Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2404795(TA77-2404795)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de carte pluriannuelle et de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a relevé que la requérante avait déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour hors des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui faisait obstacle à l'utilité de la mesure sollicitée. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas satisfaite et la mesure demandée se heurtant à une contestation sérieuse, la requête a été rejetée.
N° TA77-2402513(TA77-2402513)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d'une demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du 17 juillet 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La requérante s'est désistée de sa demande après avoir obtenu un titre de séjour le 29 août 2023. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er mars 2024, constatant que l'exécution de la décision initiale était devenue sans objet. Cette solution s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2207825(TA77-2207825)
Le Tribunal Administratif de MELUN a annulé la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur du 6 juin 2022 invalidant le permis de conduire de Mme B, ainsi que les deux retraits de points consécutifs aux infractions des 6 et 29 novembre 2020. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve que Mme B avait reçu les informations obligatoires prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la constatation de ces infractions, ce qui constitue une garantie essentielle méconnue. En conséquence, le solde de points de Mme B doit être reconstitué en tenant compte de cette annulation.
N° TA77-2206243(TA77-2206243)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B contestant la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante contestait le défaut d'information préalable aux retraits de points pour trois infractions commises entre 2014 et 2021. Le tribunal juge que l'absence de notification des retraits de points est sans influence sur leur légalité, ces modalités n'affectant que l'opposabilité et le délai de recours. Il rappelle que la réalité des infractions est établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
N° TA77-2406894(TA77-2406894)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par une ressortissante congolaise demandant la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne lui a délivré cette attestation, valable jusqu’au 5 septembre 2024. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, désistement dont le tribunal lui a donné acte. L’État a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409817(TA77-2409817)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expulsion de M. C, un ressortissant soudanais, du centre d'hébergement "Aurore Pierre Sémard". La solution retenue est l'expulsion sans délai de l'occupant, autorisant le recours à la force publique et l'enlèvement de ses biens, au motif que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 29 octobre 2020 et qu'il se maintient sans titre dans les lieux. Le juge applique les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'absence de contestation sérieuse et l'urgence à libérer une place nécessaire à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA77-2412653(TA77-2412653)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, qui demandait à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français ou le renouvellement de son récépissé. La demande est jugée sans utilité car M. A a déjà déposé sa demande en octobre 2023. Par ailleurs, le renouvellement du récépissé ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l’administration, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc mal fondée et rejetée, sans application des frais de justice.
N° TA77-2406528(TA77-2406528)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née le 29 février 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, Mme A n'avait plus droit à un nouveau récépissé, et la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2411794(TA77-2411794)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne du 8 août 2023 retirant le titre de séjour de M. B, ressortissant marocain, au motif que la requête au fond était irrecevable pour tardiveté. Le juge a constaté que le préfet n'avait pas établi que la décision avait été régulièrement notifiée à l'adresse déclarée de l'intéressé, mais a estimé que la requête en annulation, enregistrée le 12 septembre 2024, était tardive au regard du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision n'a pas été examinée, et la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du même code a été rejetée comme non fondée.
N° TA77-2410488(TA77-2410488)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Fontainebleau pour une résidence étudiante de 168 places. Les requérants, dont la commune d’Avon et des riverains, invoquent l’urgence et plusieurs moyens sérieux, notamment l’insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des articles UD 3, 4, 11 et 13 du plan local d’urbanisme, ainsi que l’absence d’autorisation pour établissement recevant du public. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais la décision statue sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les articles R. 431-5 et R. 111-2 du code de l’urbanisme.
N° TA77-2406854(TA77-2406854)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant marocain, afin d'obtenir un rendez-vous pour retirer son titre de séjour ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que la préfète du Val-de-Marne avait convoqué l'intéressé le 25 juillet 2024 pour retirer son titre de séjour, rendant ainsi sans objet sa demande d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA77-2406554(TA77-2406554)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A, ressortissant malien, qui demandait à être convoqué pour déposer une demande de titre de séjour, a constaté que l'administration lui avait communiqué un rendez-vous après l'introduction de la requête. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2406536(TA77-2406536)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 21 octobre 2024, il a donné acte du désistement et mis fin à l’instance.
N° TA77-2406531(TA77-2406531)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A, qui demandait d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, a pris acte du désistement pur et simple du requérant. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par un désistement avant tout examen au fond.
N° TA77-2209831(TA77-2209831)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le retrait d’un point de son permis de conduire suite à une infraction routière constatée le 17 février 2022. Le requérant soutenait ne pas être l’auteur de l’infraction et ne pas avoir reçu l’avis de contravention. Le tribunal a jugé que la contestation de l’imputabilité de l’infraction relevait du juge pénal et non du juge administratif. Il a également estimé que la notification de l’avis d’amende forfaitaire majorée était établie par la production d’un accusé de réception mentionnant un pli avisé non réclamé, rendant le requérant réputé informé. La décision a été rendue sur le fondement du code de la route et du code de procédure pénale.
N° TA77-2209795(TA77-2209795)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant la décision "48 SI" du 27 septembre 2022 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à cinq infractions dont les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Pour les dix autres infractions, le tribunal a relevé d'office que les conclusions étaient tardives, car introduites au-delà du délai raisonnable d'un an suivant la notification des retraits de points, en application du principe de sécurité juridique. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2209778(TA77-2209778)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de 4 points de son permis de conduire suite à une infraction au feu rouge du 7 février 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la contestation de la réalité de l'infraction, estimant que celle-ci était établie par l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Il a également jugé que la contestation de la qualité d'auteur de l'infraction relevait du juge pénal et non du juge administratif. Enfin, la demande de renvoi de l'audience a été refusée, l'affaire étant en état d'être jugée sans motif exceptionnel.
N° TA77-2209613(TA77-2209613)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C contestant plusieurs retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions commises entre 2010 et 2020. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives aux infractions de 2010, 2011 et 2012, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. Pour les autres infractions, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, jugé inopérant, et a rejeté le surplus des conclusions. La décision s’appuie sur les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
N° TA77-2209542(TA77-2209542)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C contestant la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur du 4 juillet 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à quatre infractions (dont celle du 17 septembre 2019) dont les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, considérant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA77-2409809(TA77-2409809)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, ressortissant ivoirien, du centre d'hébergement "Aurore Pierre Sémard" à Ivry-sur-Seine. La requête de la préfète du Val-de-Marne a été accueillie au motif que M. C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée et qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, se maintient indûment dans les lieux malgré une mise en demeure. Le juge a autorisé le recours à la force publique et l'évacuation des biens meubles aux frais et risques de l'intéressé, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, compte tenu du refus de libérer une place nécessaire à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.