Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 802 décisions disponibles — page 975/2141
N° TA77-2413238(TA77-2413238)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Maincy sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 7 rue Eugène Bailay, menaçant de s'effondrer et présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge a ordonné la nomination d'un expert chargé de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un danger (imminent ou non) et de proposer des mesures de nature à y mettre fin. Cette décision permet à la commune de disposer d'un constat technique préalablement à l'adoption éventuelle d'un arrêté de mise en sécurité.
N° TA77-2303467(TA77-2303467)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante tanzanienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a retenu que Mme B justifiait d'une présence continue en France depuis 2012 et d'une relation stable avec son compagnon, ressortissant comorien en situation régulière, depuis 2016. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été annulées.
N° TA77-2200538(TA77-2200538)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Wipelec contestant quinze mises en demeure de payer émises par le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ces actes relevait de la compétence du juge judiciaire de l'exécution, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Sur le moyen de la prescription, la décision ne précise pas la solution retenue, mais le rejet global de la requête implique que ce moyen a été écarté.
N° TA77-2412237(TA77-2412237)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne mettait en demeure M. et Mme C de quitter leur logement. La juridiction a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que leur maintien dans les lieux, qu'ils occupent sans droit ni titre depuis plus de deux ans, justifierait une dérogation à l'urgence particulière que constitue la nécessité pour le propriétaire de recouvrer la jouissance de son bien. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance.
N° TA77-2409430(TA77-2409430)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une opposition aux poursuites engagées pour le recouvrement d’une somme de 4 252,92 euros, correspondant à un titre de perception émis en 2013 par le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges pour des frais médicaux et de séjour. Le juge a estimé que ces conclusions relevaient du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé. En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, ce contentieux relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA77-2413142(TA77-2413142)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits qui demandait la communication des coordonnées d'un avocat. Le juge a estimé qu'il n'entrait pas dans son office de communiquer de telles informations et que la demande était manifestement mal fondée. La solution a été prononcée par une ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA77-2413141(TA77-2413141)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Agir ensemble pour nos droits, qui demandait la communication immédiate des coordonnées d’un avocat. Le juge a estimé qu’il n’entre pas dans son office de communiquer de telles informations, rendant la demande manifestement mal fondée. La requête a été rejetée sans instruction préalable, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2308440(TA77-2308440)
Le Tribunal administratif de Melun annule le refus de titre de séjour opposé à M. A, ressortissant algérien, par la préfète du Val-de-Marne. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en s’abstenant d’examiner la situation professionnelle du requérant, se bornant à invoquer une fraude sans analyser les éléments d’insertion professionnelle produits. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie notamment sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2104831(TA77-2104831)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Mavidis. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 16 novembre 2018 lui imposant des prescriptions spéciales pour son ancienne station-service, à la suite d'une pollution aux hydrocarbures. Le tribunal a jugé que, bien que la notification de l'arrêté ne soit pas prouvée, la société en avait eu connaissance au plus tard en 2019 en exécutant les obligations de surveillance. Dès lors, sa requête, enregistrée le 21 mai 2021, était tardive et irrecevable, le délai raisonnable d'un an étant dépassé.
N° TA77-2308379(TA77-2308379)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète n'a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante, notamment en omettant de prendre en compte les violences conjugales alléguées ayant entraîné la rupture de la communauté de vie avec son conjoint français. En conséquence, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont annulées. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Cette décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les principes généraux du droit administratif.
N° TA77-2412503(TA77-2412503)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de séjour opposée par le préfet de Seine-et-Marne à Mme A, ressortissante birmane. La requérante sollicitait un titre de séjour en qualité d'étudiant ou à titre exceptionnel, invoquant l'urgence liée à son inscription en alternance et des doutes sérieux sur la légalité du refus. Le juge a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA77-2305748(TA77-2305748)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante chilienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que sa résidence en France, inférieure à deux ans, et sa vie commune récente avec un ressortissant français ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA77-2303413(TA77-2303413)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. C, ressortissant turc, contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal rappelle que le silence gardé par le préfet pendant six mois après le dépôt d’un dossier complet vaut décision implicite de rejet. Il souligne que, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, une telle décision implicite doit être motivée à la demande de l’intéressé, et qu’à défaut de communication des motifs dans le délai d’un mois, elle est entachée d’illégalité. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait, mais le tribunal examine la légalité de la décision au regard des textes applicables, notamment le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2410336(TA77-2410336)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits. Celle-ci demandait la communication de documents et pièces relatifs à des procédures judiciaires. Le juge a estimé que le litige se rattachait manifestement à des procédures relevant de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2403405(TA77-2403405)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution du jugement n° 2110729 du 7 juillet 2023, assortie d’une demande d’astreinte. Par une ordonnance du 24 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a constaté le désistement d’office de la requérante, faute pour son avocate d’avoir confirmé le maintien des conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement pur et simple de la requête.
N° TA77-2111422(TA77-2111422)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la commune de Santeny d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 31 mai 2021 attribuant les dotations globales de fonctionnement pour 2021, en tant qu’il la concerne. La commune contestait notamment la forme de l’arrêté, le calcul des parts « population » et « superficie », son éligibilité à certaines dotations, ainsi que la violation des principes d’égalité et de lisibilité des normes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision attaquée était conforme aux dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA77-2410607(TA77-2410607)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits. Celle-ci demandait l'annulation d'une décision du 22 août 2024 et la communication de coordonnées d'avocats, en invoquant une atteinte grave à une liberté fondamentale. Le juge constate que le litige se rattache manifestement à des procédures judiciaires, échappant ainsi à la compétence de la juridiction administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410422(TA77-2410422)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits. Celle-ci demandait la communication de documents et contestait diverses décisions judiciaires et administratives. Le juge constate que le litige se rattache manifestement à des procédures judiciaires, échappant ainsi à la compétence de la juridiction administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410294(TA77-2410294)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association "Agir ensemble pour nos droits". Le juge a constaté que le litige se rattachait manifestement à des procédures judiciaires, échappant ainsi à la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2401678(TA77-2401678)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour "étudiant". Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée via l'application Télérecours, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.