Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2111875(TA77-2111875)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une exclusion temporaire de fonctions de trois jours prise par le maire de Villiers-sur-Marne. La requête initiale, qui se bornait à solliciter la "bienveillance" du tribunal sans exposer de moyens ni de conclusions précises, n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux de deux mois, conformément aux articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le mémoire complémentaire déposé après l'expiration de ce délai n'a pu régulariser la requête. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA77-2200719(TA77-2200719)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. A C, qui contestait une décision d'invalidation de son permis de conduire et un retrait de points. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la requête.
N° TA77-2202341(TA77-2202341)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, fonctionnaire territorial, d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son compte rendu d’entretien d’évaluation pour l’année 2020. Le requérant a toutefois déclaré se désister de son instance par un mémoire du 13 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Champigny-sur-Marne tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation.
N° TA77-2412195(TA77-2412195)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 septembre 2024 par laquelle l'Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France avait suspendu l'agrément de la Sarl FZR Ambulances pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne pouvant se prévaloir de sa propre situation financière résultant de manquements répétés aux obligations du code de la santé publique (notamment l'article R. 6312-10). Aucun des moyens soulevés, dont l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, jugée proportionnée.
N° TA77-2412196(TA77-2412196)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de titre de séjour de M. A. Le juge a constaté que la condition d'urgence, invoquée par le requérant en raison du risque pour son emploi suite à l'expiration de son récépissé, n'était pas suffisamment établie, faute de précisions sur son parcours. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412174(TA77-2412174)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir la modification d'une précédente ordonnance du 23 août 2024, en raison de son inexécution partielle par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a constaté que, si un récépissé avait été délivré, aucune décision sur le fond de la demande de renouvellement de carte de résident n'avait été prise dans le délai imparti, constituant un élément nouveau justifiant une nouvelle intervention. En conséquence, il a fait droit à la demande en modifiant l'ordonnance initiale et en enjoignant à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411885(TA77-2411885)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2024 ordonnant la fermeture pour un mois de l'établissement "Burger Addict" à Créteil. La société requérante n'a soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur le code du travail. Les conclusions subsidiaires présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ont été jugées irrecevables en raison de l'impossibilité de cumuler les deux procédures de référé dans une même requête.
N° TA77-2208423(TA77-2208423)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de l'association "CIQ Les Blondeaux" et de plusieurs particuliers demandant l'annulation de l'arrêté du 16 mars 2022 par lequel le maire de l'Haÿ-les-Roses ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de Mme I. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du dossier de déclaration préalable, la méconnaissance des articles UD 3, UD 12 et UD 13 du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs à la desserte, au stationnement et aux espaces verts, ainsi que la violation du principe d'égalité. La solution retenue est le rejet de la requête, les juges ayant considéré que les moyens n'étaient pas fondés, après avoir appliqué les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA77-2412987(TA77-2412987)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a considéré que la demande était manifestement mal fondée, car la requérante n'avait pas justifié de l'urgence nécessaire à l'obtention des mesures sollicitées, ni démontré que l'administration aurait commis une carence caractérisée dans le traitement de son dossier. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 431-5 et R. 431-15-1, relatifs aux délais de dépôt des demandes et à la délivrance des attestations de prolongation d'instruction.
N° TA77-2412134(TA77-2412134)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 mettant en demeure les requérants de quitter les locaux qu'ils occupent sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une situation de vulnérabilité particulière ou d'un risque immédiat et grave pour leur situation personnelle, malgré leur occupation ancienne. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de l'occupation illicite des locaux d'habitation.
N° TA77-2411926(TA77-2411926)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de remise de sa carte de résident. La requête a été rejetée au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une situation d’urgence particulière, notamment en raison de l’engagement d’une procédure d’expulsion à son encontre. Le tribunal a également prononcé l’admission provisoire de M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA77-2412836(TA77-2412836)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer une carte de résident. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas produit, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. En l’absence de cette pièce, les conclusions à fin de suspension ont été considérées comme manifestement irrecevables, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA77-2406070(TA77-2406070)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de réfugié. La préfète du Val-de-Marne ayant délivré le titre de séjour sollicité le 18 septembre 2024, la requérante a obtenu satisfaction. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, prononce un non-lieu à statuer.
N° TA77-2304715(TA77-2304715)
Le Tribunal Administratif de Melun annule l'arrêté du 12 avril 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C B, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il relève notamment l'ancienneté du séjour de M. C B depuis 2010, son mariage en 2021 avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, et sa contribution à l'éducation des enfants de son épouse.
N° TA77-2302317(TA77-2302317)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, de nationalité guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 16 février 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, ne méconnaissait pas le principe du contradictoire, et que le requérant ne justifiait pas remplir les conditions pour obtenir un titre de séjour "salarié" ou "recherche d'emploi" au regard des articles L. 421-1, L. 422-10 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA77-2111771(TA77-2111771)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, gérante d’un commerce, qui contestait un arrêté du maire de Pontault-Combault du 17 août 2021 réglementant temporairement la circulation et le stationnement rue Lucien Brunet pour des travaux de voirie. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la requête était tardive. Le tribunal a jugé que le courrier du 2 septembre 2021 de Mme C ne constituait pas un recours gracieux, faute de mention explicite de l’arrêté et de preuve d’envoi, et que le courrier du 18 octobre 2021, adressé collectivement aux commerçants, ne pouvait être regardé comme une décision de rejet. Dès lors, le délai de recours contentieux de deux mois, commencé le 17 août 2021, était expiré lors de l’enregistrement de la requête le 18 décembre 2021, la rendant irrecevable en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA77-2203077(TA77-2203077)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la société L'Atelier, qui réclamait 336 933 euros à la commune d'Ivry-sur-Seine pour le préjudice subi du fait de l'illégalité d'un arrêté municipal du 30 juin 2019 limitant les horaires d'ouverture des débits de boisson. Le tribunal a rappelé que l'illégalité de cet arrêté, déjà annulé par un jugement définitif, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Cependant, la société requérante n'a pas apporté la preuve d'un lien direct et certain entre cette illégalité et le préjudice économique allégué, l'attestation d'expert-comptable produite étant jugée insuffisante pour établir un manque à gagner. Par conséquent, la requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 3 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA77-2412194(TA77-2412194)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision du 22 août 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". Le requérant, titulaire d'un visa "stagiaire", soutenait que ce refus l'empêchait de mettre en œuvre un contrat d'apprentissage et invoquait plusieurs moyens, dont un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2413007(TA77-2413007)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au séjour, au travail, à la formation) en raison du non-renouvellement de son récépissé. Le juge a rejeté la requête après avoir constaté que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie et que la demande était mal fondée, sans ordonner les mesures sollicitées.
N° TA77-2412651(TA77-2412651)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour opposée à une ressortissante algérienne. La requérante invoquait l’urgence et une atteinte à sa vie privée et familiale, mais n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, conformément à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.