Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412145(TA77-2412145)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, incarcéré puis placé en rétention, n'avait pas été privé de son droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412501(TA77-2412501)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé liberté de Mme A, ressortissante ivoirienne et mère d’une enfant réfugiée, qui demandait la délivrance provisoire d’une carte de résident ou le renouvellement de son récépissé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas caractérisée, le seul fait de se voir opposer un refus de renouvellement de titre de séjour ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. Il relève également que la requérante n’établit pas d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la perte de droits sociaux invoquée ne suffisant pas à démontrer une telle atteinte. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412500(TA77-2412500)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien mineur, qui contestait son maintien en zone d'attente à l'aéroport d'Orly suite à un refus d'entrée. Le juge constate que la décision initiale de placement en zone d'attente du 28 septembre 2024 avait cessé de produire ses effets à la date d'introduction de la requête, le 9 octobre 2024, et qu'elle avait été remplacée par une décision du juge des libertés et de la détention relevant de l'autorité judiciaire. En conséquence, la demande, qui ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412470(TA77-2412470)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le juge estime que la condition d'urgence, nécessaire à la procédure de référé-liberté, n'est pas caractérisée, le seul défaut de renouvellement du titre ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2405593(TA77-2405593)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, réfugié congolais, d’une demande d’injonction visant à obtenir la remise de sa carte de résident ou d’un récépissé, en raison de l’absence de renouvellement de son titre de séjour depuis 2022. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressé pour lui remettre un récépissé, rendant la mesure demandée sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l’État à verser 2 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA77-2408987(TA77-2408987)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2200369 du 14 décembre 2023, a constaté que la préfète du Val-de-Marne n’a pas exécuté l’injonction de délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » et une autorisation provisoire de séjour à M. B, malgré une mise en demeure. En application des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint à la préfète de prendre ces mesures dans un délai déterminé, sous astreinte. La solution retenue vise à assurer l’effectivité de la chose jugée, en rappelant l’obligation de l’administration de se conformer aux décisions de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411773(TA77-2411773)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rappelé qu'il ne peut ordonner la délivrance d'un titre de séjour, cette mesure n'étant pas provisoire. Il a également estimé que la demande de renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née le 25 août 2024, en application des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2302479(TA77-2302479)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant albanais, formée sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal retient que la préfète du Val-de-Marne a commis une erreur manifeste d’appréciation, eu égard à la stabilité et à l’ancienneté de l’insertion professionnelle du requérant (près de six ans d’activité salariée continue). Il relève également un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2304856(TA77-2304856)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 26 avril 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A C, ressortissant comorien. Le tribunal estime que le requérant a bien transmis l'ensemble des pièces complémentaires demandées dans le délai imparti, contrairement à ce qu'a retenu l'administration. Cette solution est fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité. En conséquence, la préfète doit reprendre l'instruction de la demande de naturalisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411260(TA77-2411260)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la décision contestée constituait un classement pour dossier incomplet, et non un refus de titre, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le recours étant manifestement mal fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405518(TA77-2405518)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant sénégalais demandant d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé le 24 mai 2024, et le requérant n'a pas contesté que ce rendez-vous ait été honoré. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais, faute d'avocat.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2304903(TA77-2304903)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 7 février 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en s'appuyant sur les textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2201725(TA77-2201725)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 17 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de renouvellement de carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que, postérieurement à cet arrêté, une carte de séjour pluriannuelle valable du 17 octobre 2023 au 16 octobre 2025 avait été délivrée à M. B, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, ainsi que sur celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2202560(TA77-2202560)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par un détenu, M. A, demandant réparation pour 19 fouilles corporelles intégrales subies entre 2019 et 2021, qu'il estimait illégales. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'aucune faute de l'État n'était établie. Il a jugé que les fouilles étaient justifiées par les nécessités de la sécurité et du bon ordre dans l'établissement pénitentiaire, conformément aux articles 22 et 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 (désormais codifiés dans le code pénitentiaire) et aux articles R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA77-2300537(TA77-2300537)

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 14 octobre 2024, du désistement pur et simple de la requête de M. C et autres. Les requérants contestaient un permis de construire délivré par le maire du Kremlin-Bicêtre à la société Nexity IR Programmes SEERI pour un programme mixte de logements et commerce. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410913(TA77-2410913)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la procédure, incluant l'absence d'entretien préalable, n'était pas irrégulière au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés du défaut d'examen, de l'atteinte à la dignité et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408231(TA77-2408231)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la demande ne présente pas un caractère d'urgence manifeste et qu'il n'est pas établi que M. A aurait accompli les diligences nécessaires prévues par les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, notamment en sollicitant l'accompagnement numérique ou la solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411802(TA77-2411802)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’une requête en référé-suspension par Mme C, ressortissante éthiopienne, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de mère d’enfants français. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l’intéressée une nouvelle attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 2 janvier 2025, rendant sans objet la demande de suspension. Mme C s’est désistée de ses conclusions principales, mais a maintenu sa demande au titre des frais irrépétibles. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a statué sur les frais.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2410908(TA77-2410908)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 21 août 2024 par laquelle la directrice territoriale de Créteil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile sierra-léonaise. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une motivation écrite. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA77-2405022(TA77-2405022)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme B C. Celle-ci, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation le 25 septembre 2023, a été relogée le 3 juillet 2024 dans un logement de type T4 à Thorigny-sur-Marne. Le préfet ayant informé le tribunal de cette attribution, la demande est devenue sans objet. L’ordonnance, rendue le 14 octobre 2024, applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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