Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411073(TA77-2411073)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C A, ressortissant portugais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2024 fixant le pays de destination de son expulsion. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Les autres moyens, relatifs à l'obligation de quitter le territoire, au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, ont été déclarés inopérants car non dirigés contre la décision attaquée. La solution se fonde sur les articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2211992(TA77-2211992)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. B, détenu, qui sollicitait la condamnation de l'État pour le préjudice subi du fait de onze fouilles corporelles intégrales pratiquées entre novembre 2021 et juillet 2022. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, estimant que ces fouilles n'étaient pas justifiées par son comportement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, les fouilles étant fondées sur des éléments objectifs liés à la sécurité et au bon ordre de l'établissement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et de la loi pénitentiaire de 2009.
N° TA77-2411438(TA77-2411438)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 18 novembre 2023 lui retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la convocation de M. A devant la commission du titre de séjour était régulière, malgré son absence, car le courrier avait été envoyé à sa dernière adresse connue et qu'il n'avait pas signalé son changement d'adresse. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 412-10, L. 432-13, L. 432-15 et R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411748(TA77-2411748)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C, ressortissant marocain, d'une demande de suspension de la décision de la préfète du Val-de-Marne clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut vers "recherche d'emploi ou création d'entreprise". La préfète a fait valoir un non-lieu à statuer, l'intéressé s'étant vu remettre un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 25 mars 2025. Le juge des référés a constaté que ce récépissé, délivré dans l'attente de l'instruction de sa demande, faisait obstacle à ce que la condition d'urgence soit regardée comme remplie, et a rejeté la requête.
N° TA77-2408229(TA77-2408229)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" en qualité de conjoint de Français. Le juge des référés estime la demande manifestement mal fondée, car la délivrance de ce titre doit être demandée via le téléservice "ANEF" (article R. 431-2 du CESEDA et arrêté du 31 mars 2023), et M. B n'établit pas avoir tenté en vain d'utiliser à nouveau ce service après un premier refus pour dossier incomplet. La mesure sollicitée est donc dépourvue d'utilité, et la requête est rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2202560(TA77-2202560)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par un détenu, M. A, demandant réparation pour 19 fouilles corporelles intégrales subies entre 2019 et 2021, qu'il estimait illégales. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'aucune faute de l'État n'était établie. Il a jugé que les fouilles étaient justifiées par les nécessités de la sécurité et du bon ordre dans l'établissement pénitentiaire, conformément aux articles 22 et 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 (désormais codifiés dans le code pénitentiaire) et aux articles R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires.
N° TA77-2411575(TA77-2411575)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 4 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le défaut d'examen sérieux, l'erreur de droit, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA77-2209067(TA77-2209067)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SCI les Jardins du Cèdre et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chelles du 6 septembre 2022 leur ordonnant de cesser des travaux de construction. En cours d’instance, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, désistement auquel la commune de Chelles ne s’est pas opposée. Par ordonnance du 14 octobre 2024, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement d’instance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également été donné acté du désistement des conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2304900(TA77-2304900)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester la décision "48 SI" du 3 mars 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire, ainsi que sept retraits de points. Le ministre de l'Intérieur a soulevé un non-lieu à statuer, M. B ayant bénéficié d'une reconstitution totale de son capital de points le 1er mars 2024 en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Invité à confirmer le maintien de sa requête, M. B n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a constaté son désistement et lui en a donné acte par ordonnance du 14 octobre 2024.
N° TA77-2410913(TA77-2410913)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la procédure, incluant l'absence d'entretien préalable, n'était pas irrégulière au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés du défaut d'examen, de l'atteinte à la dignité et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
N° TA77-2408231(TA77-2408231)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la demande ne présente pas un caractère d'urgence manifeste et qu'il n'est pas établi que M. A aurait accompli les diligences nécessaires prévues par les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, notamment en sollicitant l'accompagnement numérique ou la solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2405022(TA77-2405022)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme B C. Celle-ci, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation le 25 septembre 2023, a été relogée le 3 juillet 2024 dans un logement de type T4 à Thorigny-sur-Marne. Le préfet ayant informé le tribunal de cette attribution, la demande est devenue sans objet. L’ordonnance, rendue le 14 octobre 2024, applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410853(TA77-2410853)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour née du silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge a reconnu l'urgence, car cette décision empêchait la poursuite de son activité professionnelle et le privait de ses seuls revenus, le plaçant dans une situation précaire imminente. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA77-2410908(TA77-2410908)
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 21 août 2024 par laquelle la directrice territoriale de Créteil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile sierra-léonaise. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une motivation écrite. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA77-2406948(TA77-2406948)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation le 9 octobre 2023, afin d'obtenir un logement adapté à ses besoins. Le préfet de Seine-et-Marne a informé le tribunal que M. B a été relogé le 25 juillet 2024 dans un logement de type T2 à Othis. En l'absence d'observations du requérant, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a été décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
N° TA77-2412431(TA77-2412431)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de Paris rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que la requête relève de la compétence du Tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA77-2411802(TA77-2411802)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’une requête en référé-suspension par Mme C, ressortissante éthiopienne, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de mère d’enfants français. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l’intéressée une nouvelle attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 2 janvier 2025, rendant sans objet la demande de suspension. Mme C s’est désistée de ses conclusions principales, mais a maintenu sa demande au titre des frais irrépétibles. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a statué sur les frais.
N° TA77-2300537(TA77-2300537)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 14 octobre 2024, du désistement pur et simple de la requête de M. C et autres. Les requérants contestaient un permis de construire délivré par le maire du Kremlin-Bicêtre à la société Nexity IR Programmes SEERI pour un programme mixte de logements et commerce. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411558(TA77-2411558)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur du 13 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. E pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant ayant besoin de son permis pour exercer sa profession d'électricien et risquant de perdre son emploi. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, M. E ayant été victime d'une usurpation d'identité et n'ayant pas reçu les notifications d'infractions à sa bonne adresse, en méconnaissance des articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
N° TA77-2411074(TA77-2411074)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. B avait présenté sa demande d'asile tardivement, sans motif légitime, après son retour en France. Il a également estimé que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité du requérant et que la décision n'était entachée d'aucune erreur de fait ou d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris sa demande d'injonction et de frais de justice.