Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2303413(TA77-2303413)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. C, ressortissant turc, contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal rappelle que le silence gardé par le préfet pendant six mois après le dépôt d’un dossier complet vaut décision implicite de rejet. Il souligne que, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, une telle décision implicite doit être motivée à la demande de l’intéressé, et qu’à défaut de communication des motifs dans le délai d’un mois, elle est entachée d’illégalité. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait, mais le tribunal examine la légalité de la décision au regard des textes applicables, notamment le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2211079(TA77-2211079)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 2 novembre 2022 du président du conseil départemental de Seine-et-Marne lui retirant son agrément d’assistante maternelle, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a annulé cette décision pour vice de procédure, en application des articles L. 421-6 et R. 421-23 du code de l’action sociale et des familles, au motif que les observations écrites de Mme A, transmises avant la réunion de la commission consultative paritaire départementale, n’avaient pas été portées à la connaissance de ses membres, privant ainsi l’intéressée d’une garantie essentielle.
N° TA77-2303467(TA77-2303467)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante tanzanienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a retenu que Mme B justifiait d'une présence continue en France depuis 2012 et d'une relation stable avec son compagnon, ressortissant comorien en situation régulière, depuis 2016. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été annulées.
N° TA77-2303481(TA77-2303481)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Val-de-Marne le 6 mars 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une activité professionnelle suffisante ni d'une intégration particulière, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA77-2303483(TA77-2303483)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du 22 mars 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne lui a retiré son titre de séjour pour fraude, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fraude était établie par la découverte au domicile de l'intéressé d'une carte d'identité italienne et d'un passeport ivoirien indiquant une date de naissance différente (27 mai 2000) de celle déclarée pour obtenir le titre (5 janvier 2004). Il a jugé que les documents produits par M. B pour contester cette fraude n'étaient pas suffisamment probants, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 47 du code civil.
N° TA77-2412237(TA77-2412237)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne mettait en demeure M. et Mme C de quitter leur logement. La juridiction a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que leur maintien dans les lieux, qu'ils occupent sans droit ni titre depuis plus de deux ans, justifierait une dérogation à l'urgence particulière que constitue la nécessité pour le propriétaire de recouvrer la jouissance de son bien. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance.
N° TA77-2308379(TA77-2308379)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète n'a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante, notamment en omettant de prendre en compte les violences conjugales alléguées ayant entraîné la rupture de la communauté de vie avec son conjoint français. En conséquence, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont annulées. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Cette décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les principes généraux du droit administratif.
N° TA77-2308440(TA77-2308440)
Le Tribunal administratif de Melun annule le refus de titre de séjour opposé à M. A, ressortissant algérien, par la préfète du Val-de-Marne. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en s’abstenant d’examiner la situation professionnelle du requérant, se bornant à invoquer une fraude sans analyser les éléments d’insertion professionnelle produits. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie notamment sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2410294(TA77-2410294)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association "Agir ensemble pour nos droits". Le juge a constaté que le litige se rattachait manifestement à des procédures judiciaires, échappant ainsi à la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2413142(TA77-2413142)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits qui demandait la communication des coordonnées d'un avocat. Le juge a estimé qu'il n'entrait pas dans son office de communiquer de telles informations et que la demande était manifestement mal fondée. La solution a été prononcée par une ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA77-2413141(TA77-2413141)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Agir ensemble pour nos droits, qui demandait la communication immédiate des coordonnées d’un avocat. Le juge a estimé qu’il n’entre pas dans son office de communiquer de telles informations, rendant la demande manifestement mal fondée. La requête a été rejetée sans instruction préalable, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410336(TA77-2410336)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits. Celle-ci demandait la communication de documents et pièces relatifs à des procédures judiciaires. Le juge a estimé que le litige se rattachait manifestement à des procédures relevant de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2412449(TA77-2412449)
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi par M. A sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné sa demande de modification d’une ordonnance du 1er octobre 2024 qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Constatant que l’administration n’avait pas exécuté cette ordonnance dans les délais et que le récépissé remis le 21 octobre 2024 ne comportait pas l’autorisation de travail requise, le juge a fait droit à la demande. Il a ainsi modifié l’ordonnance initiale en assortissant l’injonction d’une astreinte de 200 euros par jour de retard, applicable à l’expiration d’un délai de deux jours suivant la notification de la nouvelle décision, en application des articles L. 521-4 et L. 911-5 du code de justice administrative.
N° TA77-2412914(TA77-2412914)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'absence de réponse de l'administration dans le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait fait naître une décision implicite de rejet le 25 février 2024. En conséquence, la demande de Mme A, qui tendait à obtenir une mesure utile, a été jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Le tribunal a invité l'intéressée à contester la légalité de cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA77-2412991(TA77-2412991)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante russe, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée, qui n'avait pas reçu de récépissé de renouvellement malgré le dépôt d'un dossier complet le 2 septembre 2024, entraînant la suspension de son contrat de travail. Le juge a constaté une situation d'urgence et a estimé que l'absence de délivrance du récépissé, en méconnaissance de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail de la requérante. En conséquence, il a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer l'intéressée et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de trois jours.
N° TA77-2400764(TA77-2400764)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la Société pharmacie nouvelle et la SELAS pharmacie bac 90 d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France autorisant le transfert d’une officine de pharmacie. Les requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête par un mémoire enregistré le 27 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 octobre 2024. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA77-2412602(TA77-2412602)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation. Il a également jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. D ayant été auditionné par les services de police avant l'édiction de la mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les moyens soulevés ne soient retenus.
N° TA77-2410993(TA77-2410993)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de l'association Agir ensemble pour nos droits, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative. L'association demandait l'annulation d'un jugement du bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris de 2014 et la communication de coordonnées d'avocats. Le juge a estimé que la demande se rattachait manifestement à des procédures judiciaires, échappant ainsi à la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2412435(TA77-2412435)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 2 octobre 2024 ordonnant son maintien en rétention pendant l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur des critères objectifs, notamment le caractère tardif de la demande d'asile, présentée après son placement en rétention et alors qu'il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Il a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'absence d'effet suspensif du recours, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant la directive 2013/33/UE.
N° TA77-2301406(TA77-2301406)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 23 octobre 2024, du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la condamnation de l'Université Paris-est Créteil au paiement d'heures de travail effectuées mais non rétribuées. Le désistement ayant été accepté, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à en donner acte, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.