Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411884(TA77-2411884)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait la délivrance d'une attestation ou d'un récépissé pour sa demande de renouvellement de titre de séjour pour soins. Le juge a estimé que la demande d'injonction était irrecevable car elle visait à faire obstacle à une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, en application des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de ce motif de rejet.
N° TA77-2411908(TA77-2411908)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute de précisions concrètes sur l'atteinte à sa vie privée et professionnelle, et que la demande était en tout état de cause dépourvue d'utilité, M. A ayant déjà déposé sa demande en ligne. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA77-2412653(TA77-2412653)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, qui demandait à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français ou le renouvellement de son récépissé. La demande est jugée sans utilité car M. A a déjà déposé sa demande en octobre 2023. Par ailleurs, le renouvellement du récépissé ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l’administration, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc mal fondée et rejetée, sans application des frais de justice.
N° TA77-2412376(TA77-2412376)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. B A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de l'inviter à déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet, rendant la mesure d'injonction inutile et celle de délivrance d'un récépissé de nature à faire obstacle à cette décision. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412446(TA77-2412446)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Ce dernier contestait la décision de prolongation de son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, invoquant une atteinte à la présomption d'innocence et un traitement inhumain et dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge estime que la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou qu'elle est manifestement mal fondée, permettant son rejet par une ordonnance motivée sans instruction préalable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
N° TA77-2411740(TA77-2411740)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d'utilité, car la demande de titre de séjour de M. A, déposée en février 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision de rejet. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2409822(TA77-2409822)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande de la préfète du Val-de-Marne, a ordonné l'expulsion de M. B, ressortissant guinéen, du centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (CHUDA) de Vitry-sur-Seine. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que le maintien dans les lieux de M. B, dont la demande d’asile a été définitivement rejetée, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et que la libération de la place présentait un caractère d’urgence et d’utilité pour l’accueil de nouveaux demandeurs. En conséquence, le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l’évacuation forcée et au débarras des biens aux frais de l’occupant.
N° TA77-2409809(TA77-2409809)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, ressortissant ivoirien, du centre d'hébergement "Aurore Pierre Sémard" à Ivry-sur-Seine. La requête de la préfète du Val-de-Marne a été accueillie au motif que M. C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée et qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, se maintient indûment dans les lieux malgré une mise en demeure. Le juge a autorisé le recours à la force publique et l'évacuation des biens meubles aux frais et risques de l'intéressé, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, compte tenu du refus de libérer une place nécessaire à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA77-2411768(TA77-2411768)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la Mutuelle Nationale des Artistes "Pont-aux-Dames" d'une demande de suspension de la décision du 19 juillet 2024 du président du conseil départemental de Seine-et-Marne retirant l'habilitation de l'EHPAD "La Maison des Artistes" à recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale à l'hébergement, sur le fondement de l'article L. 313-9 du code de l'action sociale et des familles. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une erreur d'appréciation et d'un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la décision ne devant produire ses effets que dans un délai de six mois et la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts.
N° TA77-2411234(TA77-2411234)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait l'affectation sous astreinte d'un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) pour son fils. Le juge a considéré que, bien que l'urgence soit reconnue, la mesure sollicitée n'était pas utile dès lors que l'administration justifiait de diligences suffisantes et en cours pour pourvoir au recrutement, rendant la demande prématurée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de l'action sociale et des familles garantissant le droit à l'éducation des enfants handicapés.
N° TA77-2410493(TA77-2410493)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2023 par lequel le maire de Nemours avait accordé un permis de construire à la société "LNC Orion" pour un ensemble de 85 logements. La société requérante, propriétaire d'un terrain voisin, invoquait l'urgence et plusieurs moyens relatifs à l'incomplétude du dossier de demande et à la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux n'ayant pas commencé et ne devant débuter qu'après l'obtention d'une autorisation définitive, et a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Nemours et 1 500 euros à la société "LNC Orion" au titre des frais de justice.
N° TA77-2409824(TA77-2409824)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile géré par Emmaüs à Vitry-sur-Seine. La juridiction a constaté que M. B se maintenait indûment dans les lieux malgré le rejet définitif de sa demande d'asile, une décision de sortie notifiée en 2022 et une mise en demeure restée infructueuse. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au maintien sur le territoire. Le juge a autorisé le recours à la force publique pour l'évacuation et le débarras des biens aux frais de l'occupant, en raison de l'urgence et de l'utilité de libérer la place pour l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA77-2409817(TA77-2409817)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expulsion de M. C, un ressortissant soudanais, du centre d'hébergement "Aurore Pierre Sémard". La solution retenue est l'expulsion sans délai de l'occupant, autorisant le recours à la force publique et l'enlèvement de ses biens, au motif que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 29 octobre 2020 et qu'il se maintient sans titre dans les lieux. Le juge applique les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'absence de contestation sérieuse et l'urgence à libérer une place nécessaire à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA77-2412918(TA77-2412918)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 20 septembre 2024 refusant une autorisation de travail à M. A, ressortissant algérien titulaire d’un certificat de résidence étudiant. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’urgence, de la régularisation de l’offre d’emploi, des difficultés de recrutement dans le secteur ou de l’atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux, n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est rejetée sans qu’il soit besoin de statuer sur l’urgence, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2412853(TA77-2412853)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait à obtenir un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 25 février 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de M. B, qui vise à obtenir une mesure utile, est dépourvue d'objet et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Le tribunal invite l'intéressé à contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA77-2412775(TA77-2412775)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières ou d'une situation personnelle concrète, et ce malgré un délai de traitement de sa demande jugé insuffisamment étayé par des relances. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412741(TA77-2412741)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé et d'accélérer l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de décision explicite dans un délai de quatre mois, la demande de titre de séjour de l'intéressée était implicitement rejetée, rendant ainsi l'instruction achevée et la demande d'injonction dépourvue d'utilité. En outre, la délivrance d'un récépissé aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA77-2412660(TA77-2412660)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait des mesures pour faire cesser le traitement anormalement long de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a constaté que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant, car M. A n'avait pas démontré un risque imminent de perdre son admission en école de commerce ou son contrat d'apprentissage. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-5 et R. 432-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412636(TA77-2412636)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, ressortissant malien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment au vu de l'ancienneté de sa situation et de l'absence de preuve sur les démarches effectuées. La solution retenue est donc le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2412538(TA77-2412538)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante burkinabé, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas établie, la requérante ne démontrant pas que la situation de son enfant handicapé ou sa propre situation administrative se soient dégradées de manière imminente depuis le dépôt de sa demande d’annulation en septembre 2024. En conséquence, l’ordonnance rejette la demande de suspension sans examiner les moyens soulevés, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.