Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2300572(TA77-2300572)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté du 18 décembre 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de Français et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la condition d'entrée régulière sur le territoire, requise par l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était opposable à M. A, qui n'a pas justifié d'une entrée régulière. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2212298(TA77-2212298)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision de l'OFPRA était suffisamment motivée et fondée sur un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Il a également jugé que la décision de la Cour nationale du droit d'asile, qui mentionnait que M. A n'avait pas de nationalité, n'avait pas autorité de la chose jugée sur la question de l'apatridie. Enfin, le tribunal a considéré que M. A n'apportait pas la preuve qu'aucun État ne le considérait comme son ressortissant, conformément à la Convention de New York de 1954 et à l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411511(TA77-2411511)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du 9 septembre 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, dit "Dublin III", en l'absence de preuve de défaillances systémiques en Italie. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA77-2412670(TA77-2412670)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de Mme A B, qui contestait le refus du CROUS de Paris de renouveler son droit d’occuper un logement en résidence universitaire pour l’année 2024-2025. Le juge des référés constate que le CROUS de Paris a son siège à Paris, en dehors du ressort territorial du tribunal de Melun, rendant ce dernier territorialement incompétent. En application des articles L. 522-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence du tribunal. La requérante est invitée à saisir le tribunal administratif de Paris.
N° TA77-2411023(TA77-2411023)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 avril 2024 autorisant le défrichement de 0,9074 hectare à Ozouër-le-Voulgis et de la décision du 24 août 2023 dispensant d'évaluation environnementale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux n'ayant pas débuté et l'autorisation étant valable cinq ans, et que les moyens soulevés, notamment l'absence de consultation de l'architecte des Bâtiments de France, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La requête a été jugée irrecevable en ce qui concerne la dispense d'évaluation environnementale, considérée comme un acte préparatoire insusceptible de recours.
N° TA77-2403724(TA77-2403724)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 614-1.
N° TA77-2403723(TA77-2403723)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le Pakistan comme pays de destination. Le juge a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Enfin, le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente de M. A en France et de l'absence d'éléments sur ses attaches personnelles.
N° TA77-2403714(TA77-2403714)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D, ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il estime que le moyen tiré de la nationalité française, soulevé par le requérant, relève d'une question préjudicielle relevant de l'autorité judiciaire et non du juge administratif. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2204952(TA77-2204952)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, détenu à la maison centrale de Poissy, qui demandait l'annulation de la décision du 22 février 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris refusant de lui fournir des factures personnalisées pour ses achats extérieurs. Le tribunal a estimé qu'aucune obligation législative ou réglementaire, notamment issue du code pénitentiaire ou du code de procédure pénale, n'imposait à l'administration de délivrer de tels documents. La solution retenue est le rejet de la requête, ainsi que des conclusions à fin d'injonction.
N° TA77-2402510(TA77-2402510)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un jugement du 29 septembre 2022 enjoignant à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de lui restituer son passeport. En cours d’instance, M. A s’est désisté de sa demande, un récépissé de demande de titre de séjour lui ayant été remis le 20 décembre 2023. Le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2411458(TA77-2411458)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la préfète du Val-de-Marne a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il écarte également le moyen tiré de l'existence de défaillances systémiques en Espagne, au sens de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA77-2302966(TA77-2302966)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, contestant l'arrêté du préfet de police du 8 mars 2023 constatant la caducité de son droit au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et la compétence du signataire établie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA77-2302900(TA77-2302900)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante chinoise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment le défaut de motivation de la décision et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant que le préfet n’avait pas respecté l’obligation de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, dès lors que la demande de communication des motifs formée par Mme B était restée sans réponse. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA77-2302827(TA77-2302827)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne d'autoriser le regroupement familial au bénéfice de son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision préfectorale régulière. Il a estimé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une condamnation pénale de M. D démontrant un non-respect des valeurs républicaines. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, y compris celles fondées sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2300680(TA77-2300680)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 22 décembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile bangladais. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
N° TA77-2409165(TA77-2409165)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, cette dernière ayant déjà été remise entre-temps. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA77-2411549(TA77-2411549)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri lankais, qui contestait l'arrêté du 11 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à une saisine tardive des autorités allemandes et un défaut d'examen de sa situation personnelle. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de M. C et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013 n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, des injonctions et des frais de justice.
N° TA77-2412804(TA77-2412804)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante taïwanaise, qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 1er juillet 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, Mme A n'a plus droit à un nouveau récépissé, et l'absence de délivrance ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2410506(TA77-2410506)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par le SyGéo et la Semhach. Cette expertise vise à déterminer les causes et l'imputabilité des désordres affectant une pompe à chaleur géothermique, objet d'un marché public, et dont l'aggravation a conduit à son arrêt en mars 2023. Le juge estime la mesure utile pour éclairer un litige potentiel relevant de la compétence administrative, sans préjuger des responsabilités. En revanche, il rejette la demande de pré-rapport, aucune disposition ne permettant de l'imposer, et celle relative aux dépens, dont la charge sera fixée ultérieurement.
N° TA77-2411720(TA77-2411720)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante se bornant à invoquer des circonstances générales sans précisions concrètes sur l'atteinte à sa situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.