Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2311461(TA77-2311461)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'examen de la vulnérabilité, était régulière. Il a estimé que le requérant n'avait pas respecté ses obligations en refusant d'embarquer, justifiant ainsi le refus de rétablissement. La solution s'appuie sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2305404(TA77-2305404)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une requête en contravention de grande voirie visant à condamner M. B à une amende de 150 euros et à la remise en état des lieux. VNF s’est désisté de sa requête par un mémoire du 16 septembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a donc été prononcée à l’encontre de M. B.
N° TA77-2412595(TA77-2412595)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 9 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, entré en France muni d'un visa de circulation Schengen, ne justifiait pas d'une entrée régulière au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il ne remplissait pas les conditions de durée de séjour prévues par le code frontières Schengen. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA77-2409275(TA77-2409275)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que M. B n'établissait pas avoir déposé un dossier complet, condition nécessaire à l'obtention d'un récépissé en vertu des articles L. 431-1, R. 431-11, R. 431-12 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il n'a pas été jugé que la condition d'urgence ou l'utilité de la mesure étaient remplies. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA77-2412091(TA77-2412091)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du CNAPS refusant le renouvellement de sa carte professionnelle. En cours d'instance, le CNAPS a délivré une nouvelle carte professionnelle à l'intéressée le 15 octobre 2024. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411828(TA77-2411828)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer à Mme B, conjointe de Français, un récépissé de demande de titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. La requérante, dont le visa de long séjour expirait le 30 septembre 2024, avait déposé une demande de renouvellement en ligne sans obtenir de réponse, ce qui caractérisait une situation d'urgence présumée. Le tribunal a considéré que la délivrance du récépissé était utile pour préserver ses droits et ne faisait obstacle à aucune décision administrative, en application des articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA77-2108536(TA77-2108536)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par plusieurs syndicats d’une demande d’annulation d’une délibération du conseil départemental du Val-de-Marne du 19 juillet 2021 modifiant le tableau indicatif des grades et emplois du personnel. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions aux fins d’annulation en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 3 octobre 2024. Il a également rejeté les demandes de frais de justice présentées par les deux parties, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA77-2412057(TA77-2412057)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant chinois, de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident et aux injonctions associées, après que la préfète du Val-de-Marne lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 10 avril 2025. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté les conclusions de M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi de 1991), estimant qu'il n'y avait pas lieu à condamnation de l'État, l'intéressé ayant obtenu satisfaction en cours d'instance.
N° TA77-2409276(TA77-2409276)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante étrangère afin d’obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressée, et celle-ci n’a pas contesté la réalité de ce rendez-vous ni l’enregistrement de sa demande. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, devenues sans objet. En revanche, il a condamné l’État à verser 1 500 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2408899(TA77-2408899)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour. Par un mémoire du 1er octobre 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’étant soulevée, l’affaire est close sans autre condamnation.
N° TA77-2409267(TA77-2409267)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, après que la préfète du Val-de-Marne lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié. Le juge a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les mesures d'urgence, l'administration ayant régularisé la situation en fixant un rendez-vous.
N° TA77-2411782(TA77-2411782)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 26 août 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que la décision de transfert est suffisamment motivée et ne méconnaît pas les dispositions des articles 3, 4, 5, 17, 21, 22 et 26 du règlement Dublin III, ni l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ou l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il écarte également les moyens tirés d'un défaut d'examen particulier et d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice sont rejetées.
N° TA77-2311591(TA77-2311591)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine d'une demande d'injonction visant à obtenir une copie de la décision de regroupement familial, nécessaire au dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour déposer son dossier, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Toutefois, le tribunal a condamné l'État à verser 2 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409355(TA77-2409355)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa part. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 29 octobre 2024. Constatant que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte étaient devenues sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410868(TA77-2410868)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme C B tendant à obtenir le traitement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir délivré une attestation valable jusqu'au 16 décembre 2024 et être en attente de pièces complémentaires. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412739(TA77-2412739)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de Mme B, ressortissante russe, qui demandait la délivrance sous astreinte d’un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que l’absence de délivrance de ce récépissé ne portait pas, à la date de l’ordonnance, une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (liberté d’aller et venir, liberté du travail), dès lors que sa carte de séjour était encore valable jusqu’au 19 octobre 2024. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.
N° TA77-2408499(TA77-2408499)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant malien, afin d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de convoquer l'intéressé pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" (article L. 423-23 du CESEDA), en lieu et place d'un renouvellement de son titre "travailleur temporaire". En cours d'instance, la préfète a convoqué M. A pour le 18 octobre 2024. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du CJA).
N° TA77-2412609(TA77-2412609)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. B. Celui-ci demandait la suspension de la décision implicite de rejet de la commission de médiation de Seine-et-Marne, qui n'avait pas répondu à son recours visant à être reconnu prioritaire pour un logement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments concrets sur sa situation personnelle et ses démarches. Les conclusions accessoires aux fins d'injonction, d'astreinte et au titre de l'aide juridictionnelle ont également été rejetées.
N° TA77-2304160(TA77-2304160)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "conjoint de Français" et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le divorce de l'intéressé, acté en septembre 2022, rompait la condition de vie commune avec son épouse française, rendant impossible le renouvellement sur le fondement des articles L. 423-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA77-2304239(TA77-2304239)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que Mme A ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus n'a pas méconnu les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.