Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2109720(TA77-2109720)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la réduction de son imposition sur le revenu de 2020 par la prise en compte d’un déficit foncier de 1 358 euros. La requérante n’a pas justifié de la déductibilité des charges alléguées : les travaux de ravalement incombaient au vendeur et non à elle, et les tickets de caisse produits concernaient l’année 2021. Le tribunal a appliqué les articles 28, 29 et 31 du code général des impôts, rappelant qu’il incombe au contribuable de prouver la réalité et le caractère déductible des charges. La demande a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2402225(TA77-2402225)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. A dans le délai légal, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2308900(TA77-2308900)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental du Val-de-Marne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "invalidité ou priorité" pour son fils. En application du V bis de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, le juge administratif s’est déclaré incompétent, ce contentieux relevant du juge judiciaire. Par ordonnance du 16 octobre 2024, il a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Créteil, compétent en raison du domicile de la requérante à Chevilly-Larue.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2308810(TA77-2308810)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un titre de perception émis le 20 juillet 2023 pour le recouvrement d’un indu de rémunération de 3 006,01 euros. Constatant qu’à la date de la décision attaquée, Mme B était affectée à la préfecture de la Réunion, le tribunal a estimé, en application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de la Réunion. Par une ordonnance du 16 octobre 2024, le tribunal de Melun a donc transmis le dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2308316(TA77-2308316)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne d’abroger une obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Creil (Oise), il transmet l’affaire au Tribunal administratif d’Amiens, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2409552(TA77-2409552)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet de Seine-et-Marne de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser supplémentaire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2110390(TA77-2110390)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la SAS SES Interim, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2014 et 2015. La société demandait la décharge de ces impositions, estimant que les charges déduites au titre de prestations de la société mère (Arbra) étaient réelles et justifiées. Le tribunal a rappelé qu'il incombe au contribuable de justifier de la réalité et de l'intérêt des charges déduites, et a estimé que la société n'apportait pas cette preuve suffisante. La solution retenue est le rejet de la demande, sur le fondement des articles 39 et 209 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2409797(TA77-2409797)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C A pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, et n'a pas justifié de l'impossibilité de le faire. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée par ordonnance le 15 octobre 2024.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2110606(TA77-2110606)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B contestant les cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux mis à leur charge au titre de 2017, issues d'une taxation d'office consécutive à un trafic de stupéfiants. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était régulièrement motivée et notifiée, et que l'administration avait suffisamment démontré que M. B avait la libre disposition des produits stupéfiants, rendant applicable la présomption de revenu de l'article 1649 quater 0-B du code général des impôts. Le tribunal a également validé le montant de l'imposition, les pénalités et les intérêts de retard, en écartant les moyens relatifs à l'insuffisance de motivation des avis d'imposition.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2402077(TA77-2402077)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B épouse C, ressortissante égyptienne, formée auprès de la préfète du Val-de-Marne. La juridiction retient un défaut de motivation, la préfète n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2310715(TA77-2310715)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige relatif à une sanction disciplinaire de dix jours de cellule infligée à un détenu de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. La compétence est déterminée par le lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée, soit l’Essonne, qui relève du ressort de Versailles.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2111253(TA77-2111253)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018. Concernant les années 2016 et 2017, le tribunal a jugé que M. B, en déposant une déclaration 2035, avait opté pour le régime de la déclaration contrôlée (articles 96 et 97 du code général des impôts), et ne pouvait donc pas relever du régime micro-BNC. Pour l'année 2018, le tribunal a estimé que M. B, n'ayant pas déposé spontanément sa déclaration de revenus, ne pouvait pas bénéficier du crédit d'impôt modernisation du recouvrement (article 60 de la loi de finances pour 2017).

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2412230(TA77-2412230)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de la société Hivory de sa demande de suspension de l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le maire de Voulangis s'était opposé à son projet d'installation d'une station de radiotéléphonie. La société contestait notamment le défaut de motivation de l'arrêté et la méconnaissance des articles UB 5, UB 6 et UB 8 du plan local d'urbanisme. En cours d'instance, la commune a retiré l'arrêté litigieux par un nouvel arrêté de non-opposition du 11 octobre 2024, conduisant la société requérante à se désister. Le juge a donc donné acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2108827(TA77-2108827)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour l'année 2013. Le tribunal a jugé que la procédure de taxation d'office était régulière, notamment car la mise en demeure de déclaration avait été valablement notifiée et que l'absence de signature sur l'exemplaire administratif n'était pas une irrégularité substantielle. Les autres moyens soulevés par le requérant, relatifs à la motivation de la proposition de rectification et à l'appréhension des revenus, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 66 et L. 67 du livre des procédures fiscales.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA77-2410036(TA77-2410036)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, une fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour de trois ans. Le juge constate que le requérant a été libéré du centre de rétention par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du 13 août 2024 et ne s’est pas manifesté depuis pour poursuivre la procédure. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2405893(TA77-2405893)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête de M. B contestant un refus implicite de délivrance d’un passeport français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Dourdan (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour renvoyer l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA77-2310594(TA77-2310594)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne une opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal constate que la requérante était domiciliée à Bougival (Yvelines) à la date de la décision attaquée. En application de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal territorialement compétent est celui du domicile du débiteur. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Versailles.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412719(TA77-2412719)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B D, mineur représenté par sa mère, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de document de circulation pour étranger mineur. Le juge constate que l’absence de réponse de l’administration a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui rend la demande irrecevable car elle tend à faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, ce que le référé de l’article L. 521-3 ne permet pas. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 414-4 et D. 414-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310868(TA77-2310868)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et la signataire régulièrement habilitée. Il a estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas de liens familiaux stables et durables en France et pouvant reconstituer sa cellule familiale avec son concubin en Côte d'Ivoire. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2313554(TA77-2313554)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B épouse A, ressortissante ivoirienne. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, conformément aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que cette absence de réponse entraînait un défaut de motivation, justifiant l’annulation de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, tout en condamnant l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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