté fondamentale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’ordonnance applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2411477(TA77-2411477)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 6 septembre 2024 portant caducité de son droit au séjour et obligation de quitter le territoire français. Par un mémoire du 16 septembre 2024, le requérant s’est désisté de sa requête. Le magistrat désigné, statuant sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance.
N° TA77-2404917(TA77-2404917)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien conjoint de Français, qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'absence de renouvellement du récépissé à son échéance révélait une décision implicite de rejet de la préfète du Val-de-Marne, rendant la demande sans utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le requérant étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2401709(TA77-2401709)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B, ressortissant algérien. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car le requérant n'avait pas déposé, par une requête distincte, une demande d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA77-2302479(TA77-2302479)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant albanais, formée sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal retient que la préfète du Val-de-Marne a commis une erreur manifeste d’appréciation, eu égard à la stabilité et à l’ancienneté de l’insertion professionnelle du requérant (près de six ans d’activité salariée continue). Il relève également un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA77-2304856(TA77-2304856)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 26 avril 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A C, ressortissant comorien. Le tribunal estime que le requérant a bien transmis l'ensemble des pièces complémentaires demandées dans le délai imparti, contrairement à ce qu'a retenu l'administration. Cette solution est fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité. En conséquence, la préfète doit reprendre l'instruction de la demande de naturalisation.
N° TA77-2405518(TA77-2405518)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant sénégalais demandant d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé le 24 mai 2024, et le requérant n'a pas contesté que ce rendez-vous ait été honoré. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais, faute d'avocat.
N° TA77-2411773(TA77-2411773)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rappelé qu'il ne peut ordonner la délivrance d'un titre de séjour, cette mesure n'étant pas provisoire. Il a également estimé que la demande de renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née le 25 août 2024, en application des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2405593(TA77-2405593)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, réfugié congolais, d’une demande d’injonction visant à obtenir la remise de sa carte de résident ou d’un récépissé, en raison de l’absence de renouvellement de son titre de séjour depuis 2022. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressé pour lui remettre un récépissé, rendant la mesure demandée sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l’État à verser 2 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA77-2408987(TA77-2408987)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2200369 du 14 décembre 2023, a constaté que la préfète du Val-de-Marne n’a pas exécuté l’injonction de délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » et une autorisation provisoire de séjour à M. B, malgré une mise en demeure. En application des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint à la préfète de prendre ces mesures dans un délai déterminé, sous astreinte. La solution retenue vise à assurer l’effectivité de la chose jugée, en rappelant l’obligation de l’administration de se conformer aux décisions de justice.